Les syndicats du secteur de l'éducation sont mécontents. Au-delà des retards enregistrés dans le paiement des rappels, ils se plaignent également de l'injustice dont sont victimes les enseignants. Selon les syndicats, les enseignants du secondaire ont vu quelques promesses ministérielles se concrétiser dans certaines wilayas et pas dans d'autres où elles connaissent un énorme retard. C'est ce qu'a affirmé le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), par la voix de son secrétaire général Larbi Nouar. Sur un ton interrogatif, le représentant du Cnapest a indiqué que « certains enseignants ont bénéficié des primes liées aux heures supplémentaires, des œuvres sociales et du respect des échelons, alors que d'autres en sont privés ». C'est le cas à Tizi Ouzou, Sétif et Béjaïa. Dans cette dernière wilaya, ce syndicat ouvre dès aujourd'hui le bal de la protestation. Le Cnapest entre en gèrve dès aujourd'hui. Dans une déclaration parvenue, hier, à notre bureau, Le Cnapest s'indigne de la situation qui règne dans le secteur. Cette organisation syndicale des professeurs de l'enseignement secondaire et technique s'inquiète de «l'atteinte à la dignité de l'enseignant, la gestion léthargique du secteur de l'éducation à Béjaïa et l'immobilisme des responsables concernés». Dans sa déclaration, il exige «l'arrêt de l'acharnement et des provocations à l'encontre des enseignants et la régularisation immédiate de toutes les situations pendantes». Pourquoi ce retard», s'interroge-t-on. «Nous entamons le deuxième mois de l'année 2011 et les enseignants n'ont toujours pas reçu le cumul de remboursement des dettes liées au régime indemnitaire qui remontent à l'année 2009», a-t-on précisé. Jusque-là, seule la revendication concernant le régime indemnitaire a été prise en considération, pour ne pas être appliquée en fin de compte. Et ce, hormis la revalorisation des salaires qui a été appliquée mais sans correspondre aux efforts de l'enseignant qui ont été ignorés, selon les syndicats de l'éducation. Les salaires ont été augmentés mais ne correspondent toujours pas à la loi 90-11 d'avril 1990 du code du travail. Autrement dit, les rémunérations n'ont pas été révisées conformément à ce code. Reste également la médecine du travail et la retraite après 25 ans d'exercice, dont les dossiers demeurent également ouverts.