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Histoires vraies
Le long cauchemar de Jens (2e partie)
Publié dans Info Soir le 19 - 12 - 2003

Résumé de la 1re partie Jens se rend à l?adresse indiquée, mais, pour son malheur, il se perd.
A 20 heures, lorsque son mari entre, Mme Lohen n?est pas trop inquiète. Mais à 23 heures, c?est l?affolement et le père va prévenir la police. Il décrit son fils : treize ans, mince, cheveux blonds, vêtu d?un pantalon bleu, d?un pull-over bleu et d?un imperméable kaki. Il était à vélo. Mais il n?a pas le temps d?expliquer la suite. Derrière son bureau, un policier dit : «ça doit être lui?»
Qui, lui ? Un petit garçon hospitalisé en banlieue. Son état est grave, il est dans le coma, et n?a pu dire son nom. On l?a trouvé vers 21 h. Le père bondit à l?hôpital, c?est Jens, en effet. Mais dans quel état ! Des automobilistes l?ont découvert évanoui dans un jardin public, et ont prévenu police-secours. Il est allongé sur un brancard dans la salle des urgences, on attend l?arrivée du chirurgien qui doit l?opérer. Les infirmières découpent ses vêtements aux ciseaux. Des vêtements tachés de sang. Son visage est labouré, griffé, gonflé de marques de coups. Le corps est dans le même état : indescriptible. Cet enfant a été battu à mort, à l?aide d?un gourdin quelconque. L?agresseur s?est acharné avec un sadisme et une violence inouïs. Il l?a laissé pour mort. Peut-être étaient-ils plusieurs.
Personne n?ose le toucher, il respire à peine. C?est un enfant cassé en plusieurs morceaux. Il a la crâne ouvert et les yeux clos.
Jens disparaît dans la salle d?opération. Le chirurgien est prêt. Et au père qui le supplie de lui dire ce qu?il va tenter, l?homme en blouse blanche répond :
«Je ne sais pas, monsieur. Tout. Et je ne sais pas s?il en sortira vivant, il vaut mieux que vous le sachiez. En dehors des fractures, il y a des lésions internes graves, mais avec les enfants on ne sait jamais. Gardez de l?espoir, je vais tout tenter.»
La porte de la salle d?opération se referme, il est minuit ; elle ne s?ouvrira à nouveau qu?à six heures du matin. Le père est toujours là, immobile. Il a gardé cette porte comme un planton, hagard et désespéré, debout, malade et glacé d?angoisse. Il ose à peine demander :
«Je peux le voir ?
? Non, monsieur. Impossible, il est en réanimation et dans le coma. S?il tient le coup, et j?espère qu?il le tiendra, ce sera long. Rentrez chez vous. Vous ne pouvez rien faire ici.
? Il n?a pas parlé ? Il n?a pas dit qui lui avait fait ça ?
? Il est incapable de parler, même sous anesthésie il n?a rien dit. La fracture du crâne est sérieuse, mais rassurez-vous, le cerveau n?est pas atteint. S?il guérit, il aura oublié ce qui lui est arrivé, je pense. Le choc a été terrible.»
A la police qui lui demande son avis, le chirurgien précise :
«J?ai du mal à croire qu?il s?agisse d?un agresseur unique. Je pencherais plutôt pour une bande de voyous. Le nombre des fractures et des coups est invraisemblable. J?ai rarement vu cela.»
Ce fait divers tragique paraît donc dans les journaux, avec cette explication : «Un enfant lâchement agressé par un groupe de voyous. Il est entre la vie et la mort.»
L?homme au long manteau noir et au chapeau à larges bords lit le journal comme tout le monde. Une fois de plus, il est tranquille. Car il n?en est pas à sa première agression. Ni à la dernière. Et tandis que le petit Jens, muet sur son lit de l?hôpital, lutte contre la mort, l?homme se dit : «Je ne l?ai pas tué. Au fond, c?est intéressant de savoir qu?un corps souffre encore quelque part à cause de moi. C?est une sensation plaisante. J?aime bien. La prochaine fois, j?essaierai de ne pas
tuer ! ça prolonge le plaisir.»
Ce monstre, ce fou, qui a toutes les apparences d?un être normal, va donc continuer à vivre pendant longtemps encore. Et sa capture sera difficile.(à suivre...)


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