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Er Rai continue de croire à un prochain retour
MALGRE LA SUSPENSION ET LES PRESSIONS QU'IL SUBIT
Publié dans L'Expression le 15 - 09 - 2003

Nous avons senti chez nos confrères la volonté de ne pas quitter la scène médiatique sur la pointe des pieds.
«L'Expression est toujours suspendu, mais cette mesure ne l'a pas empêché de continuer, par bribes, il faut le reconnaître grâce au soutien de certains confrères de rencontrer ses lecteurs», dira un journaliste exerçant au sein du groupe de presse Er Rai El Aam qui édite Er Rai, le Journal de l'Ouest et l'hebdomadaire Détective, absents des kiosques eux aussi.
Les journalistes du groupe que nous avons eu l'occasion de rencontrer au siège de l'entreprise dénoncent à l'unanimité le comportement de certains titres de la presse régionale «instrumentalisée» dans la guerre livrée par des cercles du pouvoir à la presse indépendante.
«A Oran, il est malheureux de reconnaître que la corporation reste à construire. La solidarité qui devait nous unir durant cette conjoncture difficile n'a pas émergé. De vils calculs d'épicier ont contraint des confrères au silence» dira un journaliste du quotidien arabophone Er Rai. Au siège du journal, l'atmosphère est lourde.
On épluche les journaux, on commente les articles relatifs à l'arrestation du P-Dg du groupe, M.Benaoum Ahmed, avant de replonger dans la discussion pour maintenir la mobilisation du groupe.
Les avis sont unanimes: c'est une véritable cabale fomentée pour faire taire les titres qui ne sont pas acquis au discours de certains cercles du pouvoir. «L'argument commercial agité comme motif de suspension des journaux n'a pas tenu longtemps la route, pour preuve, le harcèlement que vivent les journalistes depuis la reparution de certains titres. Les pressions exercées sur Benchicou, Dilem, les journalistes de Liberté et l'arrestation du président-directeur général du groupe Er Rai El Aam, sont la preuve des dérives totalitaires d'un pouvoir qui a décidé d'imposer le black-out sur les scandales de certains responsables» dira M.Ahmed Oukili, directeur de publication du quotidien Er Rai.
Concernant la série d'articles relatifs aux dépassements de la police à Oran, notre interlocuteur se déclare surpris par les reproches envers des confrères. «On nous reproche le fait d'avoir fait notre métier. Quand un citoyen vient dénoncer un abus de pouvoir, il est de notre devoir, par respect à notre ligne éditoriale de faire entendre sa voix. Les institutions de l'Etat devraient en principe déclencher des enquêtes pour punir les auteurs des dépassements. Nous n'avons rien contre les personnes, mais il est de notre devoir de dénoncer les abus d'où qu'ils viennent».
Un journaliste de Détective, suspendu lui aussi, dénonce le silence de certains titres de la presse nationale qui n'évoquent pas la suspension de cet hebdomadaire spécialisé dans les faits de société. «Notre titre est le doyen de la presse people en Algérie, les gens ont tendance à oublier cela. Ce journal suspendu au même titre que d'autres confrères n'est que très rarement évoqué par la presse. Il ne faut pas oublier qu'il constitue le gagne-pain de plusieurs dizaines de familles», dira ce journaliste.
Concernant l'aspect social de la suspension, des confrères du groupe Er Rai El Aam ont insisté sur les difficultés qu'ils risquent de rencontrer à l'avenir. «L'entreprise emploie une centaine de familles et a créé environ 500 postes d'emploi indirects, avec la suspension, les ressources de ces nombreuses familles se trouvent compromises», avouera un cadre administratif du groupe qui n'arrive pas à partager son emploi du temps entre ses obligations familiales, courir pour recouvrer les créances de l'entreprise et discuter avec les imprimeurs pour trouver une issue au problème des dettes.
Les employés du groupe viennent chaque jour aux nouvelles. Tous espèrent la prochaine reparution des titres édités par l'entreprise. «Nous en avons assez des étiquettes qu'on a voulu nous coller. Nous ne sommes pas islamistes, nous ne sommes pas régionalistes. Nous sommes des Algériens jaloux de la souveraineté de notre pays. Nous sommes pour un pluralisme d'idées en Algérie et nous croyons aux principes d'une véritable démocratie, celle qui permettrait aux citoyens de défendre leurs droits sans avoir à craindre les représailles. Ce sont ces principes que nous défendrons jusqu'au bout et aucune force ne peut nous dévier de notre ligne éditoriale qui est celle de défendre les victimes de la hogra et de nous battre pour une Algérie une et indivisible qui serait la fierté de tous ses fils», dira un journaliste du groupe.
Avant de partir nous avons senti chez ces confrères la volonté de ne pas quitter la scène médiatique sur la pointe des pieds par la faute d'une décision administrative. «Pour le moment on se contente de l'édition électronique, mais nous reviendrons un jour sur les étals pour être aux côtés de ceux qui partagent notre ligne éditoriale» dira le responsable technique du quotidien Er Rai qui précisera que toute l'affaire Benaoum ne constitue ni plus ni moins, qu'un grossier montage pour faire taire une fois pour toutes, les journaux Er Rai, Détective et le Journal de l'Ouest.


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