Ce programme a permis l'éclosion et l'implication de 22 000 PME/PMI. Invité au centre de presse d'El-Moudjahid pour débattre du plan de soutien à la relance économique (Psre), le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, Abdelkader Khelil, a d'emblée réfuté l'idée d'un second plan de ce type comme souhaité par Mohamed Mentouri, président du Cnes lors de la 22e session de son organisme, et M.Nordine Yazid Zerhouni qui avait évoqué, il y a quelques semaines, sans définir la nature et les contours, l'éventualité de recourir, une seconde fois, à ce genre de programme. Partant d'une analyse de la portée et de l'impact du Psre (sur au moins deux paramètres économiques de base: l'emploi et la croissance ) engagé, il y a maintenant près de deux années, il avait semblé pour beaucoup, de prime abord, mitigé. Le responsable de l'institution d'études, de réflexion et de surveillance de la politique économique et sociale de l'Exécutif avait noté, quand même, non seulement un certain retour de l'Etat dans la sphère économique à travers ce plan, mais également une tendance lourde vers le retour à l'emploi. D'où la raison d'être d'un deuxième plan pour conforter le premier qui, de l'avis du chef du Cnes, a suscité «une faible mobilisation» et que «faute d'une puissante mobilisation, ce processus d'appui à l'économie nationale ne s'éteigne avec la fin de la programmation budgétaire, après s'être heurté à des systèmes décisionnels réfractaires dans un contexte de désintérêt pénalisant». Pour le conférencier, le Psre a, «certes, été perturbé par l'insuffisance de matériaux de construction, le ciment et le rond à béton, et par les contraintes rencontrées dans l'application de la réglementation du code des marchés publics» mais il n'en demeure pas moins qu'«il a contribué largement au développement économique par la création de milliers d'emplois». En ce qui concerne le premier point M.Khelil a rappelé que lors de son conseil interministériel présidé par Ahmed Ouyahia au mois de mai dernier, le gouvernement a décidé d'orienter les cimenteries algériennes vers l'importation de pas moins de 1 million de tonnes de ciment pour réduire les tensions sur ce produit que connaît, depuis quelque temps, le marché des matériaux de construction et pallier le déficit enregistré sur le marché local. Pour le second point, des amendements devraient être soumis au Conseil du gouvernement la semaine prochaine. Les chiffres avancés par le représentant du gouvernement font état de 7760 projets achevés et 3810 en voie d'achèvement, alors que les 3 060 autres n'ont pas encore démarré. Ces projets ont consommé une enveloppe de 474 milliards de dinars sur une enveloppe de 525 milliards (environ 7 millions de dollars). Sur les 50 restant, 25 viennent d'être alloués à la wilaya d'Alger. Les projets achevés ont permis la création et la mobilisation de 22.000 PME/PMI ayant généré 550.000 emplois. En outre selon le conférencier «le Psre a permis aux collectivités d'éponger leurs dettes»