Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Smaïl Mimoun, a indiqué hier sur les ondes de la radio nationale que les ressources halieutiques ne couvrent plus les besoins du marché, « d'où la nécessité d'encourager les investisseurs à exploiter la culture de ce produit en eau douce, notamment au niveau des barrages et des plans d'eau ». La consommation moyenne de poissons en Algérie est de 5,7 kg par personne et par an, ce qui est en deçà du seuil de consommation annuelle définie par la FAO estimée à 8 kg par an et par personne. C'est la raison pour laquelle le ministère de tutelle s'est tracé comme objectif d'atteindre une production annuelle de 53 000 t en 2025, et ce par des mesures incitatives. Quatorze investisseurs algériens, a noté le ministre, ont bénéficié, depuis 2000, de certains avantages pour l'exploitation de l'aquaculture, l'alevinage et la culture des mollusques et des crustacés. Le ministre en charge du secteur a, par ailleurs, souligné la nécessité d'encourager la pêche hauturière — délaissée par les investisseurs — dans le but d'augmenter la production de poissons en favorisant le financement de l'acquisition des bateaux de pêche adaptés à ce type d'activité. Une enveloppe de 14 milliards de dinars a été dégagée dans le cadre des différents programmes de développement du secteur de la pêche et de l'aquaculture. Pour ce qui est du contrôle de la pêche et de la lutte contre la pêche illégale, le ministre a souligné l'existence d'un programme national conçu à cet effet à titre temporaire avec les garde-côtes, en attendant la finalisation des dispositions réglementaires portant sur la création d'une police des côtes qui entre dans le cadre du nouveau statut de la Fonction publique. Le ministre a indiqué, à ce propos, qu'une réunion ministérielle se tiendra le 24 février pour l'examen du statut de la police de la pêche. Ces agents seront chargés de lutter contre les infractions en matière de pêche telle l'utilisation des explosifs et d'interdire la pêche pendant la période de reproduction des poissons. Concernant la formation dans le domaine de la pêche et des activités y afférentes, le ministre a précisé que ses services ont revu, depuis 2001, la carte nationale de la formation en identifiant les besoins réels en matière de formation et en introduisant de nouvelles spécialités relatives à la pêche hauturière et à l'aquaculture, en collaboration avec les secteurs de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle.