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Vu à la télé : la passion du métier
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Publié dans El Watan le 01 - 08 - 2013

Le DG de l'Unique, vous vous en rappelez, nous avait promis un programme spécial Ramadhan qui allait nous étonner par sa qualité et son originalité. En plus des efforts qui ont été déployés pour augmenter sensiblement le taux de la production nationale, le niveau artistique des productions qui ont été sélectionnées pour animer nos soirées serait, selon lui, supérieur aux précédents dans une large proportion et donc avait de sérieuses garanties pour ne pas décevoir. Qu'en est-il de cette grille après trois semaines de diffusion ? Le moins que l'on puisse dire est que le téléspectateur algérien n'a rien vu venir d'extraordinaire en dehors des types d'émissions qui ont déjà sévi dans l'univers télévisuel national sans jamais réussir à créer de grandes sensations.
Ce sont donc pratiquement les mêmes productions qui sont revenues cette année, certaines un peu mieux peaufinées que les autres, sans plus, avec cette constante notamment d'évoluer au ras des pâquerettes alors que le monde de la télévision devient de plus en plus ouvert à la créativité, à l'imagination, à la perfection artistique et culturelle. Si au niveau du Maghreb, pour ne prendre que l'espace qui nous intéresse le plus puisque il s'agit de notre zone d'influence, les tentatives de sortir des sentiers battus sont perceptibles au Maroc et à un degré moindre en Tunisie, chez nous il y a cette étrange impression de voir toujours petit , de tourner dans le même circuit avec le même système de pensée sans chercher à bousculer les convenances faites juste pour… honorer les contingences d'un programme et non pour donner à celui-ci une dimension qui corresponde aux exigences de l'époque.
En somme, il ne semble pas y avoir, chez nos réalisateurs ou nos créateurs, ce souci du dépassement pour donner à l'œuvre artistique un caractère plus esthétique, plus élaboré surtout. Si on observe de plus près nos productions, de quelque nature qu'elles soient, on arrive vite à la conclusion qu'elles relèvent en général davantage d'un amateurisme érigé en règle de conduite pour se suffire du minimum que d'un professionnalisme de rigueur qui devrait être à la base de tout travail de conception.
La grande contradiction que les spécialistes ont du mal à expliquer est que le potentiel professionnel ne manque précisément pas dans le milieu de la télévision et c'est là, que tout devient flou, lorsqu'on cherche naturellement à savoir pourquoi on continue de produire dans les limites de la médiocrité alors que nos ressources humaines de créativité sont loin d'être négligeables. Comparée en effet à ses consœurs marocaine ou tunisienne, la Télévision algérienne n'est pas démunie sur ce plan-là, mais ce serait plutôt l'exploitation judicieuse et intelligente de son potentiel qui pose problème.
Sinon comment concevoir qu'en 2013 on relève encore dans nos sitcoms ou nos feuilletons des faiblesses de mise en scène tellement criantes qu'on se demande comment elles ont pu être acceptées dans le mixage et le montage, alors que l'œuvre n'est pas signée par n'importe qui. Ne parlons pas du jeu des acteurs qui, souvent, est lamentable et nous force à croire qu'aucun casting sérieux n'a été fait au préalable pour sélectionner les comédiens capables d'être à la hauteur des rôles qu'on leur confie.
Derrière les «anciens» comédiens qui passent un peu partout dans les productions de Ramadhan et auxquels on fait appel pour, non seulement, tenir des rôles clés dans les films, mais aussi pour relever le niveau de l'affiche et donc la faire mieux passer auprès du téléspectateur, les jeunes talents qui s'affirment et qui sont présentés souvent à tort comme la relève de demain ne sont pas nombreux. Quelques rares têtes arrivent à sortir du lot pour tenir à peu près la corde, mais la grande majorité des nouveaux interprètes manque terriblement de formation et de conviction. Il ne faut surtout pas blâmer ou être sévère avec ces jeunes qui essayent de donner ce qu'ils peuvent pour tirer leur épingle du jeu, mais la faute incombe incontestablement au système établi qui régit le fonctionnement de nos productions et qui structurellement n'arrive pas à sortir du canevas du… simple remplissage.
Un sketch, un sitcom, un feuilleton, une camera cachée, une série de divertissement, oui l'Algérie les produit mais avec cette intention de se conformer à un cahier des charges.Et cette remarque est valable aussi bien pour la télé étatique, qui continue de penser qu'elle est encore seule sur le marché, que pour les chaînes privées qui reprennent les mêmes schémas de productions de l'Unique avec par conséquent les mêmes travers. Bien sûr que tout n'est pas sombre sur nos écrans, anciens et nouveaux. Bien sûr que les Algériens ont bien accueilli le fait d'avoir des télés privées pour l'enrichissement du paysage télévisuel national livré aux satellites étrangers et à leur politique de domination culturelle par l'image. Bien sûr que le public algérien applaudit le produit national qui fait sa fierté… mais à condition qu'il soit bien fait et dans lequel il se reconnaît.
Or, si la venue des télé privées a suscité au départ un véritable engouement, ces dernières, aujourd'hui, ont de moins en moins la cote pour leur manque de rigueur et de sérieux dans la conception d'un programme qui tombe dans la banalité, alors qu'il avait pour but de changer les mièvreries chroniques de la télévision publique. Ces télés sur lesquelles beaucoup d'espoir de changement étaient fondés commencent à décevoir. Sans statut particulier, sans moyens conséquents, elles ne tiennent la route que grâce à quelques émissions de divertissement qui finiront par s'essouffler, à leurs JT qui informent sur l'actualité nationale mieux que ceux de l'Unique, et aux émissions sportives qui essayent de ressembler à celles des télés européennes. Il y a sûrement de la volonté, mais c'est la passion du métier qui ne transparaît pas, et ça ce n'est pas rien.


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