Après les gardes communaux, d'anciens éléments contractuels de l'Armée nationale populaire (ANP), mutilés pendant la lutte antiterroriste, montent au créneau à Sidi Bel Abbès pour dénoncer leurs conditions de vie. Bénéficiant d'une maigre pension d'invalidité, la plupart d'entre eux se plaignent des entraves rencontrées pour l'accès à un logement. «Un grand nombre d'ex-militaires sont confrontés au problème récurrent du logement, malgré les nombreuses promesses faites par les responsables locaux quant à la prise en charge de cette revendication», indique à El Watan le représentant d'un groupe d'ex-militaires composés d'une cinquantaine de personnes. Selon lui, des demandes pour l'acquisition de logements sociaux ont été introduites auprès des services concernés, il y a plusieurs années, mais sans aucun résultat. Evacuant, pour le moment, l'éventualité d'une action de protestation pour la satisfaction de leurs revendications, les ex-militaires appellent les pouvoirs publics à se pencher sur le cas de dizaines de pères de familles, «meurtris dans leur chair et hantés par les traumatismes provoqués par de longues années de lutte contre le terrorisme», rappellent-ils.