Photo : Slimene S.A. Au troisième jour, les inscriptions universitaires se déroulent dans de bonnes conditions. C'est le moins que l'on puisse dire. En effet, une virée à travers trois universités d'Alger nous a permis de constater que tout se passe plutôt bien. A l'université des sciences sociales de Bouzaréah, les bacheliers sollicitent les services des agents d'orientation. Ceux-ci les orientent vers la bibliothèque, lieu d'inscription. Sur place, des fonctionnaires veillent au grain. Après vérification des dossiers, l'on remet les cartes d'étudiants et les certificats de scolarité aux bacheliers. Contrairement aux années précédentes, les responsables n'ont pas lésiné sur les moyens à même de permettre le bon déroulement des inscriptions. «Nous avons tout mis en œuvre afin de mener à bon port l'opération d'inscription», dira un fonctionnaire de l'université. Les recours, semble-t-il, sont minimes. Abdellah Djelout oriente les bacheliers et leur explique la démarche à suivre pour pouvoir s'inscrire. Courtois, il affirme que cette année, beaucoup de bacheliers ont obtenu leur baccalauréat avec des moyennes leur permettant d'opter pour les filières choisies. Cela diminue le nombre de recours. De leur côté, les futurs étudiants sont contents de leur réussite. Ils soulignent s'être inscrits sans aucun problème et en un laps de temps en raison des mesures prises par les universités. Originaire de Djelfa, Souad reconnaît qu'en l'espace de dix minutes seulement, elle a eu sa carte d'étudiante et son certificat de scolarité, alors qu'elle s'attendait à attendre tout au moins une journée pour les récupérer. La future étudiante raconte que «beaucoup a changé, car, l'année passée, j'ai accompagné ma sœur qui ne s'est inscrite en sociologie qu'après maintes péripéties. C'est un changement radical. Tant mieux». Il faut dire que les instructions du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont été appliquées à la lettre. LES BACHELIERS BIEN ENTOURÉS A l'entrée de l'université de Dély Brahim, quelques bacheliers demandent des renseignements. Il n'y a pas foule. Et pour cause, les nouveaux bacheliers disposent encore de six jours pour pouvoir s'inscrire. A l'intérieur de l'enceinte universitaire, les futurs étudiants marchent à pas nonchalant. Normal, car ils viennent de découvrir l'université. Contents d'avoir obtenu le sésame qui leur ouvre grandes les portes de la connaissance, ils arrivent par petites grappes, souriants. La majorité affirme être orientée vers les filières de son choix. «Nous sommes satisfaites et contentes parce que nous avons été orientées en sciences gestion, une filière que nous avons choisie», soulignent des bachelières, avant de préciser qu'une fois l'angoisse estompée après l'obtention du Bac, «nous avions passé des nuits blanches à attendre les résultats en matière d'orientation». Par ailleurs, des mesures ont été prises en vue de permettre à tous les bacheliers de s'inscrire en un temps record. Dans ce cadre, une annexe de l'état civil a été installée dans une salle de cours pour la légalisation des papiers, alors qu'un service de la Poste est dépêché sur les lieux et auprès duquel les futurs étudiants s'acquittent des frais des inscriptions ainsi que de l'hébergement. Cela est d'autant important qu'il permet aux bacheliers de compléter leurs dossiers sans devoir faire de déplacements. Ici aussi, une dizaine d'agents sont mobilisés à l'effet d'orienter les bacheliers. Chaque agent s'acquitte de sa tâche. Installé à l'entrée de l'amphithéâtre, un agent souligne que son travail principal consiste à vérifier les dossiers et orienter les bacheliers, dont les dossiers sont incomplets. Selon Abdelwahab Rezzig, recteur de l'université de Dély Brahim, les futurs étudiants sont orientés soit vers la faculté de sciences, de gestion et de sciences commerciales, la faculté de sciences politiques et sciences de l'information et de la communication soit vers l'Institut national d'éducation physique et sportive. Jusqu'à hier, 121 bacheliers ont opté pour les sciences de gestions, alors que seulement 24 ont choisi les Sciences politiques. 5500 NOUVEAUX BACHELIERS À L'USTHB Même ambiance à l'université des Sciences et des Technologies Houari-Boumediene. Il n'y a pas une grande affluence pour des raisons identiques. Hier, pas moins de 300 bacheliers se sont inscrits. Les responsables ont veillé au grain, en mettant à la disposition des futurs cadres, des agents d'orientation et d'écoute. «Je suis surpris de l'accueil qui nous est réservé. Pratiquement, l'on m'a délivré ma carte d'étudiant et mon certificat de scolarité en quelques minutes. C'est vraiment un exploit, en plus, nous sommes orientés selon nos vœux, ce qui est déterminant pour notre cursus universitaire», dira Yasmina. Cette année, indique Amar Boudella, conseiller du recteur, 5 500 nouveaux étudiants sont affectés à l'USTHB, dont 2 500 vers la filière sciences et technologies, 900 sciences de la nature et de la vie, 746 sciences de la matière, 780 maths et informatique et 500 vers la filière sciences de la terre et de l'univers. Enfin, le même responsable affirme délivrer une carte d'étudiant chaque minute.