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Belle leçon burkinabè
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Publié dans El Watan le 01 - 12 - 2015

L'Afrique subsaharienne avance. La Banque mondiale a prédit qu'elle sera, dans un proche avenir, la locomotive de l'économie de la planète. Contrairement à l'Afrique du Nord qui stagne dans tous les domaines, elle fait des avancées notables en matière de démocratie.
Les peuples de cette région ne veulent plus être des moutons que n'importe quel dictateur peut soumettre à ses caprices ; ils font désormais preuve d'une grande maturité qui en étonne plus d'un. Le dernier exemple vient du Burkina Faso, le «pays des hommes intègres», nom que lui a donné le révolutionnaire Thomas Sankara.
Les Burkinabés sont allés dimanche aux urnes pour élire un nouveau président de la République et une nouvelle Assemblée nationale. Cet événement n'est pas le fruit du hasard ; il est le résultat d'un processus commencé il y a de cela un an lorsque le président Blaise Compaoré, au pouvoir durant 27 ans, avait décidé de changer la Constitution pour s'accrocher au pouvoir et faire un nouveau mandat. Les citoyens ne l'entendirent pas de cette oreille. Ils descendirent dans la rue, provoquant une véritable révolution qui se conclura, quelques jours plus tard, par la fuite du dictateur qui a pris soin, au préalable, d'emporter avec lui un véritable trésor.
Mais l'homme ne renonce pas. En septembre dernier, le chef de la Garde présidentielle, le général Gilbert Dienderé, qui était son bras droit, déclenche un coup d'Etat. Le peuple se soulève contre les putschistes et refuse qu'il soit spolié du nouvel air de liberté que connaît le pays. Devant l'ampleur de la mobilisation populaire, l'armée entre en scène et neutralise Dienderé et ses hommes, ce qui permettra la poursuite de la transition. Ils ont été arrêtés et risquent gros.
Le processus démocratique peut reprendre. Des élections «propres et honnêtes» sont organisées. «Pour la première fois depuis 50 ans, il y a une certitude de l'élection ; on ne connaît pas à l'avance le nom du vainqueur», s'exclame, enthousiaste, le président de l'Association burkinabè de droit constitutionnel.
Effectivement, le Burkina Faso a vécu dimanche une journée historique qui le propulse dans le gotha des pays réellement libres et démocratiques. Aucun acte de violence n'a été signalé, aucun candidat n'a contesté le déroulement du scrutin, aucun bourrage d'urne n'a été signalé.
Un bel exemple, surtout pour les pays arabes d'Afrique du Nord, qui se débattent dans des contradictions sans fin avec des dirigeants mus uniquement par la pérennité de leur pouvoir qu'ils perpétuent par la corruption, la régression, les intimidations, les chantages en tout genre, la destruction de l'appareil judiciaire. Des dirigeants liberticides qui ne suscitent que le mépris des pays démocratiques. Puisse l'exemple burkinabè se répandre au Nord.


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