Relatant l'état économique et social de la nation pour l'année 2008 et les perspectives de conjonctures de l'année 2009, le président du Conseil national économique et social, Mohamed Seghir Babès, estime que «l'essentiel consiste à coopérer avec l'ensemble du tissu gouvernemental et les institutions syndicales, patronales, tout en relevant les lignes de force et les lignes de faiblesse suffisamment soulignées dans le rapport. Il s'agit d'assurer la stabilité du cadre macroéconomique et les fondamentaux des grands équilibres internes et externes (crise 2007 aux Etats-Unis d'Amérique et les subprimes)». Relatant l'état économique et social de la nation pour l'année 2008 et les perspectives de conjonctures de l'année 2009, le président du Conseil national économique et social, Mohamed Seghir Babès, estime que «l'essentiel consiste à coopérer avec l'ensemble du tissu gouvernemental et les institutions syndicales, patronales, tout en relevant les lignes de force et les lignes de faiblesse suffisamment soulignées dans le rapport. Il s'agit d'assurer la stabilité du cadre macroéconomique et les fondamentaux des grands équilibres internes et externes (crise 2007 aux Etats-Unis d'Amérique et les subprimes)». Concernant les lignes de faiblesse, il a affirmé qu'il faut s'attaquer à la vulnérabilité de l'économie nationale sachant que la croissance est présente, bien que qualifiée de molle, car elle a ce caractère d'évanescence et d'incertitude. De gros investissements ont été réalisés dans l'accompagnement de la croissance et la création d'emplois dans le contexte de la politique fondée sur les hydrocarbures. La conjoncture a été conduite avec une intensité exceptionnelle pour faire aboutir cette politique d'investissement. Babès n'a pas manqué de souligner que «le développement économique durable dépend étroitement de la diversification des activités économiques et des exportations hors hydrocarbures sachant que le pays ne doit pas se confiner uniquement dans les revenus tirés du pétrole et du gaz. Par conséquent, il faut développer la PME/PMI créatrice d'emplois et orienter les investissements productifs vers le secteur industriel et les autres secteurs hors hydrocarbures». Abordant l'état économique et social de l'année 2008, M. Bouras responsable de la division économique du Cnes, a déclaré que «la Banque mondiale a globalement confirmé les résultats de croissance de l'Algérie pour l'année 2008 avec un taux de 4,9 % contre 3,1 % en 2007, tandis que se poursuivaient, à un rythme soutenu, les gains de croissance, à hauteur de 6 % hors hydrocarbures, notamment dans le bâtiment et les travaux publics, ainsi que les services inhérents à la réalisation de projets de grandes infrastructures». Dans le chapitre équilibres internes et la politique budgétaire pour l'année 2008, le Cnes relève que «la politique des équilibres budgétaires en 2008 a été étroitement liée à la gestion rationnelle des surplus pétroliers au niveau du fonds de régulation (FRR), sachant que les disponibilités de ce fonds se sont fortement améliorées en dépit d'une forte sollicitation du budget public évalué à 4 mille 280 milliards de dinars à la fin de l'année 2008». A propos de la balance commerciale, le rapport du CNES montre que l'excédent commercial a permis d'atteindre 40,6 milliards de dollars à la fin de l'année précédente, soit approximativement 18,5 % d'augmentation par rapport à l'année 2007, et ce grâce à un niveau élevé des exportations des hydrocarbures dont le montant a atteint plus de 77 milliards de dollars en 2008. La situation monétaire et l'intermédiation bancaires sont caractérisées par l'augmentation du niveau des avoirs extérieurs nets de l'ordre de 38,18 % en 2008, passant ainsi de 7415,5milliards DA en 2007 à 10246,8 milliards DA à la fin 2008. Le potentiel lié à l'amélioration dans le financement bancaire de l'économie et la forte progression du PIB hors hydrocarbures est matérialisé et devient perceptible par une amélioration du niveau des crédits à l'économie en 2008 dont le montant s'est élevé à 2708,9 milliards DA en 2008 contre 2298,6 milliards DA en 2007, soit une hausse de près de 18 % contre 15,22 % en 2007). Au sujet des perspectives de conjoncture de l'année 2009, le rapport circonstancié du CNES indique que «l'évolution positive de certains indicateurs macroéconomiques atteste la santé et la bonne évolution de l'économie nationale, en 2009, hormis le PIB hors hydrocarbures qui devait atteindre plus de 10 % de croissance grâce aux résultats positifs au niveau des secteurs agricoles, de l'industrie, du BTPH et des services, et grâce aussi aux crédits de l'économie qui ont connu une hausse de 19 %, à la fin 2009». Un comité ad-hoc sur le système bancaire et financier Un comité ad-hoc, chargé de rendre le système bancaire et financier plus performant, sera installé dès la première semaine du mois de janvier 2010, a annoncé jeudi à Alger le président du Conseil national économique et social (CNES), M. Mohamed Esseghir Babès. Ce comité sera "chargé de mettre en phase la sphère bancaire et financière avec la sphère économique réelle, a expliqué le président du Cnes en marge des travaux du Conseil consacrés à la présentation des rapports de conjoncture. "Ce sont ces acteurs là qui tiennent l'entreprise et qui créent l'emploi pérenne et la croissance durable", a-t-il soutenu. L'installation de ce comité intervient après celui déjà mis en place, il y a quelques semaines, pour élaborer une stratégie visant à promouvoir la création des PME en Algérie. Le climat des affaires jugé lent Le climat des affaires est qualifié de lent par le CNES soulignant que «qu'il devient impérieux d'améliorer les IDE» précisant que «l'Algérie continue de reculer en termes de classement dans le domaine du climat des affaires en dépit des efforts consentis par le pays pour insérer l'économie nationale dans le concert des nations et de la mondialisation. «L'investissement étranger direct réalisés au titre de l'ANDI s'élève à 12 668 millions DA (1 %), celui du secteur de l'énergie et des mines est de l'ordre de 68 104 millions DA, tandis que le privé national a réalisé un montant de 173 719 millions DA, soit 15 % du total investi», indique le CNES. Large excédent des liquidités financières La situation financière en 2009 montre, selon le rapport du CNES, que «la liquidité bancaire reste fortement excédentaire durant le premier semestre 2009 qui a enregistré une diminution, passant de 2845 milliards DA à la fin 2008, à 2549 milliards DA en 2009 (-10,4 %). Concernant le déficit du trésor, il est jugé soutenable au premier semestre 2009 (228,7 milliards DA) au regard des disponibilités du fonds de régulation des recettes, lesquelles ont atteint plus de 4200 milliards DA à la fin de juin de l'année en cours (40 % du PIB). Concernant les lignes de faiblesse, il a affirmé qu'il faut s'attaquer à la vulnérabilité de l'économie nationale sachant que la croissance est présente, bien que qualifiée de molle, car elle a ce caractère d'évanescence et d'incertitude. De gros investissements ont été réalisés dans l'accompagnement de la croissance et la création d'emplois dans le contexte de la politique fondée sur les hydrocarbures. La conjoncture a été conduite avec une intensité exceptionnelle pour faire aboutir cette politique d'investissement. Babès n'a pas manqué de souligner que «le développement économique durable dépend étroitement de la diversification des activités économiques et des exportations hors hydrocarbures sachant que le pays ne doit pas se confiner uniquement dans les revenus tirés du pétrole et du gaz. Par conséquent, il faut développer la PME/PMI créatrice d'emplois et orienter les investissements productifs vers le secteur industriel et les autres secteurs hors hydrocarbures». Abordant l'état économique et social de l'année 2008, M. Bouras responsable de la division économique du Cnes, a déclaré que «la Banque mondiale a globalement confirmé les résultats de croissance de l'Algérie pour l'année 2008 avec un taux de 4,9 % contre 3,1 % en 2007, tandis que se poursuivaient, à un rythme soutenu, les gains de croissance, à hauteur de 6 % hors hydrocarbures, notamment dans le bâtiment et les travaux publics, ainsi que les services inhérents à la réalisation de projets de grandes infrastructures». Dans le chapitre équilibres internes et la politique budgétaire pour l'année 2008, le Cnes relève que «la politique des équilibres budgétaires en 2008 a été étroitement liée à la gestion rationnelle des surplus pétroliers au niveau du fonds de régulation (FRR), sachant que les disponibilités de ce fonds se sont fortement améliorées en dépit d'une forte sollicitation du budget public évalué à 4 mille 280 milliards de dinars à la fin de l'année 2008». A propos de la balance commerciale, le rapport du CNES montre que l'excédent commercial a permis d'atteindre 40,6 milliards de dollars à la fin de l'année précédente, soit approximativement 18,5 % d'augmentation par rapport à l'année 2007, et ce grâce à un niveau élevé des exportations des hydrocarbures dont le montant a atteint plus de 77 milliards de dollars en 2008. La situation monétaire et l'intermédiation bancaires sont caractérisées par l'augmentation du niveau des avoirs extérieurs nets de l'ordre de 38,18 % en 2008, passant ainsi de 7415,5milliards DA en 2007 à 10246,8 milliards DA à la fin 2008. Le potentiel lié à l'amélioration dans le financement bancaire de l'économie et la forte progression du PIB hors hydrocarbures est matérialisé et devient perceptible par une amélioration du niveau des crédits à l'économie en 2008 dont le montant s'est élevé à 2708,9 milliards DA en 2008 contre 2298,6 milliards DA en 2007, soit une hausse de près de 18 % contre 15,22 % en 2007). Au sujet des perspectives de conjoncture de l'année 2009, le rapport circonstancié du CNES indique que «l'évolution positive de certains indicateurs macroéconomiques atteste la santé et la bonne évolution de l'économie nationale, en 2009, hormis le PIB hors hydrocarbures qui devait atteindre plus de 10 % de croissance grâce aux résultats positifs au niveau des secteurs agricoles, de l'industrie, du BTPH et des services, et grâce aussi aux crédits de l'économie qui ont connu une hausse de 19 %, à la fin 2009». Un comité ad-hoc sur le système bancaire et financier Un comité ad-hoc, chargé de rendre le système bancaire et financier plus performant, sera installé dès la première semaine du mois de janvier 2010, a annoncé jeudi à Alger le président du Conseil national économique et social (CNES), M. Mohamed Esseghir Babès. Ce comité sera "chargé de mettre en phase la sphère bancaire et financière avec la sphère économique réelle, a expliqué le président du Cnes en marge des travaux du Conseil consacrés à la présentation des rapports de conjoncture. "Ce sont ces acteurs là qui tiennent l'entreprise et qui créent l'emploi pérenne et la croissance durable", a-t-il soutenu. L'installation de ce comité intervient après celui déjà mis en place, il y a quelques semaines, pour élaborer une stratégie visant à promouvoir la création des PME en Algérie. Le climat des affaires jugé lent Le climat des affaires est qualifié de lent par le CNES soulignant que «qu'il devient impérieux d'améliorer les IDE» précisant que «l'Algérie continue de reculer en termes de classement dans le domaine du climat des affaires en dépit des efforts consentis par le pays pour insérer l'économie nationale dans le concert des nations et de la mondialisation. «L'investissement étranger direct réalisés au titre de l'ANDI s'élève à 12 668 millions DA (1 %), celui du secteur de l'énergie et des mines est de l'ordre de 68 104 millions DA, tandis que le privé national a réalisé un montant de 173 719 millions DA, soit 15 % du total investi», indique le CNES. Large excédent des liquidités financières La situation financière en 2009 montre, selon le rapport du CNES, que «la liquidité bancaire reste fortement excédentaire durant le premier semestre 2009 qui a enregistré une diminution, passant de 2845 milliards DA à la fin 2008, à 2549 milliards DA en 2009 (-10,4 %). Concernant le déficit du trésor, il est jugé soutenable au premier semestre 2009 (228,7 milliards DA) au regard des disponibilités du fonds de régulation des recettes, lesquelles ont atteint plus de 4200 milliards DA à la fin de juin de l'année en cours (40 % du PIB).