L'entreprise du Métro d'Alger ainsi que la direction de l'Office National de la gestion et d'exploitation des biens culturels se veulent rassurants quant aux éventueles risques que représentent les travaux de l'extension du métro d'Alger. Le directeur des infrastructures de l'entreprise du Métro d'Alger a déclaré ce lundi 30 janvier, lors de son intervention au forum d'El Moudjahid que « toutes les précautions nécessaires ont été prises pour épargner les bâtisses qui se trouvent aux alentours de l'extension du métro des dangers que peuvent représenter les engins et les travaux de creusement et du bétonnage ». Pour le directeur de l'Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels Zeghag Abdelouahab «les habitants s'affolent pour rien surtout que 1816 bâtisses ont été diagnostiquées depuis 2007 pour s'enquérir de leur état ». Si les habitants de la basse Casbah et de la place des Martyrs s'inquiètent du devenir de leurs demeures, c'est qu'ils ignorent les conditions dans lesquelles se font les travaux. Zeghag Abdelouahab a, à cette occasion, invité les habitants dont les demeures sont proches de l'extension du métro à "se rapprocher de la direction de l'Office National de gestion et d'exploitation des biens culturels pour les éclairer". Pour ce qui est du site archéologique décelé lors des travaux du métro, «tout est fait pour que les stratifications découvertes, de l'époque médiévale à l'époque romaine sont préservées des vibrations qui proviennent des travaux du métro», rassure l'invité d'El Moudjahid. Il a ajouté:« un tissu géotextile, du sable ainsi qu'une chape ont été prévus pour ne pas porter atteinte au fond archéologique découvert ». Des fonds archéologiques qui vont servir d'une station musée où les passagers vont faire connaissance avec l'Histoire de la ville d'Alger deux fois millénaires tout en prenant le métro. « L'extension du métro d'Alger reliant la Place Emir Abdelkader à la Place des Martyres va être opérationnelle en 2015 », a affirmé pour sa part Haouchine Mohammed Tayeb directeur des infrastructures de l'entreprise du métro d'Alge, dans une déclaration à El Watan. com. Une ballade archéologique Deux sondages archéologiques effectués par le ministère de la Culture avec le concours de l'Institut National français de recherches archéologiques préventives (INRAP), qui ont permis de déceler deux mille ans d'Histoire. L'Histoire d'Alger : l'époque du Juba II, l'ère phénicienne, romaine, Ottomane et Moderne. S'étalant sur 14 mètres, Kamel Stitit nous raconte dans quelles conditions les sondages archéologiques ont été effectués et comment l'intervention du ministère de la Culture a permis dans le cadre des travaux d'extension du métro d'Alger de préserver un patrimoine d'une valeur inestimable. Grâce aux fouilles on a découvert une nécropole, une Basilique et aussi un atelier de la forge…En tout cas du coté de l'Office National de gestion et d'exploitation des biens culturels, on s'en vante d'avoir fait en sorte de conserver cette Histoire millénaire des agressions des travaux du métro d'Alger.