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Malades : «Ayez pitié de nous !»
Publié dans Info Soir le 25 - 05 - 2013

Blocage - Au niveau des hôpitaux et autres centres de santé publics, les malades sont au cours de chaque mouvement de protestation, livrés à eux-mêmes. Le service minimum y est assuré au compte-gouttes par des médecins et des infirmiers en colère.
Les files d'attente dans les services d'urgence atteignent un seuil dépassant tout entendement et les cris de détresse des malades ne trouvent pas d'oreille attentive. Des scènes de bagarres, d'insultes et surtout d'anarchie caractérisée sont, alors, partie prenante du quotidien dans des structures de santé, déjà peu populaires par la médiocrité des prestations qu'elles offrent aux citoyens.
«Vous vous prenez pour qui ? Vous êtes en grève, mais votre conscience professionnelle devrait vous pousser à prendre en charge ces malades ! Vous abusez de votre droit à la grève en laissant tous ces citoyens à l'abandon», lance un jeune en direction du staff médical au service des urgences de l'hôpital Mustapha-Pacha. «Si vous n'êtes pas satisfaits, vous n'avez qu'à aller aux cliniques privées», lui répond sèchement une infirmière, visiblement irritée. Cet échange verbal a failli tourner à la bagarre, n'était l'intervention de certains citoyens présents sur les lieux. Les malades ont été unanimes à dénoncer l'attitude du personnel médical et paramédical qui a entamé une grève illimitée depuis le 29 avril dernier.
«Pour une injection, je suis ici depuis trois heures. Je ne peux même pas me mettre debout, mais personne ne se soucie de mon état. Ils travaillent comme ils veulent, passant près d'une heure avec un malade. Ces gens n'ont aucune moralité», crie une femme âgée.
«On dirait qu'on est dans une propriété privée et non pas dans un hôpital public. Allah Ghaleb, le malade ne peut rien faire d'autre que d'attendre son tour», intervient un autre malade, sur un ton de colère et d'amertume.
Au Centre Pierre-et-Marie-Curie, la galère est intenable. Des malades, venus de plusieurs autres wilayas, sont contraints de rebrousser chemin, ne sachant même pas s'ils pourraient y revenir une prochaine fois.
«J'ai loué un transporteur clandestin pour 6000 dinars, en plus des autres charges. Je me suis levé à deux heures du matin afin d'arriver ici parmi les premiers malades et rentrer vite chez moi à Hassi Bahbah (Djelfa). Et voilà, qu'on me demande de revenir après la fin de la grève. Je ne sais même pas si je serai encore de ce monde ou si ce cancer de poumon va m'emporter !», rouspète Saïd, la soixantaine. Il a tenté de convaincre les infirmiers de la nécessité de le soigner, expliquant les conditions dans lesquelles il vit, mais en vain. Comme ce sexagénaire, plusieurs autres malades souffrent le calvaire en raison de cette grève illimitée. «Si j'étais votre mère, vous ne m'auriez certainement pas abandonnée de cette manière !», a lancé une femme âgée en direction d'un médecin. «Ayez pitié de nous.
C'est la pauvreté qui nous a fait venir ici sinon nous nous serions soignés chez les privés», poursuit-elle, les larmes aux yeux. Ce cri de détresse a mis l'ensemble des malades en émoi, et même le médecin interpellé qui n'a trouvé d'autre réponse que de baisser la tête et hocher les épaules en signe d'impuissance. Ce dernier ne pouvait rien faire, le service étant complètement bloqué. Ces scènes poignantes reflètent, on ne peut plus clairement, les conséquences préjudiciables de la grève sur la santé publique.
Et tant que le ministère tarde à réagir et que les syndicats persistent dans leur logique, la situation risque d'empirer ...


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