En tant que présidente du conseil d'administration du Collège international de philosophie et, à ce titre, chargée d'examiner les candidatures à un poste de détachement ouvert aux directrices et directeurs de programme dépendant de l'enseignement secondaire, je souhaite ici exercer mon droit de réponse concernant l'entretien avec Mme Seloua Luste Boulbina paru dans votre édition du 11 avril 2012 consultable sur elwatan.com. Mme Luste Boulbina affirme : «L'an dernier, nous étions cinq à être candidats à un détachement au Collège international de philosophie. N'ont pas été retenus les deux qui portaient un nom arabe. Pour ne pas être victime de discrimination, on m'a suggéré de changer mon nom !» Je tiens à porter à votre connaissance et à celle de vos lecteurs les faits suivants : les critères de sélection des candidatures étaient fondés sur l'avancement dans la carrière (un salaire trop élevé interdisant de facto tout recrutement) et l'investissement dans le programme pédagogique conclu avec le ministère de l'Education nationale. Je proteste vigoureusement, en mon nom et en celui du collège, contre l'accusation de racisme contenue dans les propos de Mme Luste Boulbina. Le collège a toujours été, demeure et entend bien demeurer un lieu d'internationalité, particulièrement accueillant aux philosophes de toutes origines. En témoignent tant la composition de l'assemblée collégiale que les travaux qui se mènent en son sein, par exemple le cycle «Eclats de la pensée arabe» coordonné par Ali Benmakhlouf avec le soutien de l'Unesco (programme à consulter à l'adresse: http://www.ciph.org/activites.php?rub=agenda&date=20 120413).