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CINQUIEME JOUR DU PROCES DE L'AFFAIRE KHALIFA
Un avocat s'insurge contre "la ligne rouge � ne pas d�passer"
Publié dans Le Soir d'Algérie le 14 - 01 - 2007

Particuli�re a �t� la cinqui�me journ�e du proc�s de l�affaire Khalifa. Et pour cause : les avocats de la d�fense ont rendu le climat quelque peu fi�vreux de part leurs interventions alors que la juge, Mme Brahimi, venait de les inviter � poser des questions � l�accus� Akli Youcef, responsable de la caisse principale d�El Khalifa Bank.
Rejetant de but en blanc le fait que la pr�sidente du tribunal �reste attach�e dans ce proc�s qu�aux personnes cit�es dans l�arr�t de renvoi�, ils disent qu�ils ne peuvent d�passer �une ligne rouge�. �Nous ne sommes pas ici pour faire de la figuration Madame la juge�, tonnera Me Djamel Boulefrad qui non sans �tre suivi dans sa logique par Me Cha�bane Abderrezak, qui, dans un ton solennel, ajoutera : �Nous sommes l� pour la recherche de la v�rit�, celle-l� m�me qui ne doit se limiter seulement au tribunal ou aux pr�venus encore moins � la d�fense mais elle doit �tre per�ue par l�Alg�rie tout enti�re.� Loin d��tre impassible � cet incident d�audience, Mme Brahimi r�pondra qu�il n�y a point de ligne rouge mais qu�elle est tenue, tel que lui conf�re le droit, d�appliquer le code de proc�dure et que le seul trait d�union qui la lie avec la d�fense est le code p�nal qu�elle montra ostentatoirement. C�est dire que juste avant, le proc�s de l�affaire Khalifa avait livr� des r�v�lations � tout le moins �tonnantes quant au trou de la caisse principale d�El Khalifa Bank, �valu� � 3,5 milliards de dinars. Et c�est par la bouche d�Akli Youcef, premier responsable de cette caisse, que les divulgations ont foisonn�. Cet ex-caissier de l�agence BDL de Staoueli, poss�dant le niveau d�instruction de la 3e ann�e moyenne, est poursuivi pour des chefs d�inculpation relevant du criminel. C�est en septembre 1998 qu�il a rejoint la banque El Khalifa apr�s dix ans pass�s � la BDL. �Pourquoi avez-vous quitt� la BDL Monsieur Akli et quelles sont les personnes qui ont interc�d� pour votre recrutement � El Khalifa�, lui demande la juge. �C�est parce que j�ai voulu changer tout simplement surtout qu�il s�agit d�une banque priv�e. Et je pr�cise que personne ne m�a aid� pour ce poste. J�ai �t� recrut� sur une simple demande�, lui r�pond Akli. Non satisfaite de la r�plique du pr�venu, la pr�sidente du tribunal ajuste sa question et demande si le premier responsable de la caisse principale connaissait Abdelmoumen Khalifa avant son recrutement dans sa banque. Ce � quoi le pr�venu lui r�pond par l�affirmative mais uniquement dans le cadre du travail lorsqu�il �tait caissier � la BDL. �Il �tait (Moumen Khalifa, ndlr) client chez nous et je le voyais souvent � l�agence�, r�torquera Akli. Voulant toujours en savoir plus sur son recrutement � El Khalifa Bank, Mme Brahimi cible encore une fois sa question. �Quel poste avez-vous demand� pour votre nouveau job ?� �Je n�ai pas �t� trop exigeant et je n�ai pas pr�cis� de poste mais comme je connais bien le m�tier de caissier du fait que je l�avais occup� pr�c�demment � la BDL, j�avais souhait� �tre caissier�, affirme-t-il. �A propos de votre passage � la BDL, et dix ans ce n�est pas peu dire, est-ce que vous avez connu M. Issir Idir Mourad ?� poursuit la juge. �Non il n��tait pas encore venu � la t�te de cette agence�, riposte-t-il. Sachant bien o� elle veut aller, la juge lui demande le nombre de jours qu�il a fallu pour �tre recrut� chez Khalifa. Et l� elle saura de sa bouche que c��tait � peine quelques jours apr�s sa demande. �Donc on peut savoir la date exact de votre recrutement M. Akli�. �Le 2 septembre 1998�, soutient-il avant de pr�ciser qu�il a �t� recrut� � l�agence de Ch�raga comme caissier. �Et qui vous a re�u le premier jour de votre recrutement � Khalifa ?� insiste � savoir la juge ?�. �C�est M. Nanouche qui �tait directeur g�n�ral d�El Khalifa Bank et c�est lui qui m�a mis sur le poste de caissier de l�agence de Ch�raga que j�ai occup� jusqu�� la cr�ation de la caisse principale au d�but de l�ann�e 1999�, lui fera savoir le pr�venu Akli. �Et qui �tait le directeur de l�agence de Ch�raga ?� S�chement, le mis en cause donnera le nom de Ouzar sans dire plus. Pour les besoins de compr�hension du r�le de la caisse principale et le pourquoi de sa cr�ation, la juge lui demanda : �D�apr�s vous, c�est quoi une caisse principale; expliquez-nous M. Akli�. Avec une d�concertante r�partie, l�ex-responsable de cette caisse r�pondra congr�ment qu�elle a �t� cr��e dans l�unique et simple but de recevoir les fonds de toutes les agences El Khalifa implant�es dans la wilaya d�Alger lesquelles leur seront revers�s le lendemain selon leurs besoins. �Y avait-il un contrat de travail qui vous liait avec El Khalifa Bank et quel a �t� votre salaire ?� l�interrogea la juge. �Quarante mille dinars net.� �Et � la BDL ?� �Dix-neuf mille dinars, Mme la pr�sidente.� Toutefois, lorsqu�il occupera le poste de directeur g�n�ral adjoint de la caisse principale, son salaire atteindra quatre-vingt-quinze mille dinars, dira-t-il au repr�sentant du minist�re public. Apr�s quoi la juge l�interroge sur son r�le exact � la caisse principale de Ch�raga. �Compter de nouveau l�argent provenant des caisses des agences bancaires implant�es dans l�Alg�rois et remettre ensuite les accus�s de r�ception�, affirmera-t-il. N�anmoins, pour l�argent qui sort de sa caisse, il n�en dira mot sauf pour parler de convoyeurs de fonds charg�s d�emporter les sacs pleins d�argent. �Ils sont combien ces convoyeurs de fonds�, demandera-t-elle. �Je ne sais pas�, lui dira-t-il. �Ce n�est pas grave mais je vais vous rafra�chir la m�moire. Ils sont trois�, pr�cisera-t-elle.
Khalifa Abdelmoumen prenait souvent de l�argent de la caisse principale
Voulant se mettre dans le peau de la victime, le pr�venu appuyait � chaque fois sur le fait qu�il se devait de se soumettre aux instructions de son �patron� Abdelmoumen Khalifa, pour lequel il appuyait sur son statut de pr�sident- directeur g�n�ral. Ainsi, il l�chera sans coup f�rir qu�il venait personnellement � la caisse principale prendre de l�argent. �Soit vous l�avez bien dit au juge d�instruction que vous receviez des ordres de Abdelmoumen Khalifa et que vous ex�cutiez sans discussion, n�est-ce pas ?� �Absolument�. �Mais comment les ordres vous parvenaient- ils�, lui demanda la juge. �Par t�l�phone�, lui r�pondit-il. �Pour vous demander quoi ?� �Pour que je lui pr�pare de l�argent afin qu�il vienne le prendre et que je mettais soigneusement dans des sachets.� �M�me si c�est 50 milliards de centimes ?� s��tonne la juge. �Tout � fait, je travaille dans une banque priv�e et le patron c�est bien Abdelmoumen Khalifa. Mon r�le est d�ex�cuter sans discuter�, fera savoir pu�rilement Akli Youcef. �Mais est-ce que vous faisiez la m�me chose quand vous �tiez � la BDL ?� �Non, ce n�est pas pareil, mais � El Khalifa Bank il y a r�ellement un patron.� �Et l�argent lui appartenait aussi (� Khalifa Abdelmoumen, ndlr !)�. �C�est l�argent des clients�, insista le pr�venu. La juge continuera � le questionner sur les personnes � qui il devait r�pondre favorablement pour la remise d�argent. Et l�, nous saurons qu�il s�agit de Karim Sma�n, Chachoua Abdelhafid et Bouabdellah Salim. A ces trois personnes, Akli Youcef remettait de l�argent sans m�me qu�il y ait des �crits. Mais toute la salle sera abasourdie lorsque le pr�venu annonce le plus grand montant remis en main propre � Khalifa Abdelmoumen, � savoir huit millions d�euros et sept millions de francs fran�ais sans parler de l�argent en dinars qu�il venait prendre r�guli�rement de la caisse. �Khalifa Abdelmoumen venait � l�improviste et il vous appelait avant ?� l�interrogera-t-elle. �Il m�avisait 10 � 15 minutes avant.� �Et il vous signait un document.� �Non, aucun.� �Donc comment saviez-vous les montants de l�argent pris.� �Par la simple m�moire ; il me disait qu�on r�gularisera plus tard.� �Y a-t-il d�autres personnes qui venaient au nom de Abdelmoumen Khalifa prendre de l�argent ?� dira la juge. Il r�pondra : �Je me souviens de Mir Ahmed qu�il disait envoy� par le P-dg � qui j�ai remis 5 millions de dinars.� �Et Krim Sma�n ?� continuera Mme Brahimi. �Krim prenait ce qu�il voulait comme argent�, r�pliquera- t-il. Ensuite la juge lui lira l��tat de l'argent sorti. Pour justifier ces trous, Akli Youcef parlera de mises en demeure au nombre de 11 transmises � l�inspection g�n�rale et ce, pour �soi-disant r�gulariser la caisse�. Seulement, lui rappellera la juge, qu�il n�a jamais dit � qui de droit qu�il fallait s�adresser � Abdelmoumen Khalifa quant � la justification du trou. Le repr�sentant de la partie civile l�interrogea quant � lui sur le pourquoi de la non-comptabilisation de l�argent sorti. �C�est � Abdelmoumen Khalifa de les comptabiliser pas moi�, lui r�pondra- t-il. Mais quand le procureur g�n�ral voulut savoir si la date du 26 f�vrier 2003 lui disait quelque chose, Me Khaled Bourayou intervient pour rappeler au repr�sentant du minist�re public qu�il outrepasse ses pr�rogatives.
Pr�sence de Aboudjerra Soltani et Kerbache dans la salle d�audience
Le ministre d�Etat sans portefeuille, Aboudjerra Soltani et l�ex-ministre des Finances, Kerbache, ainsi que l��pouse de Terb�che, en fuite, se sont pr�sent�s hier au tribunal criminel pr�s la cour de Blida pour t�moigner mais la juge, Mme Brahimi, leur a signifi� qu�il ne pourront �tre entendus dans l�audience d�hier. Les trois t�moins signaleront � la juge qu�ils sont � la disposition du tribunal.


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