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Les petits comptes du soccer algérien
250 MILLIARDS POUR LE FOOTBALL MAROCAIN
Publié dans L'Expression le 22 - 08 - 2005

Une équipe nationale se bâtit à partir des clubs qu'on a sous la main.
Alors que la Tunisie l'a adopté depuis quelques années, le professionnalisme dans le football deviendra réalité au Maroc à partir de la saison prochaine. A cet effet le gouvernement de ce pays s'apprête à dégager une enveloppe de 25 millions d'euros qui servira à aider les clubs et la fédération à se lancer dans l'opération du professionnalisme en bénéficiant des moyens nécessaires pour une telle mission. Et de moyens conséquents puisque le gouvernement marocain va doter les 16 clubs de la division 1 de centres de formation tout en procédant à la construction de 4 stades dont les terrains seront couverts de gazon artificiel. Chaque club recevra 110.000 euros par an et diverses primes au titre de la performance sportive. Quant à la fédération de football, elle bénéficiera d'une enveloppe de 6,7 millions d'euros pour lancer le professionnalisme. Il n'y a, peut-être, pas lieu de s'extasier devant de tels chiffres mais au moment où la FAF reçoit 37 milliards de centimes pour la refondation du football algérien on ne peut qu'être dubitatif devant les 25 millions d'euros que viennent de consentir les Marocains pour relancer la machine de leur football car le chiffre en question représente, au change officiel, 250 milliards de nos centimes. Il y a bien longtemps que la preuve a été donnée que notre football ne pourra relever la tête que s'il y a une remise en cause du système qui y prévaut. Et de dire que la solution du problème se situe au niveau de l'Etat en ce sens qu'il appartient à nos gouvernants de proposer la politique susceptible de remettre la discipline sur les rails du progrès et du développement. Une équipe nationale se bâtit à partir des clubs qu'on a sous la main. Si la sélection algérienne de football n'a plus l'esprit compétitif, c'est parce qu'on s'est complètement trompé de route dans la gestion de la discipline d'une manière globale. En particulier dans celle des clubs que les pouvoirs publics ont laissé se transformer en machines à user de l'argent du contribuable dans des opérations sans aucun intérêt pour leur propre développement et celui du football national. Le professionnalisme en Algérie aurait dû être appliqué avant la Tunisie et le Maroc parce que chez nous le législateur avait prévu de réglementer le système en conséquence puisque depuis 1989 et l'avènement de la loi 89-03 sur le sport, il a été question de «professionnaliser» la première discipline sportive du pays. Mais que de textes de loi sont passés par la suite sans qu'il y ait le moindre changement en raison de décrets d'application qu'on n'a jamais vu venir. Cette saison on en est même arrivé à une situation burlesque avec des clubs au statut d'amateur qui embauchent des joueurs professionnels. Il est vrai que le ministre de la Jeunesse et des Sports, M.Yahia Guidoum, annonce pour bientôt la promulgation de textes qui permettront aux clubs de changer de statut mais tant que ces textes n'ont pas été paraphés on est bien obligé de croire que, pour l'instant, notre football avance la tête en bas.
Mais plus que cela, il faut des moyens et lorsqu'on parle de moyens il faut, nécessairement, de l'argent. La FAF a demandé cette saison une enveloppe de 76 milliards de centimes, elle n'en a obtenu que 37. Et encore, pour les débloquer il a fallu faire intervenir de hautes personnalités de l'Etat. Ce n'est pas nouveau, des fédérations sportives en sont encore à attendre leurs subventions annuelles alors que les principales compétitions internationales sont passées. Ce n'est pas la faute du MJS. Il y a en Algérie une tendance à la bureaucratie qui doit friser le record du monde en la matière. Pour qu'une feuille de papier soit déplacée du côté droit d'une table au côté gauche, il faut faire une tonne de demandes en plusieurs exemplaires, et bien sûr toutes paraphées. Pourtant l'investissement dans le sport en général, dans le football, en particulier est porteur. Une équipe nationale qui gagne fait renaître l'espoir et la confiance dans la population. En 1998, suite à la victoire des Bleus français en coupe du monde, la croissance avait atteint un seuil record en France.
Malheureusement, la refondation de notre football attend toujours avec son système bancal et ses clubs déstructurés, mal gérés, manquant de moyens et l'on en est à exiger une équipe nationale compétitive. Il y en a pour qui le rêve est facile. Les Marocains, après les Tunisiens, ont, eux, compris ce qu'il convient de faire pour ne pas se laisser distancer par les autres nations en n'hésitant pas à débloquer une fortune pour leur football. Si les victoires pouvaient s'obtenir sur un coup de baguette magique, il faudrait voir s'il n'existe pas un Merlin l'enchanteur quelque part dans le monde, capable de sauver, à bas prix, la discipline sportive n°1 en Algérie.


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