Les travaux du métro au chef-lieu de Bachdjarrah semblent prendre une autre dimension. Plusieurs chantiers sont en phase finale. Il faut dire qu'après la visite d'inspection du ministre des Transports, Amar Tou, qu'il a effectuée au Tunnel cadre et au chantier d'extension de la ligne 1 du métro d'Alger vers la commune d'El Harrach, les chantiers se sont accélérés à un rythme exceptionnel. Le Tunnel cadre de Bachdjarrah, un ouvrage à ciel ouvert de 360 m, est un tunnel souterrain de 720 m de long reliant les stations 1 et 2 de Bachdjarrah. Ce tronçon du métro, qui est situé juste au-dessus des courts du complexe de tennis de Bachdjarrah, est équipé de quatre grands ventilateurs. Il utilise également un viaduc de 280 m reliant Haï El Badr à la première station de Bachdjarrah et un passage souterrain du côté de oued El Harrach. L'état d'avancement des travaux dans les chantiers des futures stations de métro de Bachdjarrah 1 et Bachdjarrah 2 semble être important par rapport aux mois précédents. Même la route qui relie les différentes cités de Bachdjarrah vers la cité Tifrit Lahlou, qui mène vers Haï El Badr, vient d'être réaménagée, au grand bonheur des automobilistes. Ainsi, au chantier de la station multimodale d'El Harrach gare et d'El Harrach centre, on voit déjà arriver les choses. Cette station centrale doit regrouper des sorties permettant d'assurer des correspondances sur différents moyens de transport routiers, à savoir les minibus, les taxis et les bus publics. Dans le jargon des spécialistes des transports, on appelle cela une «station multimodale». Il faut dire également que d'autres stations multimodales commencent même à bénéficier de la complémentarité du tramway (toujours en chantier) et du train en d'autres points d'Alger. Peut-on dire que c'est par rapport à la dernière visite du ministre de tutelle que les choses évoluent ainsi ? En tout état de cause, la cadence imposée aux entreprises chargées de ces opérations, par les pouvoirs publics et notamment par le ministre Tou, vient de donner satisfaction après avoir exhorté les responsables de maintenir ou d'accélérer le rythme de réalisation et de respecter les délais contractuels. L'enjeu étant de livrer le projet le plus vite possible, sachant que cela a pris des retards impossibles à rattraper. Cependant, la seule faille qui existe et mérite d'être signalée dans cette situation, serait celle des courts de tennis du complexe de Bachdjarrah qui risquent de ne guère voir le jour avant 2012, une durée loin de répondre à ce qui a été entendu par les deux parties. Cette situation prive les adeptes de cette discipline sportive des courts, même si les deux ou trois surfaces restantes assurent quelques séances pour les jeunes mordus de tennis.