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Féminité captive et autres douleurs de femmes sur grand écran
6es rencontres cinématographiques de Béjaïa
Publié dans La Tribune le 31 - 05 - 2008


De notre correspondant à Béjaïa
Kamel Amghar
Le coup d'envoi de la 6e édition des journées cinématographiques de Béjaïa a eu lieu, comme prévu, dans la soirée de mercredi dernier à la maison de la culture Taos Amrouche. Participants et cinéphiles étaient fort nombreux à cette occasion. Une présence qui a donné un air de fête à cette entame. El Bab (la Porte), un court métrage de Yasmine Chouikh, a été projeté en ouverture de cette manifestation qu'on a dédiée cette année au cinéma féminin dans les pays du Maghreb. Il s'agit d'une chronique quotidienne d'une jeune fille cloîtrée dans le domicile parental. Fastidieuses tâches ménagères, solitude et misère affective résument l'existence de Samia qui reste suspendue à un rai de lumière extérieure traversant une lucarne. Ce faisceau du jour symbolise dans son esprit de «captive» des horizons de liberté et d'émancipation qu'elle rêve de conquérir un jour. Dans un élan obsessionnel, elle s'en rapproche toujours comme on tend à rattraper une bouée de sauvetage dans une mer déchaînée. Mais à chaque fois qu'elle se laisse attendrir par ce rayon incandescent, un membre de sa famille la
sollicite pour interrompre ses rêveries. Le petit film de Yasmine raconte l'étouffement des jeunes «filles au foyer» que les us et traditions anciennes condamnent encore, dans certaines contrées du pays profond, à être les éternelles «boniches».
Saïd Ould Khelifa s'est attelé ensuite à dépeindre la violence exercée contre les femmes dans l'espace public. Son long métrage, Vivantes !, revient sur la célèbre affaire des femmes de ménage attaquées de nuit au fameux quartier El Haïcha à Hassi Messaoud. Battues, violées et traumatisées à vie, les victimes témoignent des atrocités subies et des espoirs brisés. «Ils ont défoncé la porte de ma maison. Ils étaient dix. Ils m'ont battue. Ils ont fait fondre une bouteille en plastique sur mon corps. Ensuite, ils m'ont traînée dehors et ils m'ont violée», raconte Selma, l'une des victimes de cette descente punitive, qui a été reniée ensuite par sa famille et abandonné par son petit ami. Un drame qu'aucun film ne saurait traduire. Une souffrance qu'aucun médecin ne saurait atténuer.
Pour la seconde journée, Fatima Zamoum s'est penchée sur les difficultés d'adaptation des femmes d'émigrés. Son court métrage, Pelote de laine, relate l'histoire de Mohamed, un émigré algérien qui, au cours des années 1970, avait pris sa femme, Fatiha, et leurs deux gosses pour vivre avec lui dans une banlieue ouvrière française. Enfermés dans leur petit logement, la femme et ses enfants tentent d'inventer un moyen de communication avec l'extérieur dont ils ignorent tout. Aomar Hakkar a focalisé, quant à lui, sur la douleur d'une fillette éplorée. Petite campagnarde de douze ans, Alya, perd son frère aîné qui effectuait son service national. Un frangin qui l'aimait et la chérissait, et dont le souvenir la hantait tout le temps. La Maison jaune déroule cette douleur sourde qui meurtrit le cœur fragile d'Alya. Voilà quatre films qui retracent les misères ordinaires des femmes en Algérie. Entre cette féminité captive, jalousement surveillée, et les souffrances quotidiennes qui souvent affectent aussi les hommes, la femme algérienne continue, cependant, de s'imposer pour tordre le cou aux tabous ancestraux et aux misogynies habituelles.


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