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Oued Ghir (Béjaïa) : Un cimetière du «Commonwealth» profané
Publié dans El Watan le 09 - 09 - 2018

Des habitants de la paisible ville de Oued Ghir, dans la périphérie du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, ont découvert, stupéfaits, vendredi dernier, la profanation du cimetière chrétien que tout le monde dans la région appelle cimetière «Commonwealth».
Des tombes ont été saccagées par des mains inconnues, mais aveuglément furieuses et ignorantes, d'individus que l'on soupçonne être étrangers à la ville. «Nous sommes choqués et indignés. Ce cimetière fait partie de notre paysage», nous déclare un habitant de la ville.
En attendant les résultats de l'enquête ouverte par les services de sécurité, des habitants rapportent que des témoins ont vu quatre jeunes en tenue de sport fouler le sol du cimetière sans pouvoir dire s'ils sont les auteurs de cet acte condamnable.
31 plaques tombales ont été brisées et gisent sur le sol gazonné de ce petit cimetière se trouvant en contrebas de la RN12, à l'entrée sud de Oued Ghir, à une petite longueur du pénitencier de la ville. Ce cimetière, qui renferme 218 tombes, n'a jamais connu de tels actes de vandalisme. Depuis des années, il est entretenu par un jardinier de la région, remplacé, après son décès, par son fils.
La clôture a aussi été refaite. D'aucuns à Oued Ghir, et même les usagers de la RN12, vous diront que ce cimetière «est entretenu comme un bijou». Il dispose de tout le matériel nécessaire pour cela. Les jardiniers de ces cimetières sont rémunérés par l'organisme chargé de l'entretien des sépultures de guerre du Commonwealth, le CWGC (Commonwealth War Graves Commission), dont une représentation se trouve en Tunisie.
Fleuri et entretenu impeccablement, ce cimetière de Oued Ghir ne dispose pas cependant de gardien. «Ils n'ont pas pris en considération cet aspect. L'APC ne peut pas assurer le gardiennage», nous répond le maire de Oued Ghir, Yacine Remdani.
Des voleurs entre les tombes
Depuis le lancement de la réalisation d'un important programme de logements sur les hauteurs de la ville, Oued Ghir a reçu des contingents d'ouvriers venus d'ailleurs, dont surtout des étrangers au pays, rejoignant le chantier des Chinois. Pour la population locale, il n'est plus évident de distinguer l'ouvrier de l'intrus. «Nous n'avons jamais connu de tels actes de profanation», nous affirme le maire.
Ce cimetière est de la même forme que ceux du «Commonwealth» de par le monde où toutes les stèles ont la même disposition et portent des gravures.
Comme c'est le cas à Oued Ghir, l'origine des soldats enterrés est déclinée par l'emblème du pays d'origine ou l'écusson de leurs régiments gravés en haut de chacune des pierres tombales qui portent toute le matricule du soldat, son nom, son âge et la croix chrétienne.
Pour leur majorité, sinon tous, ils ont été enterrés dans ce lieu au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Sur les pierres tombales de Oued Ghir, la date d'avril 1943 est récurrente. «Il doit y avoir un hôpital militaire installé par les Anglais dans la région à l'époque», estime un habitant de la ville pour expliquer la présence du cimetière à cet endroit retiré.
Il se souvient aussi qu'un Américain a été «déterré» pour être transféré vers son pays. «J'ai plus de 50 ans, c'est la première fois qu'un acte de profanation arrive chez nous», témoigne, choqué, notre interlocuteur. Mais les lieux ont déjà eu la visite de pilleurs. «Il y a très longtemps, le livre d'or du cimetière a disparu», se souvient-il.
Au milieu de tels cimetières s'élève un monument, le Cross of Sacrifice, la Croix du Sacrifice, qui porte à son extrémité une épée de bronze.
Celle de Oued Ghir a été subtilisée il y a, au moins, une dizaine d'années. Des cimetières chrétiens existent dans la wilaya de Béjaïa, mais se trouvent dans un état de total abandon, si ce n'est celui de Tazmalt que des habitants ont nettoyé et peint. Il n'est pas dit que ces cimetières n'ont pas été visités par des mains saccageuses.
S'agissant des sépultures de guerre du Commonwealth, le cimetière de Oued Ghir est le seul en vue à Béjaïa.
La profanation de tels cimetières n'est pas un fait récurrent dans la région qui a, par contre, connu le phénomène de la profanation de cimetières musulmans.
Depuis 2010, des centaines de pierres tombales, que l'ont appelle chhoud, dans de nombreux cimetières, ont été détruites, notamment dans la région de Sidi Aïch. On se souvient qu'alors on a suspecté un déséquilibré mental du côté de Rmila.
Mais, de forts soupçons ont été portés sur des actes islamistes avec la montée salafiste qui considère «haram» de construire et de surélever les tombes. Des plaintes ont été déposées contre X, mais sans suite. Il n'est pas exclu que cet épisode regrettable de Oued Ghir réponde aussi à des considérations islamistes.


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