La croyance aux vampires, le monstre buveur de sang, est encore plus ancienne que celle du loup-garou : l'homme qui se transforme en loup et qui massacre ses semblables. Commençons d'abord par le mot «vampire». Il est d'origine serbe vâmpîr. Il a été repris par l'allemand, vampire, puis par l'ancien français, vampyre, qui l'a transmis à l'anglais, vampire où il serait apparu, selon les lexicographe, au milieu du XVIIIe siècle. C'est par l'anglais que ce mot va se répandre. Le mot serbe est réalisé différemment par les langues de la famille slave : c'est ainsi qu'on a en croate upir, en tchèque et en slovaque upir, en polonais wapierz, en bulgare vampir, en russe upyr, etc. le français, vampyre, c'est finalement écrit vampire. Le dictionnaire Larousse, édition 1900, définit ainsi le mot : «Les vampires : des morts qui sortent de leur tombeau, de préférence la nuit, pour tourmenter les vivants, le plus souvent en les suçant au cou, d'autres fois en les serrant à la gorge au point de les étouffer.» Si le personnage du vampire suceur de sang est connu depuis longtemps, le premier à avoir été qualifié de vampire est Arnold Paole ; un soldat serbe qui, selon les chroniques, est revenu après sa mort pour sucer le sang des habitants de son village. Selon les rapports officiels autrichiens (la Serbie relevait à l'époque de l'empire autrichien), le cas de ce soldat, exhumé et transpercé d'un pieu, n'était pas isolé. Si on rapporte le mot «vampire» au serbe, on ignore, au fait, sa provenance exacte. On l'a rapporté au tatar upir, (sorcière), à l'ancien russe upir, mot figurant dans un calendrier byzantin…