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Washington en quête de renforts
GUERRE EN IRAK
Publié dans L'Expression le 20 - 10 - 2004

La situation reste tendue alors que les Etats-Unis sollicitent des appuis.
Le début de Ramadan en Irak n'a en rien amélioré une situation générale qui reste précaire tant au plan sécuritaire que social, les Irakiens souffrant, outre des retombées de la violence, de nombreux manques dans leur vie de tous les jours. En fait, la mort est devenue une compagne ordinaire des Irakiens qui la côtoient dans chaque rue, chaque quartier, dans les villes grandes et petites. L'invasion américaine, à part l'élimination de l'ex-dictateur Saddam Hussein, n'a, en revanche, apporté ni sécurité ni bien-être à la population locale. Bien au contraire, avec l'occupation étrangère, le terrorisme, jusqu'alors inconnu en Irak, a pris racine et menace les fondements mêmes de l'Etat. Selon un rapport de l'Iiss (Institut international d'études stratégiques) sur l'équilibre militaire mondial, l'intervention des Etats-Unis en Irak a contribué à accroître les risques terroristes. L'Institut indique: «La guerre en Irak a accru, au moins à court terme, le risque terroriste qui pèse sur le monde occidental». L'Iiss critique par ailleurs le manque de planification par Washington de l'après-guerre irakien. Tout aussi critique a été le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, qui estime pour sa part que la guerre initiée par les Etats-Unis en mars 2003 n'a pas rendu le monde plus sûr. «Je ne peux pas dire que le monde soit plus sûr quand vous considérez la violence autour de nous, quand vous regardez autour de vous et voyez les attaques terroristes dans le monde et que vous voyez ce qui se passe en Irak», déclare-t-il dans un entretien diffusé dimanche dernier par la chaîne britannique ITV. «Nous avons encore beaucoup à faire en tant que communauté internationale pour essayer de rendre le monde plus sûr.» Voici quelque jours, M.Annan avait également réitéré que la guerre imposée par les Etats-Unis à l'Irak était «illégale» du fait même que Washington s'est «dispensé du feu vert» du Conseil de sécurité, passant outre l'opposition de la communauté internationale en envahissant l'Irak. Dix-huit mois après cette agression, le résultat est là: l'anarchie, le chaos et la violence sont les fait patents d'un Irak administré par l'occupant américain. L'après-guerre en Irak est un ratage total, les Américains n'ayant ni prévu ni planifié des suites après la chute du régime de Saddam Hussein et l'occupation du pays. L'évolution sanglante que connaît l'Irak aujourd'hui est directement induite par le manque de discernement des stratèges américains qui pensaient ou espéraient qu'il suffisait de se débarrasser de Saddam Hussein pour que le pays tombe comme un fruit mûr et que les soldats américains soient accueillis en libérateurs. C'est tout le contraire qui s'est produit et les morts qui jonchent chaque jour les rues, les quartiers et les villes irakiennes témoignent de l'échec d'une politique que ses promoteurs refusent cependant à reconnaître comme tel, à l'image du président sortant américain, George W.Bush, le seul à voir des progrès en Irak alors que le monde entier ne voit que l'accumulation des morts et de l'horreur à l'instar de ces otages décapités par leurs ravisseurs. Les Etats-Unis partagent totalement les forfaits que commet le groupe Tawhid wal Jihad de l'islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, dont l'existence même est l'une des retombées de l'invasion et de la guerre qui s'en est suivie. De fait, en Irak, il y a une guerre dans la guerre qui oppose Al-Zarqaoui, barricadé dans le bastion de Falloujah, aux troupes américaines. Les raids de ces dernières semaines contre la ville rebelle, le siège mis autour de Falloujah depuis jeudi dernier, préparent en fait la bataille terrestre à venir. C'est dans cette optique et du fait que l'armée américaine a déplacé un millier de soldats vers Falloujah, que Washington a sollicité Londres, lui demandant de déployer des soldats supplémentaires dans le sud de la capitale, dans le périmètre rebelle de Latifiyah, Mahmoudiyah et Iskandariyah. Mais, selon un porte-parole du Pentagone, ce n'est pas seulement Londres que le commandement des forces américaines en Irak a sollicité, mais aussi des pays membres de la coalition qui ont été sondés. Ainsi, plutôt que de s'éclaircir, la situation générale en Irak a tendance à s'enfoncer un peu plus dans l'incertitude du lendemain, faisant sérieusement craindre la tenue du crucial scrutin prévu en janvier prochain. Le temps passe mais la violence, loin d'être éradiquée, persiste et s'étend de plus en plus à des régions jusqu'ici épargnées. C'est celle-là la sécurité promise par Washington aux Irakiens.

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