ALGER -Le chercheur dans le domaine du génie nucléaire, Amar Mansouri, a indiqué mardi à Alger que la France en abandonnant les sites des essais nucléaires en Algérie à l'air libre avec des matériaux et équipements contaminés a commis un double crime à l'encontre des Algériens. Il considère que cet état de fait "multiplie les cas de risques pour la population ainsi que pour la faune et la flore", a-t-il expliqué à l'APS en marge de la conférence sur les effets des essais nucléaires français, effectués dans le Sahara algérien, dont les travaux ont débuté lundi à Alger. "Jusqu'à présent, nous sommes démunis de toute information en ce qui concerne ces essais, notamment en matière d'archives", a-t-il dit, soulignant qu'il est temps de "mettre un terme à ce danger et recenser tous les dégâts et les lieux contaminés" L'avocate à la Cour d'Alger, Me Fatima Benbraham, a, pour sa part, souligné mardi à Alger qu'il était temps de réfléchir à la notion de crime d'Etat au sujet des essais nucléaires français dans le Sahara algérien ayant fait des milliers de victimes. "Il est temps de réfléchir à la notion de crime d'Etat qui puisse permettre, à des juridictions spéciales, de juger les crimes coloniaux", a affirmé à l'APS Me Benbraham, en marge de la conférence sur les effets des essais nucléaires français, effectués dans le Sahara algérien, dont les travaux ont débuté lundi à Alger. Face aux dégâts humain et environnemental, "nous ne sommes plus devant un crime classique où l'auteur doit être puni. Ceci est du fait de l'Etat et donc il est temps de réfléchir sur cette notion", a-t-elle soutenu.