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Aïn Tabia (Skikda)
Eau potable Beaucoup d'eau, pas d'eau !
Publié dans El Watan le 12 - 08 - 2004

Aïn Tabia n'est pas seulement la plus grande agglomération de la commune de Tamalous, mais elle est aussi l'une de plus importantes bourgades de toute la wilaya de Skikda.
Située à moins de 8 km du chef-lieu de commune, elle est constituée de trois grandes cités éparses où vivent plus de 10 000 habitants. Une population nettement plus importante que celle de plusieurs chefs-lieux de commune de la wilaya de Skikda. A titre d'exemple, la commune de Boulballout compte 4000 habitants alors que celle de Aïn Zouit n'en compte que 3000. Cette réalité démographique ne fait malheureusement qu'amplifier les maux qui minent le quotidien de Aïn Tabia. Mais en dépit des contraintes liées à l'absence totale de toute infrastructure culturelle ou sportive, Aïn Tabia se singularise surtout par une réalité assez caricaturale : au moment où ses nappes phréatiques desservent les commune de Tamalous et de Bin El Ouidène, et alors que le barrage de Guénitra plein à ras bord n'est qu'à 7 km des lieux, ses habitants meurent de soif ! En effet, pas moins de quatre forages existent sur la périphérie de Aïn Tabia. Trois d'entre eux alimentent la commune de Tamalous et le quatrième, dont les canalisations d'amenée passent par Aïn Tabia, sert à alimenter la population de la commune de Bin El Ouidène. Ce qui équivaut à dire que les 10 000 habitants de Aïn Tabia ne font en fait que regarder passer l'eau pour aller la chercher ailleurs. Et c'est ce qu'ils font d'ailleurs puisque toutes les fontaines publiques qui existaient ont été asséchées avant de se voir carrément détériorées. Ils se rabattent aujourd'hui sur deux alternatives d'approvisionnement pas toujours évidentes ni à la portée de tous les habitants. Soit ils retournent à la bonne vieille méthode d'approvisionnement par ânon avec toutes les contraintes qui s'y lient, ou alors, ils n'auront qu'à compter leurs maigres économies pour s'assurer un approvisionnement par citerne. Des habitants racontent à cet effet que le prix des citernes varie d'une cité à une autre en fonction des routes qui y mènent. Les propriétaires des citernes, de véritables commerçants, et devant la demande pressante et continuelle, ont fini par fixer des tarifs établis beaucoup plus en fonction de l'état des routes que de la contenance de leurs citernes. A chaque cité ses spécificités et aussi ses prix. Ainsi à la cité Bourtal, les 3000 litres d'eau sont généralement cédés à des prix allant de 700 à 12 000 DA alors qu'à la cité Bousbih, perchée sur une colline, il faudra dépenser 1200 DA pour n'avoir que... 1500 litres d'eau ! L'explication fournie par les citoyens est que l'état de la piste de 3 km menant vers cette dernière cité est très dégradé, en plus du fait qu'elle représente une pente de plus de 45°. Chose qui fait fuire les vendeurs d'eau et qui laisse aussi libre cours à d'autres zélés pour majorer leurs tarifs. Les habitants qui se retrouvent devant l'impossibilité de consacrer tout un budget pour s'approvisionner en eau doivent alors partir à la recherche d'une goutte ailleurs. Ils doivent à cet effet parcourir plusieurs kilomètres pour parvenir à Aïn Lemdaouda, la première source dont la qualité des eaux risques d'être douteuse devant l'absence d'analyses. En plus du manque d'eau qui demeure la première préoccupation des 10 000 habitants, Aïn Tabia accuse également un grave manque en matière d'assainissement. Devant l'absence quasi totale d'un réseau, les eaux usées de 10 000 personnes seront déversées à l'air libre une fois les fosses septiques pleines. Interrogé au sujet de la situation critique que vit cette agglomération surtout en matière d'approvisionnement en eau potable, un membre du conseil communal a tenu à déclarer que la commune de Tamalous a achevé une étude technique conçue pour demander de raccorder l'agglomération ainsi que la commune au barrage de Guénitra. Un projet qui, s'il venait à se concrétiser réellement, aurait certainement à alléger la soif de la population. Il reste cependant à attendre pour voir si ce projet ne ressemble pas à ces éternels et volumineux dossiers qu'on présente un jour pour les classer le lendemain.

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