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Vacances en Algérie : Les Juilletistes boudent le bled
Publié dans El Watan le 19 - 07 - 2010

Calculatrice, calendrier et internet, CCI… Halim est un consommateur averti. Il a fait ses comptes méticuleusement. La calculatrice pour les billets d'avion, les inévitables cadeaux et les dépenses sur place, le calendrier pour jongler avec les congés, les RTT et le Ramadhan, et enfin internet pour dénicher la bonne affaire.
Et justement, Halim n'en a pas trouvé. Il a beau faire et défaire son projet, le total avoisine toujours les 2 500 euros. « C'est trop pour trois semaines en Algérie. Mon budget vacances explose et je ne suis pas convaincu que mes enfants soient particulièrement motivés pour aller au bled. Franchement, le Ramadhan en août et en Algérie c'est juste que ce n'est pas possible. Et dire que cela risque de durer encore quelques années avant que le Ramadhan ne reprenne le chemin de l'école et ne nous gâche pas les vacances scolaires », confie-t-il sur le ton de la dérision. Alors, Halim scrute internet, guette les promotions de dernière minute : « Cela se joue, pour l'instant, entre la Tunisie et la… Tunisie. Pour les prix, aucune concurrence possible ». Tassadit se moque des nouvelles technologies. Elle est en colère contre « cette mentalité de la France ». Ses enfants, aujourd'hui adultes, ont grandi trop vite pour elle. L'aîné est parti à Londres pour ses études. Les trois derniers, tous étudiants, préfèrent rester en France et trouver un petit boulot estival. « Cela fait presque quatre ans qu'ils n'ont pas mis les pieds en Kabylie, même pas pour le mariage de leur oncle.
Ils trouvent toujours des excuses. Qui va habiter notre maison que leur père a construite péniblement. J'ai peur qu'un jour des inconnus ne l'occupent ! C'est triste, une maison abandonnée ». Tassadit ne désespère pas de convaincre ses enfants, réticents à l'idée de se rendre au village de leurs parents. « Ma mère est très âgée, elle ne peut pas prendre l'avion chaque année pour voir ses petits-enfants. Heureusement que le problème de visa ne se pose pas pour elle, mais le temps est contre elle, contre moi. Je commence moi aussi à prendre de l'âge (55 ans). Les enfants sont trop français, ils ne parlent même plus notre langue. Ils doivent aller chez eux l'été ! », tranche la pétillante quinquagénaire. Akli, père de deux filles, se souvient avec nostalgie de ses voyages avec ses parents. « Il fallait toujours des scènes, des crises de nerfs. On préférait zoner à Ivry plutôt que de subir la chaleur et l'ennui au bled. Plus tard, devenu père moi-même, j'ai essayé d'y emmener mes filles, en vain. Jusqu'à l'âge de dix ans, tout allait bien. Devenues ados, elles refusent de quitter Paris. Déjà qu'à la campagne, à deux heures de la capitale, elles s'ennuient… », se désole le papa qui ne cache pas que, lui aussi, a du mal à traverser la Méditerranée une fois par an. Il est même resté plus d'une dizaine d'années avant de fouler à nouveau le sol natal de ses parents. C'est lors de l'enterrement de son père en 1996 qu'il a redécouvert l'Algérie. Depuis, il s'y est rendu plusieurs fois. Souvent non accompagné par sa petite famille.


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