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Berriane respire après les rafles
Une Vaste opération d'arrestation a été menée par les forces de sécurité
Publié dans El Watan le 16 - 06 - 2009

Ibadites et malékites espèrent que les opérations que mènent les gendarmes viseront « les racines du mal », ceux que les habitants de Berriane appellent « les parasites », les trafiquants de drogue. Quelques jours après les violents affrontements qui ont mis aux prises la communauté malékite et les gendarmes, le calme semble être revenu à Berriane.
Selon des sources locales, la vaste opération menée jeudi dernier par les forces de sécurité pour repérer les fauteurs de troubles a été grandement appréciée par les communautés ibadite et malékite. « Des maisons ont été fouillées. Des centaines de cocktails Molotov et des armes auraient été découverts dans le quartier GHI. La majorité des personnes interpellées seraient ‘étrangères' à la ville de Berriane », nous raconte un habitant, joint par téléphone. Pour la première fois depuis le début des violences à Berriane, dit notre interlocuteur, les Mozabites peuvent se rendre dans les quartiers arabes et vice-versa. Même les propos tenus par Daho Ould Kablia n'ont pas attisé la violence. « Aucune personne n'a bougé. Certains crient même ‘Tahya El Dawla' (vive l'Etat) », nous explique-t-on. Le porte-parole du conseil malékite, Bachir Kouider, estime, lui aussi, que « les forces de sécurité font leur travail ». « Elles ont procédé à plusieurs arrestations. Nous sommes fatigués de cette histoire, nous espérons que cela s'arrangera », dit-il.
Ibadites et malékites espèrent surtout que les opérations que mènent les gendarmes viseront « les racines du mal », ceux que les habitants de Berriane appellent « les parasites », les trafiquants de drogue. « On espère que les feux de la fitna s'éteindront vite. Pour cela, il faudrait arrêter les parasites qui font barrage à la paix. Si les forces de l'ordre font leur travail correctement, Berriane deviendra encore mieux qu'avant », déclare M. Kouider. Notre source, mozabite, abonde dans le même sens : « Tant qu'ils ne mettront pas la main sur le réseau de drogue, leur travail sera incomplet. Ce sera comme s'ils n'avaient rien fait. Dans les deux camps, il n'y a pas de race, de couleur ou de religion, le problème est autre. » Mais jusqu'à présent, un rien suffirait à raviver les tensions. Les heurts qui se sont déroulés la semaine dernière tirent leur origine, selon M. Kouider, d'une fête de mariage malékite qui s'est déroulée près d'une maison ibadite. Un petit malentendu entre enfants qui jouaient près de cette maison a mis le feu aux poudres. Les gendarmes qui se sont déplacés dans le quartier, à dominance malékite, ont été pris pour cibles.
Les affrontements ont fait une vingtaine de blessés parmi les gendarmes, dont une dizaine dans un état grave et un ayant perdu l'usage d'un œil. Hier, le porte-parole du conseil malékite s'est montré confus pour ce qui s'est passé cette nuit-là. « Je suis vraiment attristé par qui s'est passé. C'était hors de notre portée », souligne-t-il. Les habitants de Berriane craignent que l'accalmie ne soit de courte durée. Les accords de réconciliation, arrachés par les notables des deux camps après de longues négociations, paraissent encore fragiles. Dans une récente intervention médiatique, le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, a estimé que « la crise identitaire est artificielle » et qu'« elle a été accentuée depuis quelques années par des interférences ». « Lorsqu'un jeune brûle un pneu, il fait de la politique. Lorsque les gens auront du travail, un logement et des centres de loisirs et de détente, ils ne feront plus de politique », a asséné le ministre.
Et d'ajouter : « Les Arabes et mozabites cumulent des décennies d'une coexistence qui était plus ou moins fragile à cause des mentalités et formations sociales différentes. Le mozabite obéit à un moule défini par les traditions, et le malékite n'est pas tenu pour sa part par un formatage précis. Il ne faut pas perdre de vue non plus le problème du chômage qui a exacerbé les tensions. » Les habitants de Berriane espèrent un dénouement heureux de cette situation qui a, d'après eux, « trop duré ».


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