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Histoires vraies
Fini Jiji (6e partie)
Publié dans Info Soir le 24 - 08 - 2006

Résumé de la 5e partie n Le docteur Limiti charge son ami, le lieutenant Alexandre, d'enquêter sur le ravisseur de son fils Jiji.
Le téléphone reste muet toute la nuit. Noir, muet et stupide. A force de regarder cet objet stupide, Enzo en devient malade. Une envie de le casser, de le briser en miettes, de le pulvériser. Détruire ce symbole d'angoisse. Plus jamais il ne pourra regarder un téléphone de la même façon. Il n'avait jamais regardé un téléphone avant cette nuit. Il s'en servait, le méprisait plus ou moins. «Appelez-moi», ou «je vous rappelle», ou «vous avez eu untel au téléphone ?»
Et voilà que cet objet a le droit de se taire ou de parler. Droit de vie ou de mort. Cette boîte de bakélite ridicule, au design prétentieux. Ce noir de laque faussement chinois. Il trône. L'important c'est lui, pour l'instant.
Et il se tait jusqu'au lendemain à treize heures trente.
— Docteur Limiti ?
La voix traînante, toujours calme, froide.
— L'opération n'a pas eu lieu...
— Non. Je vous avais prévenu. Le chirurgien l'a annulée hier soir.
— Pourquoi ?
— Il avait besoin d'une radio de contrôle, elle n'avait pas été faite la veille, et…
La voix interrompt le médecin ; mauvaise : «Je n'aime pas ça, et ne parlez pas tant. Je sais que l'opération a été remise à demain. J'espère qu'elle aura lieu. Pour vous, pour Jiji... sinon fini Jiji... plus de Jiji...»
Clic.
Tout un après-midi. Toute une nuit devant cet appareil, sans rien d'autre que ce dernier clic. Mardi matin, sept heures. Dans la maison déserte, les reliefs d'un repas en conserve, dans la cuisine. Un lit dont le docteur n'a même pas tiré la couverture. Il a dormi, un peu, par intervalles, sur le canapé de cuir. Près de la table basse, où il a posé le téléphone noir...
Enzo Limiti a mal dans la nuque, mal dans le dos, les jambes en coton. Il s'habille, prend sa sacoche, ouvre la porte, appelle l'ascenseur, se retrouve au garage, monte dans sa voiture, met le contact. Tout cela mécaniquement, en se servant de tous ces objets sans les voir. Il roule. S'arrête devant un drugstore, traverse la rue, achète des cigarettes ; en allume une, retraverse, et une moto freine trop tard devant lui, il tombe. On le ramène chez lui. On l'installe sur son canapé. Une foulure, ce n'est pas grand-chose. Il reste devant le téléphone noir.
Le reste de la matinée dans le silence noir. Tout l'après-midi. Et la nuit. Avec ce bandage stupide du coude au poignet.
Mercredi matin, huit heures.
«Docteur Limiti... je vous passe votre fils.
— Allô ! Papa ? Tu m'entends, papa ? C'est Jiji, papa.
— Je t'entends, mon fils... Comment vas-tu ? Tu vas bien ?»
La voix enrouée du docteur Limiti s'efforce de ne pas inquiéter l'enfant.
«Je vais bien, papa... Je m'ennuie, dis... Le monsieur il a dit que tu devais faire ce qu'il te demande. Il a dit que c'est la dernière fois. Tu es là, papa ?»
L'appareil change de main avant que le docteur ait pu répondre à son fils. La voix traînante se fait menaçante, le débit rapide : «C'est la dernière fois. Votre accident, j'y crois pas du tout. Alors attention, si demain Brice Hamilton est mort, on retrouvera Jiji quelque part dans New York, vers midi. Mais si l'opération n'a pas lieu, ou qu'il en sort vivant, vous retrouverez Jiji quelque part dans la flotte. Je n'appellerai plus.» (à suivre...)


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