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La femme de ménage avait le… bras long !
Vol et abus de confiance
Publié dans Le Midi Libre le 12 - 10 - 2011

Depuis quelques années, il est devenu difficile d'accorder sa confiance à qui que ce soit. Et chaque jour qui passe conforte ce triste constat.
Depuis quelques années, il est devenu difficile d'accorder sa confiance à qui que ce soit. Et chaque jour qui passe conforte ce triste constat.
Djamila, une mère de famille d'une trentaine d'années, n'arrive plus à s'occuper de la maison en raison de son travail qui l'absorbe à l'extérieur. Quand elle rentre le soir, elle est si exténuée qu'elle peut à peine préparer quelque chose à manger pour son mari qui, lui aussi, revient harassé et énervé par les embouteillages. Djamila est cependant quelque peu heureuse parce que son mari n'est pas exigeant en matière de nourriture. Mieux, il arrive que ce soit lui qui prépare le dîner. Ce n'est pas lui qui l'inquiète en réalité mais leur petite fille de cinq ans qui a besoin de manger équilibré. Ce ne sont pas les fromages, les yaourts et les pâtés qui l'aideront à avoir une bonne croissance. Pour la nourriture, elle se promet de trouver une solution mais le plus urgent c'était le nettoyage de la maison, le linge et la vaisselle. Il lui fallait quelqu'un pour s'en occuper. Elle en discuta avec son mari :
- Je crois que je vais solliciter une femme de ménage, Toufik. Je n'en peux plus…
- Je ne suis pas contre cette idée mais ne compte pas sur moi pour la payer.
- Ne t'inquiète pas pour ça. Je la payerai sur mon salaire. Ça coûtera ce que ça coûtera. Quand je rentrerai en sachant que la maison est propre et le linge lavé, je suis sûre que moralement je serai bien… Quand je rentre le soir, je suis fatiguée mais je me dis qu'une bonne tasse de café me revigorerait. Et il suffit que je voie la pile de linge dans la salle de bains pour que ma fatigue se rapproche du coma.
- Que veux-tu que je te dise ? Ramène une femme de ménage… mais fais gaffe… ne ramène pas n'importe quelle femme de ménage… Il faut que ce soit une femme qui s'y connaisse… Sinon, elle salira la maison au lieu de la nettoyer.
- Oui, je sais… c'est la raison pour laquelle j'ai toujours hésité à en recruter une. Oh ! Mon Dieu ! Où vais-je trouver une femme de ménage ?
- Ce n'est pas cela qui est difficile. Tu n'as qu'à chercher dans les petites annonces des journaux. Il y a beaucoup de femmes qui cherchent du travail. Tu peux même trouver une jeune fille diplômée de l'université.
- Une femme de ménage diplômée de l'université ?
- Oui, bien sûr…Il y a beaucoup de jeunes filles qui ont fini leurs études universitaires et pour ne pas rester les bras croisés en attendant du trouver un travail correspondant à leur profil, elles exercent de petits métiers : femme de ménage, baby sitter…
- Hum… je vois…
Djamila trouva dans un journal le numéro d'une dame d'une trentaine d'années qui cherchait du travail en qualité de femme de ménage. Elle lui téléphona, lui donna l'adresse de son appartement et le lendemain ( c'était un samedi) à 7h du matin, elle arriva. C'était une jeune mère de famille de 35 ans qui voulait travailler pour aider son mari qui n'arrivait pas à joindre les deux bouts et à faire face aux besoins de leurs trois petits enfants. De plus, elle était propre et avait l'air d'être honnête. Djamila, discrètement, demanda à Toufik ce qu'il en pensait et il lui dit :
- Je la trouve bien, cette dame… Elle parle doucement, elle est timide… C'est le genre de femmes qui ne cherchent pas à s'imposer par le blabla mais par leur travail. Et ce qui est bien c'est qu'elle n'habite pas loin d'ici. Si elle vient à pied cela ne lui prendra pas plus d'une demi-heure. Oui… je pense qu'elle fera l'affaire. Maintenant entends-toi avec elle pour le salaire. Si elle travaille une demi-journée, ne lui donne pas plus de 7500 DA. La moitié du SMIG.
- Je vais lui donner 10.000 DA pour la motiver… Et dans deux ou trois jours, si je vois qu'elle est bonne et qu'elle fait son travail convenablement, je lui donnerai 2500 DA. Pourquoi attendre la fin du mois ? Elle a peut-être besoin d'argent. La fin du mois est encore loin…
- Tu as raison… Ah ! Il y a une chose que tu ne dois pas oublier : il faut qu'elle sache exactement ce qu'elle doit faire. Et prends toutes ses coordonnées : son non, son adresse. Ce sont des renseignements que tu devras prendre à partir de sa carte d'identité nationale. Prends aussi son numéro de téléphone et note tout sur un calepin et non sur un bout de papier, comme tu le fais souvent.
- D'accord.
Quand la jeune dame eut appris qu'elle percevrait chaque semaine 2500 DA pour une demi-journée de travail, elle versa des larmes de joie. Djamila la prit alors en sympathie et lui donna 200 DA pour qu'elle achète des yaourts ou d'es friandises à ses enfants.
- Bon, maintenant mon mari et moi devons sortir pour une heure ou deux…Tu peux commencer aujourd'hui si tu veux. Et une fois que tu as fini, tu peux t'en aller. Aujourd'hui contente-toi de fermer la porte derrière toi. De toutes les manières ma fille n'a que quatre ans mais elle a l'habitude de rester seule. Ensuite, je te donnerai le double des clefs.
- Oh ! merci, merci madame, merci.
Deux heures et demie plus tard, Djamila et son mari revinrent. La femme de ménage était déjà partie mais elle avait fini son travail. Un travail que Djamila trouva impeccable.
Mais sa petite fille lui dit :
- Cette femme doit être folle maman, elle est entrée plusieurs fois dans ta chambre.
- Ah ! bon ? Je pense que c'est juste pour vérifier qu'elle n'a rien oublié… Elle a dû se dire que je la jugerai par le travail qu'elle accomplirait dans cette chambre.
- A mon avis, au lieu de faire les éloges de ta femme de ménage, tu ferais mieux d'aller vérifier s'il ne manque rien, répliqua Toufik.
- Papa a raison, maman….Plusieurs fois, je l'ai surprise en train de passer un chiffon sur le miroir de ton armoire… Je ne savais pas qu'il était si sale, ce miroir…
- Moi, non plus ma fille…
Toufik hurla :
- Espèce d'idiote ! va vérifier s'il ne manque rien dans ton armoire ! Qu'est-ce qu'il y a d'abord dans cette armoire ?
- Ben…euh…je … je ne me rappelle plus…oh ! non ! oh ! mon Dieu ! Les bijoux de ta mère, allah yerham'ha !
Djamila courut jusqu'à l'armoire, l'ouvrit, souleva une pile de vêtements et trouva le coffret en bois qu'elle y avait dissimulé. Elle en souleva le couvercle et elle le trouva vide.
- Les bijoux ont disparu, Toufik !
- Ce n'est pas vrai ! il y en avait pour près de 80 millions de centimes de bijoux en or, Djamila !
- Oh ! Toufik… ce n'est pas vrai ! Elle semblait si honnête, si timide… si malheureuse et si heureuse de pouvoir aider son mari à faire face aux dépenses de la famille. Elle a même pleuré de joie quand je lui ai fait part du montant de son salaire.
- Elle t'a eue, Djamila.
- Elle t'a eu aussi, Toufik ! Rappelle-toi ce que tu m'as dit lorsque tu l'as vue : «Elle parle doucement, elle est timide… C'est le genre de femme qui ne cherchent pas à s'imposer par le blabla mais par leur travail». Et voilà son travail !
- Oui, que veux-tu que je te dise ? Je me suis fié aux apparences. Où allons-nous mon Dieu si maintenant, il faut se méfier même des gens qui ont l'air honnêtes et timides ?
- Mais je reconnais que tu as quand même fait preuve de prudence, Toufik, lorsque tu m'as demandé de prendre ses coordonnées…
- Tu les as prises, n'est-ce pas ?
- Oui…
- Donne-les moi…Nous allons au poste de police.
- Oh ! Non, Toufik, pas au poste de police…
- Eh ! Quoi ? Tu veux que j'aille chez elle lui demander de me rendre les bijoux de ma mère ? Son mari sortira pour me répondre que sa femme n'est pas une voleuse….Il va peut-être me donner un coup de tête qui m'obligera à m'aliter pendant une semaine… Non. Nous déposons plainte !
Il y a cinq jours, la femme de ménage de Djamila a été jugée au tribunal de Bir Mourad Rais. Le procureur a requis contre elle 5 ans de prison ferme et une amende de dix millions de centimes. Et bien sûr, avec obligation de restituer tous les bijoux qu'elle a pris.
Quant à Djamila, dans l'immédiat, elle ne pense pas à chercher une autre femme de ménage. Le risque est trop gros !
Djamila, une mère de famille d'une trentaine d'années, n'arrive plus à s'occuper de la maison en raison de son travail qui l'absorbe à l'extérieur. Quand elle rentre le soir, elle est si exténuée qu'elle peut à peine préparer quelque chose à manger pour son mari qui, lui aussi, revient harassé et énervé par les embouteillages. Djamila est cependant quelque peu heureuse parce que son mari n'est pas exigeant en matière de nourriture. Mieux, il arrive que ce soit lui qui prépare le dîner. Ce n'est pas lui qui l'inquiète en réalité mais leur petite fille de cinq ans qui a besoin de manger équilibré. Ce ne sont pas les fromages, les yaourts et les pâtés qui l'aideront à avoir une bonne croissance. Pour la nourriture, elle se promet de trouver une solution mais le plus urgent c'était le nettoyage de la maison, le linge et la vaisselle. Il lui fallait quelqu'un pour s'en occuper. Elle en discuta avec son mari :
- Je crois que je vais solliciter une femme de ménage, Toufik. Je n'en peux plus…
- Je ne suis pas contre cette idée mais ne compte pas sur moi pour la payer.
- Ne t'inquiète pas pour ça. Je la payerai sur mon salaire. Ça coûtera ce que ça coûtera. Quand je rentrerai en sachant que la maison est propre et le linge lavé, je suis sûre que moralement je serai bien… Quand je rentre le soir, je suis fatiguée mais je me dis qu'une bonne tasse de café me revigorerait. Et il suffit que je voie la pile de linge dans la salle de bains pour que ma fatigue se rapproche du coma.
- Que veux-tu que je te dise ? Ramène une femme de ménage… mais fais gaffe… ne ramène pas n'importe quelle femme de ménage… Il faut que ce soit une femme qui s'y connaisse… Sinon, elle salira la maison au lieu de la nettoyer.
- Oui, je sais… c'est la raison pour laquelle j'ai toujours hésité à en recruter une. Oh ! Mon Dieu ! Où vais-je trouver une femme de ménage ?
- Ce n'est pas cela qui est difficile. Tu n'as qu'à chercher dans les petites annonces des journaux. Il y a beaucoup de femmes qui cherchent du travail. Tu peux même trouver une jeune fille diplômée de l'université.
- Une femme de ménage diplômée de l'université ?
- Oui, bien sûr…Il y a beaucoup de jeunes filles qui ont fini leurs études universitaires et pour ne pas rester les bras croisés en attendant du trouver un travail correspondant à leur profil, elles exercent de petits métiers : femme de ménage, baby sitter…
- Hum… je vois…
Djamila trouva dans un journal le numéro d'une dame d'une trentaine d'années qui cherchait du travail en qualité de femme de ménage. Elle lui téléphona, lui donna l'adresse de son appartement et le lendemain ( c'était un samedi) à 7h du matin, elle arriva. C'était une jeune mère de famille de 35 ans qui voulait travailler pour aider son mari qui n'arrivait pas à joindre les deux bouts et à faire face aux besoins de leurs trois petits enfants. De plus, elle était propre et avait l'air d'être honnête. Djamila, discrètement, demanda à Toufik ce qu'il en pensait et il lui dit :
- Je la trouve bien, cette dame… Elle parle doucement, elle est timide… C'est le genre de femmes qui ne cherchent pas à s'imposer par le blabla mais par leur travail. Et ce qui est bien c'est qu'elle n'habite pas loin d'ici. Si elle vient à pied cela ne lui prendra pas plus d'une demi-heure. Oui… je pense qu'elle fera l'affaire. Maintenant entends-toi avec elle pour le salaire. Si elle travaille une demi-journée, ne lui donne pas plus de 7500 DA. La moitié du SMIG.
- Je vais lui donner 10.000 DA pour la motiver… Et dans deux ou trois jours, si je vois qu'elle est bonne et qu'elle fait son travail convenablement, je lui donnerai 2500 DA. Pourquoi attendre la fin du mois ? Elle a peut-être besoin d'argent. La fin du mois est encore loin…
- Tu as raison… Ah ! Il y a une chose que tu ne dois pas oublier : il faut qu'elle sache exactement ce qu'elle doit faire. Et prends toutes ses coordonnées : son non, son adresse. Ce sont des renseignements que tu devras prendre à partir de sa carte d'identité nationale. Prends aussi son numéro de téléphone et note tout sur un calepin et non sur un bout de papier, comme tu le fais souvent.
- D'accord.
Quand la jeune dame eut appris qu'elle percevrait chaque semaine 2500 DA pour une demi-journée de travail, elle versa des larmes de joie. Djamila la prit alors en sympathie et lui donna 200 DA pour qu'elle achète des yaourts ou d'es friandises à ses enfants.
- Bon, maintenant mon mari et moi devons sortir pour une heure ou deux…Tu peux commencer aujourd'hui si tu veux. Et une fois que tu as fini, tu peux t'en aller. Aujourd'hui contente-toi de fermer la porte derrière toi. De toutes les manières ma fille n'a que quatre ans mais elle a l'habitude de rester seule. Ensuite, je te donnerai le double des clefs.
- Oh ! merci, merci madame, merci.
Deux heures et demie plus tard, Djamila et son mari revinrent. La femme de ménage était déjà partie mais elle avait fini son travail. Un travail que Djamila trouva impeccable.
Mais sa petite fille lui dit :
- Cette femme doit être folle maman, elle est entrée plusieurs fois dans ta chambre.
- Ah ! bon ? Je pense que c'est juste pour vérifier qu'elle n'a rien oublié… Elle a dû se dire que je la jugerai par le travail qu'elle accomplirait dans cette chambre.
- A mon avis, au lieu de faire les éloges de ta femme de ménage, tu ferais mieux d'aller vérifier s'il ne manque rien, répliqua Toufik.
- Papa a raison, maman….Plusieurs fois, je l'ai surprise en train de passer un chiffon sur le miroir de ton armoire… Je ne savais pas qu'il était si sale, ce miroir…
- Moi, non plus ma fille…
Toufik hurla :
- Espèce d'idiote ! va vérifier s'il ne manque rien dans ton armoire ! Qu'est-ce qu'il y a d'abord dans cette armoire ?
- Ben…euh…je … je ne me rappelle plus…oh ! non ! oh ! mon Dieu ! Les bijoux de ta mère, allah yerham'ha !
Djamila courut jusqu'à l'armoire, l'ouvrit, souleva une pile de vêtements et trouva le coffret en bois qu'elle y avait dissimulé. Elle en souleva le couvercle et elle le trouva vide.
- Les bijoux ont disparu, Toufik !
- Ce n'est pas vrai ! il y en avait pour près de 80 millions de centimes de bijoux en or, Djamila !
- Oh ! Toufik… ce n'est pas vrai ! Elle semblait si honnête, si timide… si malheureuse et si heureuse de pouvoir aider son mari à faire face aux dépenses de la famille. Elle a même pleuré de joie quand je lui ai fait part du montant de son salaire.
- Elle t'a eue, Djamila.
- Elle t'a eu aussi, Toufik ! Rappelle-toi ce que tu m'as dit lorsque tu l'as vue : «Elle parle doucement, elle est timide… C'est le genre de femme qui ne cherchent pas à s'imposer par le blabla mais par leur travail». Et voilà son travail !
- Oui, que veux-tu que je te dise ? Je me suis fié aux apparences. Où allons-nous mon Dieu si maintenant, il faut se méfier même des gens qui ont l'air honnêtes et timides ?
- Mais je reconnais que tu as quand même fait preuve de prudence, Toufik, lorsque tu m'as demandé de prendre ses coordonnées…
- Tu les as prises, n'est-ce pas ?
- Oui…
- Donne-les moi…Nous allons au poste de police.
- Oh ! Non, Toufik, pas au poste de police…
- Eh ! Quoi ? Tu veux que j'aille chez elle lui demander de me rendre les bijoux de ma mère ? Son mari sortira pour me répondre que sa femme n'est pas une voleuse….Il va peut-être me donner un coup de tête qui m'obligera à m'aliter pendant une semaine… Non. Nous déposons plainte !
Il y a cinq jours, la femme de ménage de Djamila a été jugée au tribunal de Bir Mourad Rais. Le procureur a requis contre elle 5 ans de prison ferme et une amende de dix millions de centimes. Et bien sûr, avec obligation de restituer tous les bijoux qu'elle a pris.
Quant à Djamila, dans l'immédiat, elle ne pense pas à chercher une autre femme de ménage. Le risque est trop gros !


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