Résumé de la 80e partie n Abandonnées dans la forêt par leur père, les orphelines avancent dans le noir. Elles finissent par apercevoir une lumière. — Qu'est-ce que ça peut être ? — C'est sans doute une maison… La benjamine s'exclame. — Enfin, nous pourrons nous reposer ! J'ai faim et je voudrais dormir ! Mais elle s'écrie aussitôt. — Et si c'était la maison d'un ogre ? Ses sœurs veulent la rassurer. — Non, non, les ogres habitent au sommet de la montagne. — Alors, je veux bien aller dans cette maison ! Mais il faut encore marcher longtemps. Enfin, elles arrivent dans la clairière où se trouve la lumière. — C'est une maison… Les filles hésitent. Elles ont dit à leur sœur que les ogres habitaient au sommet de la montagne mais au fait elle n'en sont pas si sûres… Elles se consultent pour voir s'il faut demander l'hospitalité. — On pourra, soit nous l'accorder, soit nous la refuser… —Essayons… L'aînée frappe. Une grosse voix répond. — Qui est là ! Les fillettes sont terrifiées. La naïve se cache derrière ses sœurs. — C'est un ogre ! Les autres pensent la même chose. Elles s'apprêtent à fuir quand la porte s'ouvre brusquement. Une femme énorme, les seins gonflés comme des outres, les cheveux mêlés tel un enchevêtrement de branches, leur ouvre. — Qui va là ? Elle aperçoit les fillettes. —Ah, mes braves petites, vous êtes perdues ! La naïve se cache derrière ses sœurs. —Tu es une ogresse ! L'ogresse, car il s'agit effectivement d'une ogresse, rit à gorge déployée. — Mais non, ma petite, mais non, je ne suis pas une ogresse ! — Alors, qui es-tu ? — Je suis votre tante ! La naïve s'écrie : — Nous n'avons jamais eu de tante. Ses sœurs la tirent vers l'arrière. — Chut, tais-toi, tu vas nous perdre ! Puis, elles se retournent vers l'ogresse. — Tante, n'écoute pas notre sœur ; nous sommes heureuses d'être arrivées chez toi ! Nous sommes venues chercher du bois dans la forêt et nous nous sommes égarées. — Bien, bien… Alors, mes petites nièces, entrez ! (à suivre...)