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La passion du métier
Libraires d'alger
Publié dans Le Midi Libre le 16 - 04 - 2009

On retrouve à l'intérieur de ces boutiques, dédiées au livre, l'atmosphère feutrée et studieuse propre aux librairies et qui est la même partout dans le monde.
On retrouve à l'intérieur de ces boutiques, dédiées au livre, l'atmosphère feutrée et studieuse propre aux librairies et qui est la même partout dans le monde.
Les librairies d'Alger connaissent un nouveau souffle après avoir marqué un recul face à l'invasion des fast-food, pizzerias et autres gargotes. Les livres étant de plus en plus chers, et les Algérois de plus en plus préoccupés par leur survie, beaucoup de libraires ont été contraints de changer d'activité. Pourtant nombreuses sont les librairies qui ont résisté et continuent de le faire envers et contre tous. On retrouve à l'intérieur de ces boutiques l'atmosphère feutrée et studieuse propre aux librairies et qui est la même partout dans le monde.
En Algérie le livre a connu une hausse notable de son prix due en partie à une taxe douanière trop élevée...L'abrogation de la loi relative à la taxe du livre proposée par la ministre de la Culture Khalida Toumi, en 2008 et a enfin soulagé, un tant soit peu, les libraires. Certains libraires élucident,question de la cherté du livre. En effet à cette interrogation ils rétorquent : «Quand vous dites que le livre est inaccessible, il faut se poser la question : par rapport à quoi ? Le livre est considéré comme onéreux par rapport au pouvoir d'achat et au coût de la monnaie algérienne sur le marché international.» Toujours est-il que les livres importés et les ouvrages techniques restent inaccessibles, rares sont les étudiants qui peuvent acquérir ce genre d'ouvrage. Le libraire sert de trait d'union entre l'auteur et le lecteur et dans le but de mener à bien sa mission il crée une passerelle intellectuelle trop souvent, hélas, infranchissable.Dans cet objectif une librairie située à Alger-Centre, accorde des remises importantes sur l'achat de tout ouvrage, ceci «dans le but d'encourager les jeunes à lire». Le gérant des lieux a insisté pour que nous ce citions ni son nom ni celui de sa librairie. Il nous parlera des raisons de sa noble vocation : analphabète, il a fait d'énormes efforts pour dépasser ce handicap, et il s'était fixé comme objectif l'ouverture d'une librairie afin d'inciter les gens à lire et à ne pas être comme lui. Ce « Monsieur», âgé aujourd'hui de 44 ans, nous donne ainsi une vraie leçon de vie, il a presque réussi à nous faire oublier ses étagères riches en ouvrages, presque aussi riches que le cœur du patron des lieux. Des milliers de livres restent en stock dans l'arrière-boutique, l'espace pour les exposer n'étant pas suffisant. «J'ai adressé une correspondance à l'APC d'Alger-Centre pour l'attribution d'un second local que j'aimerais aménager pour la lecture avec un coin dédié aux enfants.» Nous ne pouvons que souhaiter que l'APC réponde favorablement à sa prière. Mille-Feuilles (clin d'œil aux gérants de gargotes et autres pizzérias), cette autre librairie consacre un espace aux ouvrages des sciences humaines. Jouissant d'une longue expérience, Mille-feuilles, organise, chaque week-end, des après-midi dédiés à la poésie qui sont ouverts même aux amateurs. Les libraires estiment que le meilleur moyen de fidéliser un client, c'est d'abord d'arriver à répondre à sa demande, d'être à son écoute et de le conseiller. La Librairie des Beaux-Arts est l'une des plus anciennes dans la capitale ayant vu le jour dans les années 50. Elle a abrité maints évènements culturels marquants, depuis l'époque où elle portait le nom de sa première propriétaire, Pierrette Lacroix. Toutes ces librairies qui continuent à vendre de la culture et du rêve demeurent le dernier rempart contre l'invasion de l'audiovisuel, la télévision et Internet ayant supplanté la lecture dans les foyers algériens. Nous ne pouvons qu'espèrer que le livre retrouve la place qu'il mérite et qu'il n'aurait jamais dû quitter.
Les librairies d'Alger connaissent un nouveau souffle après avoir marqué un recul face à l'invasion des fast-food, pizzerias et autres gargotes. Les livres étant de plus en plus chers, et les Algérois de plus en plus préoccupés par leur survie, beaucoup de libraires ont été contraints de changer d'activité. Pourtant nombreuses sont les librairies qui ont résisté et continuent de le faire envers et contre tous. On retrouve à l'intérieur de ces boutiques l'atmosphère feutrée et studieuse propre aux librairies et qui est la même partout dans le monde.
En Algérie le livre a connu une hausse notable de son prix due en partie à une taxe douanière trop élevée...L'abrogation de la loi relative à la taxe du livre proposée par la ministre de la Culture Khalida Toumi, en 2008 et a enfin soulagé, un tant soit peu, les libraires. Certains libraires élucident,question de la cherté du livre. En effet à cette interrogation ils rétorquent : «Quand vous dites que le livre est inaccessible, il faut se poser la question : par rapport à quoi ? Le livre est considéré comme onéreux par rapport au pouvoir d'achat et au coût de la monnaie algérienne sur le marché international.» Toujours est-il que les livres importés et les ouvrages techniques restent inaccessibles, rares sont les étudiants qui peuvent acquérir ce genre d'ouvrage. Le libraire sert de trait d'union entre l'auteur et le lecteur et dans le but de mener à bien sa mission il crée une passerelle intellectuelle trop souvent, hélas, infranchissable.Dans cet objectif une librairie située à Alger-Centre, accorde des remises importantes sur l'achat de tout ouvrage, ceci «dans le but d'encourager les jeunes à lire». Le gérant des lieux a insisté pour que nous ce citions ni son nom ni celui de sa librairie. Il nous parlera des raisons de sa noble vocation : analphabète, il a fait d'énormes efforts pour dépasser ce handicap, et il s'était fixé comme objectif l'ouverture d'une librairie afin d'inciter les gens à lire et à ne pas être comme lui. Ce « Monsieur», âgé aujourd'hui de 44 ans, nous donne ainsi une vraie leçon de vie, il a presque réussi à nous faire oublier ses étagères riches en ouvrages, presque aussi riches que le cœur du patron des lieux. Des milliers de livres restent en stock dans l'arrière-boutique, l'espace pour les exposer n'étant pas suffisant. «J'ai adressé une correspondance à l'APC d'Alger-Centre pour l'attribution d'un second local que j'aimerais aménager pour la lecture avec un coin dédié aux enfants.» Nous ne pouvons que souhaiter que l'APC réponde favorablement à sa prière. Mille-Feuilles (clin d'œil aux gérants de gargotes et autres pizzérias), cette autre librairie consacre un espace aux ouvrages des sciences humaines. Jouissant d'une longue expérience, Mille-feuilles, organise, chaque week-end, des après-midi dédiés à la poésie qui sont ouverts même aux amateurs. Les libraires estiment que le meilleur moyen de fidéliser un client, c'est d'abord d'arriver à répondre à sa demande, d'être à son écoute et de le conseiller. La Librairie des Beaux-Arts est l'une des plus anciennes dans la capitale ayant vu le jour dans les années 50. Elle a abrité maints évènements culturels marquants, depuis l'époque où elle portait le nom de sa première propriétaire, Pierrette Lacroix. Toutes ces librairies qui continuent à vendre de la culture et du rêve demeurent le dernier rempart contre l'invasion de l'audiovisuel, la télévision et Internet ayant supplanté la lecture dans les foyers algériens. Nous ne pouvons qu'espèrer que le livre retrouve la place qu'il mérite et qu'il n'aurait jamais dû quitter.


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