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Carnaval fi Dechra : les premiers « pronostics » des services de « l'action psychologique ».
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 06 - 03 - 2012


Elections législatives: Les premiers «pronostics»
par Ghania Oukazi, Le Quotidien d'Oran, 5 mars 2012
L'entrée en lice du FFS dans les élections législatives permet, d'ores et déjà, de se faire une idée sur la configuration devant être donnée à l'Assemblée qui sera issue du scrutin du 10 mai prochain.
Habitué à faire dans le suspense et à surfer sur les concepts pour se distinguer clairement de son frère ennemi, le RCD, le FFS vient d'annoncer formellement sa participation aux prochaines élections législatives.
Annonce qui n'a surpris personne puisque tout était fait pour que le plus vieux parti de l'opposition s'engage dans ses joutes électorales. L'arrivée de Laskri comme son secrétaire général en constitue un point nodal. L'entrée du FFS confirmerait quelque peu l'idée que se font déjà les analystes de la configuration de la nouvelle assemblée.
Le foisonnement de nouveaux partis politiques sur la scène nationale ne semble pas, lui, fait pour changer la donne de ces élections. Pour se (re)faire une santé et une crédibilité, le pouvoir a réussi, comme d'habitude, à faire rentrer dans l'arène, les vieux démons de la politique dans le pays. Le FLN et le FFS en constituent déjà deux bien assis dans l'histoire partisane nationale, mais surtout bien «vus» par les décideurs. Le premier -le FLN- l'est parce que c'est ce parti historique par lequel la manœuvre vient pour retourner les situations en leur faveur, en toute circonstance et dans toute conjoncture.
Le second -le FFS- constitue aux yeux du pouvoir «un vis-à-vis crédible» puisqu'il est toujours géré par un homme -Hocine Aït Ahmed- qui a été de toutes les phases de la révolution et continue de l'être à ce jour. Le FFS est un parti certes opposant mais historiquement «sûr et fiable» aux yeux des décideurs. Ces derniers, jusqu'à Bouteflika lui-même, ont toujours su garder avec ce parti, à travers Aït Ahmed bien sûr, une relation de respect pouvant les amener jusqu'aux compromis quand la situation du pays l'exige.
L'Algérie reste l'un des rares pays de la région qui ne craindrait pas le spectre de l'islamisme même si un grand nombre de ses nouveaux partis s'illustrent comme tels.
Comme déjà souligné dans ces colonnes, les animateurs de ces nouvelles formations sont bien connus sur la scène politique nationale et par les arcanes du pouvoir pour avoir au moins une fois figuré sur ses fiches et même ses tablettes, ne serait-ce que pour faire de la figuration. Le retour d'Abdallah Djaballah démontre bien que le pouvoir retient ce qu'il veut des acteurs et élimine ce qui ne l'intéresse pas au moment où il veut. L'on se rappelle par le passé que Djaballah avait été retenu comme candidat à une élection présidentielle. Mais à ce moment, les décideurs avaient tablé sur les discours fougueux de la responsable du PT, elle aussi candidate, pour contrebalancer ses envolées à l'égard de l'électorat de l'ex-Fis qu'il voulait séduire. Plus tard, le leader islamiste a été éjecté par deux fois de la tête de deux différents partis qui, en vérité, n'en font qu'aucun, du moins à l'époque de son éviction. Il s'agit d'El-Islah et d'Ennahdha. C'est parce que, disaient certains responsables, «Djaballah devenait dangereux pour avoir bénéficié de voix d'un grand nombre de policiers notamment dans sa ville natale Skikda». Et bien qu'il garde son verbe acerbe et tranchant, Djaballah ne semble pas craint aujourd'hui tant les choses doivent certainement évoluer conformément à un canevas précis qui prend en charge les intérêts de toutes les parties en faction.
C'est ainsi que les premiers pronostics des prochaines législatives commencent à être lancés, ici et là, dans des milieux d'analystes avertis. Pour avoir manœuvré sur la base du principe «diviser pour régner», le FLN est donné favori dans ces joutes par rapport au RND qui se retrouverait, en principe sur une ligne médiane entre les anciens et les nouveaux partis. Selon des sources crédibles, le parti d'Ahmed Ouyahia viendrait même bien après celui de Djaballah qui, lui, est donné quand même à la deuxième position après le FLN bien sûr. Le Premier ministre n'aurait pas donc le vent en poupe auprès du plus haut niveau de la décision. L'on estime que le FLN arracherait facilement la centaine de sièges, «ceci sans compter avec les alliances et les liens étroits qu'il a avec des partis qui sont nés à partir de sa base militante. Djaballah aurait, selon «les calculateurs», un peu plus de 80 sièges. Le FFS est donné pour avoir une trentaine de sièges alors que le MSP serait relégué à un rang bien éloigné du sommet. L'on dit qu'il n'aurait même pas une quinzaine de sièges. Les nouveaux venus devraient, selon nos sources, être placés au niveau de la nouvelle assemblée de sorte à ce qu'ils soient considérés comme des éléments bloquants au moment où les décideurs chercheraient à renforcer, amoindrir ou alors à neutraliser -c'est selon le besoin- l'effet d'une loi, d'une disposition, d'une décision ou même d'un gouvernement.


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