Les Bourses européennes ont fini la semaine en hausse, soutenues par Wall Street et des chiffres encourageants sur le commerce extérieur des Etats-Unis et de la Chine. Le déficit commercial des Etats-Unis a connu en décembre sa plus forte baisse depuis près de quatre ans sous l'effet notamment d'une baisse des importations pétrolières. Par ailleurs, la Chine a fait état d'un excédent commercial élevé pour janvier, en hausse de 7,7% sur un an, plaçant la deuxième économie mondiale sur une trajectoire favorable pour le début de l'année. "Les excédents commerciaux sont très bons en Chine, en Allemagne et aux Etats-Unis, des zones économiques majeures pour la croissance mondiale", a commenté Alexandre Baradez, analyste à Paris chez Saxo Banque. L'indice Eurostoxx 50 a gagné 1,25% A Paris, le CAC 40 a gagné 1,35% à 3 649,50 points dans un volume d'échanges de 2,445 milliards d'euros. Le secteur bancaire a nettement rebondi, à l'image de BNP Paribas (+2,36% à 44,60 euros), Crédit Agricole (+6,92% à 7,35 euros) et Société Générale (+2,88% à 31,95 euros). PSA Peugeot Citroën, au terme d'une séance agitée, a clôturé en hausse de 1,96% à 5,99 euros au lendemain de l'annonce de dépréciations d'actifs colossales de 4,7 milliards d'euros qui devrait déboucher sur une perte astronomique pour 2012. Renault a en revanche reculé (-1,18% à 43,60 euros), pénalisé par le fort recul du bénéfice net de son partenaire Nissan au troisième trimestre de son exercice décalé. La Bourse de Londres a terminé en hausse de 0,57%, l'indice FTSE-100 prenant 35,51 points à 6 263,93 points. Parmi les plus fortes progressions, le groupe aérien IAG a pris 3,46% à 218,5 pence. Les valeurs bancaires ont également gagné du terrain à l'image de Barclays (+2,09% à 298,6 pence) et de HSBC (+2,33% à 716,7 pence). Le fabricant de cigarettes Imperial Tobacco a en revanche cédé 2% à 2 300 pence, le pétrolier BP 0,26% à 455,6 pence et le groupe pharmaceutique AstraZeneca 0,71% à 3 000 pence. Francfort a fini dans le vert, le Dax progressant de 0,81% à 7 652,14 points, à l'unisson du MDax des valeurs moyennes qui a gagné 0,82% à 12'759,56 pts. Sur le Dax, BMW a terminé dans le peloton de tête des valeurs, en hausse de 2,45% à 73,50 euros. Dans son sillage, son compatriote Volkswagen a gagné 2,29% à 180,55 euros. Sur le MDax, MAN a fini en hausse de 0,47% à 89,02 euros. Le groupe Lufthansa, s'est apprécié de 2,16% à 14,89 euros. Le géant allemand de l'acier ThyssenKrupp a lui aussi terminé dans le vert (+1,55% à 17,74 euros). L'indice Ibex-35 de la Bourse de Madrid a gagné 1,93% à 8 169,6 points, retrouvant ainsi le niveau qu'il affichait au début de l'année. Après un début de semaine tendu, en raison notamment du scandale de corruption touchant le parti au pouvoir, la prime de risque espagnole a terminé à 375 points, contre 381 points la veille. Le secteur bancaire a mené la danse. Santander, premier groupe bancaire de la zone euro par sa capitalisation, s'est adjugé 3,54% à 6 euros, BBVA, 4,45% à 7,4 euros et Caixabank, 2,83% à 2,837 euros. Le groupe pétrolier Repsol a gagné 1,62% à 15,99 euros et le géant du prêt-à-porter Inditex, 1,12% à 104,2 euros. Enagas s'est en revanche replié de 1,38% à 17,19 euros. Le FTSE Mib, de la Bourse de Milan a progressé de 1,40% à 16 631 points. Les valeurs bancaires ont clôturé la semaine sur une note positive en dépit de la poursuite des déboires de Banca Monte Paschi di Siena et de la remontée du "spread". Unicredit a gagné 3,40% à 4,384 euros et Ubi Banca 5,15% à 3,636 euros. Telecom Italia, qui avait dû un temps être suspendu en matinée pour une forte baisse après la publication de ses résultats 2012 provisoires, s'est ressaisi dans l'après-midi, terminant sur une baisse de 1,26% à 0,6645 euro. La Bourse suisse a terminé dans le vert, l'indice SMI progressant de 0,8% à 7 395,97 points. Roche, qui avait reculé la veille sur fond de prises de bénéfices, s'est apprécié de 2,33% à 202 francs. la veille, le National Cancer Institute, une agence gouvernementale américaine, a publié une étude favorable à l'Avastin, un de ses médicaments-phare, pour le traitement du cancer de l'utérus. Le cimentier Holcim a cédé 1,42% à 69,65 francs tandis que le spécialiste du travail temporaire Adecco a perdu 0,76% à 51,90 francs. Bruxelles a progressé de 0,51%, repassant au-dessus du seuil des 2 500 points à 2 505,91 points. Le groupe de bancassurance KBC a tiré l'indice Bel-20 vers le haut en bondissant de 4,54% à 28,90 euros, suivi par le groupe de tréfilerie Bekaert, qui a gagné 2,19% à 21,74 euros. Le groupe immobilier Cofinimo, qui a réduit sa prévision de dividendes pour 2013, a en revanche reculé de 1,48% à 88,59 euros. L'indice AEX de la Bourse d'Amsterdam a progressé de 0,42% à 345,13 points. A la hausse, le groupe postal PostNL a gagné 2,29% à 1,88 euros. A la baisse, le sidérurgiste Aperam a perdu 1,32% à 10,51 euros. Lisbonne a fini en légère hausse de 0,29% à 6 133,01 points, son principal indice, le PSI-20, ayant profité des gains du groupe de distribution Jeronimo Martins, qui s'est apprécié de 1,84%. Avant l'annonce de ses résultats annuels qui, selon les analystes, pourraient révéler des pertes record d'environ 1,2 milliard d'euros, la banque BCP a reculé de 2,80% à 10,4 centimes d'euro. Ses concurrentes BES (+1,22%) et BPI (+0,55%) ont en revanche clôturé dans le vert. Wall Street à de nouveaux sommets après une salve de données encourageantes Wall Street a nettement avancé avant-hier, des données économiques encourageantes et de bons résultats d'entreprises du secteur technologique emmenant le Nasdaq et le S&P 500 vers de nouveaux sommets. Selon des résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average a avancé de 0,35% ou 48,92 points à 13 992,97 points. Le Nasdaq, à dominante technologique, a lui bondi de 0,91% (+28,74 points) à 3 193,87 points, un niveau plus atteint depuis le 9 novembre 2000. L'indice élargi Standard and Poor's 500 a de son côté grimpé de 0,57% (+8,54 points) à 1 517,93 points. Il monte lui aussi à un nouveau sommet, parvenant à un niveau plus vu depuis le 6 novembre 2007. La Bourse de New York a été stimulée par des indicateurs de bon augure pour la croissance mondiale. Aux Etats-Unis, le déficit commercial s'est contracté plus que prévu en décembre, enregistrant sa plus forte baisse depuis près de quatre ans. Cette nouvelle donnée suggère une révision à la hausse du produit intérieur brut pour le quatrième trimestre, a remarqué Thomas Julien, de Natixis. Les données sur le commerce extérieur de la Chine publiées plus tôt dans la journée ont aussi soutenu l'optimisme du marché, ont remarqué les experts de Wells Fargo. Pékin a fait état d'un excédent commercial élevé pour janvier, en hausse de 7,7% sur un an, plaçant la deuxième économie mondiale sur une trajectoire favorable pour le début de l'année. L'Allemagne, première économie européenne, a de son côté signé l'an dernier son meilleur excédent commercial depuis le record de 2007. Les investisseurs étaient dans le même temps satisfaits des résultats de plusieurs entreprises américaines, en particulier de la performance étonnante du réseau social LinkedIn. Les chiffres de ce groupe démontrent qu'on peut être une compagnie du secteur de l'internet et parvenir à diversifier ses revenus au-delà de la publicité, tout en ayant un taux de croissance extrêmement important, a remarqué Gregori Volokhine, de Meeschaert New York. Le marché, et en particulier le Nasdaq, était aussi entraîné par le retour du mort-vivant Apple, qui a repris en quelques séances beaucoup du terrain perdu ces dernières semaines, a ajouté M. Volokhine. Tokyo finit en recul de 1,80%, résultats de sociétés contrastés La Bourse de Tokyo a terminé la semaine en nette baisse de 1,80%, affectée par un léger rebond du yen face à l'euro et par des résultats d'entreprises contrastés, comme ceux de Sony dont le titre a plongé. A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a chuté de 203,91 points à 11 153,16 points. Sur l'ensemble de la semaine, il a perdu 0,34%, après avoir évolué en dents de scie ces derniers jours. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a reculé de son côté de 1,22%, perdant 11,83 points à 957,35 points. L'activité a été extrêmement intense, avec 4,23 milliards d'actions échangées sur le premier marché. "Le niveau de l'euro redevient problématique au moment où l'inquiétude pour la zone euro remonte", a expliqué Tatsunori Kawai, courtier chez kabu.com cité par Dow Jones Newswires. L'euro est passé sous la barre des 125 yens en fin de séance, après avoir évolué au-dessus des 127 pendant la semaine. Ce léger rebond du yen réduit mécaniquement les revenus tirés par les groupes japonais en zone euro, lorsqu'ils les convertissent en monnaie nippone. Le plongeon du yen entamé il y a trois mois avait rasséréné les investisseurs tokyoïtes et le Nikkei est fortement remonté depuis, mais tout sursaut de vigueur de la devise nippone est observé avec inquiétude. "Les résultats financiers de Sony et Suzuki montrent que les effets positifs attendus de l'affaiblissement du yen n'apparaissent pas encore complètement dans les comptes, ou qu'ils ont été surestimés", a souligné M. Kawai. Le géant de l'électronique Sony a publié la veille des résultats en demi-teinte, avec un solide gain d'exploitation pour les neuf premiers mois de l'année 2012-2013 mais toujours un déficit net, y compris pour le seul troisième trimestre alors qu'un retour dans le vert était espéré par le marché. Son titre s'est effondré de 10,13%, terminant à 1 365 yens. Le constructeur d'automobiles Suzuki a pour sa part légèrement élevé la veille sa prévision annuelle de bénéfice d'exploitation mais n'a pas touché à sa prévision de bénéfice net, après un troisième trimestre qui a déçu nombre d'opérateurs. Son action a chuté de 5,39% à 2 280 yens. Les concurrents japonais de Sony dans l'électronique ont été à peine mieux traités: Panasonic a chuté de 5,42% à 716 yens, Pioneer de 6,83% à 232 yens et Sharp de 1,19% à 332 yens. Les fabricants d'appareils photo ont continué de payer les mauvaises perspectives des boîtiers reflex: Canon a diminué de 2,27% à 3 235 yens, Nikon de 2,90% à 2 077 yens et Konica Minolta de 2,07% à 711 yens. Rare à avoir échappé au mouvement de baisse, le groupe d'équipement informatique Fujitsu a bondi de 5,08% à 434 yens, après avoir annoncé une vaste restructuration de son activité de semi-conducteurs.