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Une production iranienne au Fisahara : Si Sonita, le cri de la liberté

La vie de réfugié, de peuple opprimé et spolié, est la principale thématique que traitent les œuvres cinématographiques projetées lors de la 13e édition du Fisahara qui s'est ouvert ce mercredi au camp de réfugiés de Dakhla (Rasd).
Le film de la documentariste iranienne, Rokhsareh Ghaem Maghami, est de loin le plus représentatif. Pendant deux longues et dures années, la réalisatrice suit minute par minute le parcours de Sonita, 18 ans, une jeune réfugiée habitant depuis dix ans dans la banlieue pauvre de Téhéran. Sonita rêve de devenir une chanteuse, en dépit des obstacles auxquelles elle est confrontée en Iran et au sein de sa famille. En effet, alors qu'elle rêve de remplir les stades comme ses idoles Mickael Jackson et Rihanna, Sonita se voit réserver un tout autre destin : être mariée de force et vendue pour la somme de 9000 dollars. Mais Sonita n'entend pas se soumettre. De tempérament téméraire et passionnée, elle bouscule les codes de cette culture conservatrice et décide de se battre pour vivre sa vie. Mais là n'est pas toute l'originalité de ce film. La productrice, Maghami, qui a longtemps raconté dans ses films documentaires la vie dans les camps de réfugiés, est allée plus loin cette fois-ci avec sa caméra. Pour aider son héroïne, elle va jusqu'à dépasser les limites qu'impose le métier, en lui payant la dot. C'est là donc l'élément poignant de ce documentaire qui participe au 13e Fisahara. Pour aider Sonita à concrétiser son rêve, la cinéaste l'accompagne, également, de bureau en bureau pour obtenir un passeport afghan, un visa pour les Etats-Unis et une place dans un lycée de l'Utah. Pour retarder l'échéance du mariage et modifier le cours du destin de Sonita, elle intervient encore et paie 2000 dollars à sa famille. Si Sonita, ce film documentaire de 1h31mn, a supprimé les frontières qui séparent le producteur de son film. Point d'objectivité point de distance. Maghami devient également sujet dans sa production. Par ce geste, elle représente n'importe quel téléspectateur qui, au moment de visualiser ce documentaire, aura l'envie de venir en aide à cette jeune adolescente.
Un geste, une originalité
Grâce à ce geste, Maghami bascule les traductions de production de documentaire. Elle a permis une fin heureuse à cette jeune réfugiée. Sonita est partie aux USA, elle a commencé sa formation en janvier 2015, dans un lycée de l'Utah, et doit la finir l'année prochaine. Elle milite activement contre le mariage forcé. Elle veut désormais faire des études de droit, afin de devenir avocate pour les droits de l'homme. Sonita a également pu travailler et envoyer de l'argent à ses parents et ses neveux. Certes, ses parents étaient contrariés au début, mais finalement, sa mère a réalisé le potentiel de sa fille et elle lui a pardonné. Encore du jamais vu. Mais Rokhsareh Ghaem Maghami assume totalement son choix. Elle dit ne pas avoir pu laisser Sonita se marier contre son gré. «Il fallait que j'intervienne, que je fasse quelque chose», dit-elle et d'ajouter : «Vous ne pouvez pas toujours aider mais, parfois, c'est si facile de sauver la vie de quelqu'un.» C'est aussi ce message qui a été transmis par ce film : aider. Aider, peut importe le prix à payer. C'est d'ailleurs toute la symbolique de ce festival qui se tient depuis mercredi au camp de réfugiés de Dakhla. Le peuple sahraoui, dernier pays colonisé en Afrique, demande à être aidé à retrouver sa liberté.

De notre envoyée spéciale aux camps de réfugiés de Dakhla


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