Le volet économique aura sans conteste la part du lion dans les différentes sorties médiatiques des candidats à l'élection présidentielle. En ce sens chacun tente de tracer les contours de son programme en cette période de précampagne en attendant le coup de starter officiel le 19 mars prochain. Pour sa première participation, le candidat indépendant Mohamed Saïd a évoqué la nécessité d'encourager davantage le secteur de l'agriculture qui reste, selon lui, le vecteur de développement en Algérie. Invité de la Chaîne III de la Radio nationale, il souligne que "la priorité est de trouver les moyens à même de diversifier les revenus et sortir de la dépendance des hydrocarbures". Pour ce faire, il préconise de concentrer les efforts dans la "région du Sud où les moyens de développement de l'agriculture existent". Mohamed Saïd pense notamment au problème récurrent de l'eau qui trouvera sa solution dans le sud du pays, où "les eaux souterraines seront d'un grand apport s'il venait à l'Etat de les exploiter". L'Algérie, a-t-il indiqué, souffre d'un manque de superficie agricole quand on sait qu'elle ne représente que "3% et c'est la raison pour laquelle il est impératif de faire du Sud du pays une région à vocation agricole".C'est là pour lui, "le remède à la dépendance des hydrocarbures qui contribuent à hauteur de 75% dans les recettes fiscales alors qu'elles n'étaient que de 34% en 1988". Autre volet auquel il accorde beaucoup d'importance, la ressource humaine indispensable pour l'amélioration du climat économique. Un secteur qui reste à développer et les résultats en matière de création de PME le confirment. A titre d'exemple, il souligne que pas mois de "170 000 PME sont créées annuellement en France au moment où l'Algérie ne dépasse pas les 5 000". Sur le plan politique, Mohamed Saïd trouve que la réconciliation nationale est un acquis qu'il faut surtout "consolider". Elle est même "irréversible", a-t-il déclaré. Abdelghani M.