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La fin d'une bouderie
Publié dans L'Expression le 27 - 10 - 2004

Bouteflika au parlement, c´est une première. Après une bouderie qui aura duré plus de cinq ans. C´est vrai que l´homme n´avait pas caché son aversion pour un système hybride, mi-présidentiel, mi-parlementaire, qui ne lui convenait pas, pas plus que le bicaméralisme. Que le gouvernement soit obligé de faire avaliser son programme par les députés, alors qu´il est censé appliquer un programme pour lequel le président de la République a été élu au suffrage universel, avait l´heur de lui faire hérisser les cheveux.
Certes le moment est solennel. Le président de la République est invité au palais Zighoud Youcef pour rendre hommage, en ce cinquantième anniversaire du 1er-Novembre, à l´un des six chefs historiques, à savoir Rabah Bitat, qui formait au sein du Crua depuis juin 1954, le staff dirigeant de la révolution avec Mohamed Boudiaf, Mostéfa Ben Boulaïd, Didouche Mourad, Larbi Ben M´hidi et Krim Belkacem, auxquels il faut ajouter les trois représentants de la délégation extérieure: Ben Bella, Aït Ahmed et Khider.
Rabah Bitat a aussi été le premier président de l´Assemblée populaire nationale, second personnage de l´Etat, président de la République par intérim après la mort du président Houari Boumediene.
Sans préjuger de ce que dira exactement Abdelaziz Bouteflika, il ne fait aucun doute qu´une animation fébrile doit régner au siège de l´APN, qui pour la circonstance, sera baptisée au nom de Rabah Bitat. On passera sur l´aspect historique et protocolaire, qui n´est pas à négliger, pour imaginer que le président fera son premier message à la nation à partir du parlement, comme le veut la tradition, d´autant plus que depuis le 8 avril 2004, date de sa réélection à la magistrature suprême, il n´a pas multiplié les déclarations, se contentant de quelques apparitions protocolaires, contrairement aux discours-fleuves auxquels il nous avait habitués au cours de son premier mandat. Et aux fléchettes qu´il ne manquait pas de décocher. Faut-il considérer au contraire que la politique nationale est anesthésiée, l´opposition laminée, qu´il n´y a plus de grand débat, de grand projet? Prenons le cas du premier plan de relance économique. Le grand argentier du pays, Abdelatif Benachenhou, vient de déclarer qu´il a été un échec. Au moment où l´on va mettre sur les rails un nouveau plan de relance de 50 milliards de dollars sur cinq ans, ne serait-il pas utile d´engager un débat, de donner la parole aux experts à tous les niveaux, de demander l´avis des parlementaires? N´est-ce pas Benachenhou lui-même qui veut mettre les députés devant leurs responsabilités sur la question de l´assainissement des entreprises publiques ? Il semble bien que c´est la première fois qu´on propose de ne pas mettre la charrue avant les boeufs sur un sujet qui divise les Algériens et qui fait que des milliards sont engouffrés chaque année en pure perte, alors que cet argent aurait pu servir à quelque chose de plus productif.
Certes, le président de la République n´a jamais fait mystère de son désir de récupérer toutes ses prérogatives ni de sa volonté de changer la Constitution pour aller vers un régime présidentiel fort, mais sa présence à l´APN sera en elle-même un geste chargé de symboles. Et quel que soit le contenu de son message, il réparera une lacune qui dure depuis plus de cinq ans, celle de rendre à la représentation populaire nationale la place qui est la sienne dans l´édifice institutionnel. Si la tribune de l´APN n´est pas l´antre où l´on débat et où on annonce les grandes décisions qui engagent l´avenir du pays, c´est la démocratie à l´algérienne qui en prend un coup.


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