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La bureaucratie culturelle à l'heure du défi
Restriction budgétaire et rationalisation des dépenses
Publié dans La Tribune le 01 - 09 - 2016

Il faut dire que cette mise à jour tombe à point nommé pour tirer les bonnes conclusions de tous ces festivals dont l'apport à la dynamique culturelle globale restent, de l'avis de tous, bien en deçà des attentes. Désormais, il s'agit d'être un peu plus efficace et, surtout, faire preuve de créativité et d'intelligence. L'enjeu véritable consiste à rendre ce domaine de la culture attractif pour les investisseurs, les sponsors et les mécènes afin d'en faire un secteur dynamique créateur de sens et valeurs
Cor Hou
L'été s'achève et les vacances avec. Après plus de deux mois de repos mérité, les écoliers reprennent le chemin de l'école, sonnant l'entame du nouvel exercice. Les congés de détente, comme toutes les bonnes choses, se sont achevés «vite», dit-on. L'heure est à nouveau au labeur et à l'effort. Que peut-on dire de l'animation culturelle durant cette saison estivale? Il est, certes, prématuré, pour tirer un bilan exhaustif et chiffré. Toutefois, il apparaît nettement que le volume des activités a été tout juste moyen, comparé aux années précédentes.
La politique de « rationalisation des dépenses», adoptée par le département de la culture, s'est naturellement traduite par une diminution conséquente des manifestations estivales. Le nombre de festivals culturels, comme annoncé précédemment, a été ramené à 77 sur un total initial de186 rendez-vous institutionnalisés. La durée de toutes ces festivités a été également écourtée dans le souci de préserver les ressources du secteur. L'austérité budgétaire oblige. L'agenda culturel s'en est directement ressenti et le ministère de tutelle promet d'encourager l'action associative et l'investissement privé dans le domaine du spectacle et de la création intellectuelle pour couvrir le «déficit» engendré. Il faut dire que cette mise à jour tombe à point nommé pour tirer les bonnes conclusions de tous ces festivals dont l'apport à la dynamique culturelle globale restent, de l'avis de tous, bien en deçà des attentes. Désormais, il s'agit d'être un peu plus efficace et, surtout, faire preuve de créativité et d'intelligence. L'enjeu véritable consiste à rendre ce domaine de la culture attractif pour les investisseurs, les sponsors et les mécènes afin d'en faire un secteur dynamique créateur de sens et valeurs. Pour ce faire, les opérateurs privés sont expressément appelés à persévérer et à faire des efforts supplémentaires en matière de créativité et d'innovation pour bénéficier des subventions publiques. Il est également exigé des directeurs de wilayas de la culture de se démener pour créer des événements et assurer l'animation dans leurs circonscriptions. Il leur est clairement demandé de sortir de leurs bureaux capitonnés pour aller chercher d'autres ressources afin de prendre en charge des manifestations et des événements locaux. Le pari n'est aussi difficile qu'on le laisse suggérer au sein de l'administration. Il suffit juste de se départir de cette déconcertante facilité et de cette mauvaise habitude qui consiste à débourser l'argent du contribuable sans avoir de comptes à rendre à personne. C'est une question de salut public que de rompre à jamais avec cette mentalité de l'assistanat. Désormais, tout le monde doit réapprendre à voler de ses propres ailes, à nouer des relations et à conclure des partenariats utiles et bénéfiques. De nombreux artistes locaux, longtemps marginalisés, ne demandent qu'à être sollicités pour animer des spectacles et coopérer avec les établissements culturels publics. Les éditeurs de musiques et de livres attendent aussi le moindre signe pour répondre présent. De jeunes cinéastes font preuve d'une témérité extraordinaire pour sortir de l'ombre. Les nombreuses associations qui œuvrent dans ces domaines manifestent constamment leur disponibilité pour promouvoir la culture et le patrimoine de l'Algérie dans son infinie diversité. En fait, il est simplement question de rassembler et de canaliser ce potentiel impressionnant. Ce qui est largement à la portée de tout responsable sérieux qui sait s'entourer des bonnes énergies et entretient les liens qu'il faut avec son environnement immédiat. La bureaucratie culturelle doit uniquement sortir de son autarcie afin de se mettre au diapason avec la réalité du terrain. Dorénavant, c'est à la lumière de son bilan qu'elle sera jugée et appréciée. La rente, qu'elle se plaisait de distribuer jusque-là en se servant au passage, n'est plus. Il faut, désormais, aller chercher l'argent et les compétences là où elles sont, avant de convier le beau monde au spectacle. Cette conjoncture est finalement la bien venue à condition de passer à la loupe, à chaque fin d'exercice, le bilan de tout un chacun et de prendre à son compte la décision qui s'impose. On distinguera, alors, le bon du moins bon. Cela profitera, évidemment, aux vrais managers, aux créateurs et aux artistes authentiques. Ce réveil salutaire repose, bien sûr, sur le suivi qui sera consacré à cette nouvelle approche qui rompt avec les mauvais réflexes du passé. La compétence et la bonne qualité s'en sortiront, a priori, victorieuses et agrandies.
K. A.


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