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Un parti de toutes les batailles pour le pouvoir
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Publié dans El Watan le 19 - 10 - 2010

Le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, risque de partir de la même manière qu'il est arrivé, au lendemain de l'élection présidentielle d'avril 2004.
C'est un peu l'arroseur arrosé. Mais on n'en est pas encore là ! La stabilité du parti, qu'il ne cesse de mettre en évidence à chacune de ses sorties médiatiques, n'est qu'un mirage. La réalité est poignante. Le spectacle qu'offre l'ex-parti unique à travers les affrontements dans plusieurs de ses mouhafadhas et kasmas (structures locales), dont la plupart n'ont pas été structurées depuis le dernier congrès du parti, est désolant. Les batailles rangées entre militants, que Belkhadem qualifie cyniquement de «signes de bonne santé du FLN», montrent plutôt l'étendue du désastre politique dans lequel sa formation a plongé le pays.
Après avoir régenté le quotidien des Algériens et géré l'Algérie avec le résultat que l'on sait, l'ex-parti unique est revenu aux commandes avec une majorité au Parlement, à l'issue des élections législatives de 2002. Certains même pensaient qu'il se serait amendé ! Mais en 2003, à la veille de l'élection présidentielle, Belkhadem et son groupe, dont quelques membres sont aujourd'hui ministres, orchestrent un mouvement de «redressement» à partir de la ville de Djelfa pour renverser la direction de l'époque, menée par Ali Benflis, candidat alors à la magistrature suprême. Ce n'est qu'à l'issue du kafkaïen scrutin présidentiel de 2004 que Abdelaziz Belkhadem s'empare du pouvoir et organise son propre congrès pour officialiser son «coup d'Etat».
Il a eu même à chambouler l'organigramme du parti pour créer un poste de président d'honneur dont le bénéficiaire est le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Pensait-il ainsi se prémunir d'un éventuel retournement de situation ? Mais l'affaire des dobermans a fini par le rattraper. Après le «coup d'Etat scientifique» mené par Abdelkader Hadjar et Abderrahmane Belayat contre Abdelhamid Mehri, en 1996, et «le mouvement de redressement» de 2003, peut-on déduire, à la lumière de ce qui se passe ces jours-ci dans la maison FLN, qu'un autre putsch est en préparation ? Tout porte à le croire. Les mêmes ingrédients qui avaient mené, il y a sept ans, au renversement de Benflis sont réunis aujourd'hui pour pousser vers la porte l'actuel secrétaire général du parti. On sait à présent que l'enjeu de 2004 était l'élection présidentielle. Que cachent alors les remous que vit la formation de Belkhadem ces derniers jours ? Il est certain que la bataille qu'ont engagée les détracteurs du secrétaire général n'est que le prolongement de la crise que connaît le FLN depuis 2003, mais les contours et les objectifs de la violente contestation qui cible la direction du parti demeurent difficiles à cerner.
Cela pourrait être l'attrait des élections législatives et locales, qui auront lieu dans un peu plus d'une année, qui en serait la cause. Mais une chose est sûre, si le FLN est, encore une fois, dans l'œil du cyclone, c'est parce qu'il a cette particularité d'être à la fois au cœur du système et l'instrument de ce dernier. Des exemples : l'éviction en 1996 de Abdelhamid Mehri avait pour objectif de changer la ligne politique du parti qui avait été parmi les signataires du contrat de Rome ; le putsch contre Ali Benflis en 2004, c'était pour lui barrer la route d'El Mouradia.
Sa récupération par Belkhadem et le fait de créer le poste de président d'honneur confié au chef de l'Etat obéit aussi à des impératifs. Le FLN est tout simplement ce qu'il a toujours été, un outil de pouvoir. Dans un contexte caractérisé par une absence totale de démocratie, à peine si l'on tolère l'existence de partis politiques, il n'est pas exclu que l'ex- parti unique soit aussi programmé pour une autre tâche. Laquelle ? On ne le sait pas encore. Sauf que sa énième reconfiguration ne se fait pas sans heurts. Comme d'habitude, dans la violence qui n'a d'égale que les appétits qui la motivent.


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