Constantine renoue avec ses traditions et ses métiers en péril. Le secteur de l'artisanat, notamment la dinanderie, est mis en avant depuis quelques années. Il revient en force sur la scène locale et aura tendance à s'imposer en tant que créneau porteur et générateur de postes d'emploi. A cet effet, un salon national de la dinanderie sera organisé, du 7 au 11 novembre prochain, à la salle des sports de la nouvelle ville Ali Mendjeli, à l'initiative de la direction de wilaya de la PMEA et de la chambre des arts et métiers de Constantine (CAM). La tenue du salon s'inscrit dans le cadre des célébrations de la Journée nationale de l'artisanat, fêtée tous les 9 novembre de chaque année. L'objectif de cette manifestation est de relancer l'artisanat d'art bien spécifique à la ville des Ponts et de sauvegarder le métier de dinandier. La transmission du métier de dinandier est difficile à Constantine, où 71 artisans dinandiers sont enregistrés à la chambre de commerce, alors que plus de 500 artisans pratiquent ce métier artistique dans les circuits informels. Ils étaient plus de 200 artisans dinandiers au Remblai du Bardo. Ils ne sont aujourd'hui qu'une poignée. Malgré les difficultés, les artisans ne comptent pas renoncer à cette activité. Ils sont déterminés à lutter pour la sauvegarder dans sa pratique originelle par amour du bon goût et du produit raffiné. Pour ce qui est de la participation au salon, il est prévu le concours d'une centaine d'artisans qui tiendront leurs stands sous la forme d'une exposition-vente, auxquels il y a lieu d'ajouter dix autres stands des différents dispositifs d'appui et d'aide, Ansej, Angem, université, ecole des beaux-arts. Après l'introduction des dispositifs de soutien à l'emploi, il y a une décennie, le secteur de l'artisanat a connu un second souffle. Les métiers perpétués et retransmis de génération en génération sont en passe de se réapproprier la place qui était la leur il n'y a pas si longtemps.