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Enquête-Témoignages
Assistante sociale, un métier en quête d'assistance
Publié dans Le Soir d'Algérie le 02 - 05 - 2015

«Une étude est en cours pour examiner la possibilité de reprise de l'activité de l'assistante sociale, en tant qu'acteur efficient dans la société algérienne, au vu de son rôle et de son importance. » Cette déclaration a été faite, il y a de cela près d'une année, par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem Si Amer. Mais au fait, existent-elles encore en Algérie ? Qu'est-ce que le métier d'assistante sociale ? Qui le pratique réellement ? Témoignages.
Lila, 62 ans grand-mère :
«Nous suivions à l'époque des études assidument»
Lila est une grand-mère retraitée heureuse et comblée. Elle a fait le choix de prendre une retraite anticipée et ne s'en plaint pas. «Après avoir fait des études secondaires, j'ai intégré un centre de formation dirigé par les Sœurs Blanches. C'est sur place que j'ai compris que les postulantes avaient le choix entre plusieurs spécialités. J'ai choisi celle d'assistante sociale. En fait, la formation d'assistante sociale était une sorte de tronc commun. Par la suite, les stagiaires choisissaient entre plusieurs spécialités : puéricultrice, infirmière, assistante administrative ou autres», explique Lila. Elle garde un souvenir précis des cours théoriques mais aussi des stages. «Pendant une certaine durée, nous avions des cours théoriques portant sur toutes les spécialités. Pour la pratique, nous étions envoyées dans des crèches ou des dispensaires pour mettre à exécution ce que nous avions appris. Il y avait beaucoup de rigueur et les Sœurs suivaient tout de près. Nous avions par la suite le titre d'assistante sociale spécialisée dans une branche. Pour ma part, j'avais choisi d'être puéricultrice. Après une formation de près de deux ans, nous passions une sorte de période d'essai. J'ai aussi appris les premiers gestes de secours, à être à l'écoute et aussi savoir réconforter les enfants. Ce sont surtout les stages alternés qui m'ont permis d'être opérationnelle et surtout cela m'a donné confiance en moi. Ce qui est dommage, aujourd'hui, c'est que les puéricultrices ne sont pas vraiment suivies et je pense qu'un simple diplôme de psychologue ne permet pas à une personne d'être une bonne puéricultrice. Franchement, je plaide pour le retour de la formation d'assistante sociale.»
Feriel, 38 ans, employée dans une institution publique : «Etre assistante sociale sans l'être»
«Pour moi, j'exerce le métier d'assistante sociale sans être reconnue en tant que telle. Ce qui ne me permet pas de pratiquer mon métier et de ne pas évoluer dans ma carrière.» C'est en ces termes que Feriel a exprimé sa frustration face à ce qu'elle vit dans cet établissement hospitalier public. «Je ne suis ni infirmière ni chargée de communication mais pourtant je fais un peu de tout cela. J'oriente les gens, je les accompagne, je les tranquillise, je prodigue dans certaines situations les soins simples mais on me considère comme une attachée administrative. C'est le comble ! Et pourtant, j'aime beaucoup le contact avec les patients et les citoyens. J'aime le rôle que je joue et l'image que je renvoie d'un bon établissement hospitalier. Au niveau de notre institution, on m'a expliqué que le métier d'assistante sociale n'existe pas mais je l'exerce quand même.»
Nawel, employée dans un hôpital : «Les assistantes sociales n'existent qu'au niveau des directions d'assistance sociale»
«Logiquement, je ne suis pas assistante sociale mais je fais en partie ce métier.» Psychologue de formation, Nawel est employée dans un hôpital pour assurer le secrétariat et prendre en charge les problèmes d'ordre social qu'on peut rencontrer au sein de l'hôpital, notamment auprès des patients.
«A un certain moment, je ne voulais plus qu'on me considère comme une simple secrétaire et pouvoir suivre les dossiers de fond.
On m'a tout bonnement expliqué que pour être une assistante sociale, il fallait partir au ministère de la Solidarité. Mais apparemment, même là-bas, elles n'existent pas. Je trouve qu'il n'y a pas de suivi surtout pour les enfants. Il n'y a qu'à voir tous ces petits mendiants qu'on croise dans les rues. Je me dis que s'il y avait des assistantes sociales, ils seront pris en charge et ne seront pas livrés à eux- mêmes.»
Nora, assistante sociale à la retraite : «Un métier dur et apaisant à la fois»
«Les assistantes sociales jouaient un rôle très important durant les années 70», c'est avec une certaine nostalgie que Nora, grand-mère et ancienne assistante sociale, replonge dans ses souvenirs professionnels. «Nous avions un rôle important, nous faisions le suivi des campagnes de vaccination, nous nous déplacions chez les familles et nous prodiguions certains soins à domicile, ce qui diminuait les déplacements et la saturation au sein des structures hospitalières. Nous étions très bien accueillies. Vous savez, l'accueil est une spécialité algérienne !» raconte-t-elle en souriant. C'est un métier d'apaisement du fait qu'il apporte beaucoup de réconfort aux autres : «Lorsqu'on donne, on reçoit», dit-elle en expliquant que c'est un travail qui nécessite beaucoup de bonne volonté et un savoir-vivre. «Mais il peut être très dur lorsque vous devez prendre en charge les pouponnières. Les enfants abandonnés sont pour moi une grande cause et je faisais attention pour qu'ils soient bien traités, chose qui n'est pas évidente tout le temps. Vous savez, j'imaginais comment un tel enfant allait s'en sortir ou quel serait le destin d'un autre. J'espère qu'ils sont tous heureux et en bonne santé. Avant de conclure, j‘espère que ce métier reverra le jour et sera valorisé et que les futures assistantes seront bien formées et l'aimeront car il est noble.


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