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Lutter contre la fatalité du chauffard
L'automobiliste algérien, un conducteur à risques ?
Publié dans El Watan le 31 - 03 - 2012

Ces «nouveaux permis» ne reconnaissent aucune loi, aucune autorité, aucun panneau, aucune obligation ni interdiction, aucune limitation de vitesse.
Il n'est pas bon, ces temps-ci, d'être automobiliste sous les cieux de l'Algérie», pour reprendre l'expression de notre confrère de La Tribune en 2010. Certains automobilistes algériens – heureusement qu'il en reste quelques-uns qui respectent le code de la route et espèrent rentrer chez eux le soir indemnes – sont des fous du volant. De véritables Kimi Raikkonen, le pilote de formule 1. Il n'est pas conseillé de se mesurer à cette nouvelle «race» de conducteurs sous peine de se faire éjecter du véhicule. Ces «nouveaux permis», comme certains les surnomment, ne reconnaissent aucune loi, aucune autorité, aucun panneau, aucune obligation ni interdiction, aucune limitation de vitesse. Même le passage pour piétons (où ce dernier doit être totalement en sécurité) n'a pas échappé à leur «ingéniosité». Un but, le leur, être le premier, rouler le plus vite possible et «jouer des coudes» sur les files des autoroutes pour, en fin de compte, avoir cette sensation d'être un vrai «pilote». «Le problème de nos jeunes conducteurs est qu'ils sont des frimeurs. Ils résument leur personnalité dans son véhicule», nous dit un jeune père de famille.
Automobilistes impulsifs
Pour notre interlocuteur, ces jeunes sont des aventuriers et des chauffards qu'il faut éviter sur les routes. «Ce sont des gens impulsifs qui ne mesurent pas la gravité de leurs actions.» «Il faut se poser la question sur la manière avec laquelle ils obtiennent leurs permis de conduire. Il y a une grande complicité de certaines auto-écoles et des moniteurs sur cette hécatombe. Si vous allez vous présenter chez certains d'entre eux, ils vous proposeront soit le permis de conduire normal ou le permis de conduire garantie. Chacun a son prix bien entendu», poursuit notre vis-à-vis.
«On attribue le permis de conduire comme on distribue des tracts», résume, de son côté, un internaute sur la Toile. D'autres affirment que des paris sont lancés sur internet par des automobilistes et que des courses sont organisées de manière frauduleuse à la nuit tombée. «Il y en a qui parient même ; leurs véhicules roulent à 200 km à l'heure sur les autoroutes sans mesurer la gravité de cet acte.» D'autres semblent oublier les indicateurs de direction qui sont obligatoires pour effectuer une manœuvre vers la droite ou la gauche. Pour cette catégorie, il n'y a que les coups de phare qui sont importants pour vous signaler qu'il va vous dépasser. Ces conducteurs effectuent des dépassements dangereux, des queues de poisson. Les vrais fautifs sont les «fous du volants» qui font de la vitesse sans jamais être inquiétés.
Pour Mohamed Lazouni, spécialiste en sécurité et prévention routière et président de l'association Tarik Essalama, la voiture est devenue un moyen d'expression : «Le jeune est tout le temps réprimé aussi bien chez lui que dans son entourage. Le seul objet qui lui répond au doigt c'est bien la voiture, et c'est pour cette raison qu'il s'emploie à la 'dompter' comme il le souhaite.»
Où est passée l'éducation routière ?
Et à notre interlocuteur de s'interroger : «Où est passée l'éducation routière ? Où sont la morale et le civisme ?» «Pourtant, ajoute-t-il, l'article 21 de la loi de 1987 fait référence à l'éducation routière dans les établissements scolaires. Jusqu'à maintenant, le décret d'application n'a pas été publié. Chez nous, chaque responsable qui arrive efface tout ce qu'a fait son prédécesseur. C'est pour cela que notre pays ne pourra jamais construire la muraille de Chine. Quant un responsable prend en charge un secteur, il balaie tout ce qu'a fait son prédécesseur».
Faisant un come-back sur l'accident qui a coûté la vie à 21 personnes dans la région de Médéa, M. Lazouni dira que les autocars et autres poids lourds sont dans l'obligation, selon les textes de loi, d'avoir un troisième frein de secours leur permettant de maintenir une vitesse constante de 30 km à l'heure en cas de descente dangereuse. Idem pour le mouchard (la boîte noire du véhicule) qui est obligatoire depuis… 1974. Interrogé sur l'absence de feux tricolores dans les grandes villes algériennes, notre interlocuteur précise que la seule ville de Paris possède, à elle seule, pas moins de 1 000 carrefours avec feux tricolores. «Un feu tricolore à décompte a été installé à Djelfa et un autre à Sofia (Alger) sauf que l'avis d'appel d'offres pour l'acquisition des feux de signalisation routière date de plus de 20 ans», dira-t-il. M. Lazouni préconise l'application de la loi pour tout un chacun. «La sanction a un effet limité dans le temps et le lieu. On ne peut pas mettre un policier derrière chaque automobiliste. Il faut commencer par l'éducation qui est la colonne vertébrale de tout processus de sécurité routière. L'éducation est prévue par la loi depuis 1987, mais n'a jamais été appliquée par les officiels. Si nous avions commencé à appliquer cette loi depuis cette date-à, nous n'aurions pas ce nombre de morts et de blessés sur nos routes.»
M. Lazouni va encore plus loin en déclarant que les clous installés sur la chaussée sont hors-la-loi. «Ils sont un danger pour les véhicules (roulements, rotules), alors que la ligne bleue n'a aucune existence au niveau des lois de la République régissant ce secteur. Il faut appliquer la loi pour tout le monde», dira-t-il. Idem pour le fichier national des permis de conduire que la loi de 2004 avait prévu et que les pouvoirs publics n'ont pas encore mis en œuvre. «Où sont les textes d'application de cette loi ? Pourquoi les auto-écoles n'ont-elles pas leurs propres circuits pour former les conducteurs ?», s'interroge-t-il. Un circuit avait été même prévu à Birtouta, mais les plans demeurent enfermés dans les tiroirs des responsables.


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