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Tu seras un grand journaliste, mon fils!
Publié dans L'Expression le 11 - 11 - 2007

Chez les Arabes, le chiffre 7 a toujours eu une consonance mystérieuse. Magique. Divine. Quasi mystique. Allez savoir pourquoi. L'équipe de L'Expression, qui compte un effectif de près d'une centaine de personnes déjà, se refuse à céder au conservatisme. Journalistes, techniciens, cadres et employés ne veulent pas souffler les bougies des anniversaires qui se terminent par 0 ou par 5. Alors, brisons les tabous.
Ce sont des garçons et des filles de vingt ans qui font votre journal. Ils sont accompagnés dans leur aventure par de «vieux schnocks» de la presse qui se comptent déjà, les années filant, sur les doigts d'une main. Les vieilles recettes de l'école El Moudjahid font toujours fortune pour cette génération à laquelle l'invention de l'Internet reste le meilleur gage de réussite et de conquête. Finies donc les tracasseries habituelles de recherche d'une documentation ficelée dans de vieilles chemises en carton que le temps a jaunies ou qui ont fini par rendre l'âme à force de manipulation. Internet, c'est rapide. Efficace. Concis. Rassurez-vous, ce n'est pas du fast-food journalistique. Il y a encore de la saveur dans le menu quotidien de L'Expression. On y mange encore bio. Les recettes de grand-mère font toujours fureur dans les salles de rédaction, même si l'odeur de l'encre et le stylo à plume Mont Blanc pour les artistes de ce «fichu» métier ont cédé la place à l'impression à froid de la PAO. Le prêt-à-porter journalistique existe aussi chez nous. C'est une maladie envahissante. Les colonnes des journaux algériens en exhalent de forts relents. Le talent ne se conjugue pas toujours avec les diplômes. C'est François Mitterrand, le président français, qui disait: «Les génies courent les rues. Mais c'est la persévérance qui fait réussir dans la vie.»
La presse algérienne sombre doucement dans sa décrépitude. Elle est phagocytée par les maquignons et l'arrivisme. L'attrait de l'argent enterre de plus en plus les consciences.
Hélas, la presse nationale d'aujourd'hui n'est pas la piste aux étoiles. Ce n'est pas avec des mots que l'on fait de grands journaux. Je n'ai pas une vocation de nécrologue, mais j'avoue humblement mon scepticisme sur l'essor d'une presse vouée déjà aux gémonies parce que tout simplement le courage d'exister, celui de s'assumer, quitte à subir les foudres des puissants, lui manquent.
Dieu! comme elle est belle cette sentence du grand journaliste français, Philippe Alexandre: «J'espère m'être fait beaucoup d'ennemis. Dans ce métier, il ne faut pas être aimé.»
J'ai créé deux journaux: Liberté et L'Expression. J'ai été suspendu de parution par deux fois pour le premier et une fois pour le second et pourtant, j'avais déjà roulé ma bosse durant 23 ans à El Moudjahid, ce grand journal mythique de la Révolution. Et si la presse d'aujourd'hui manque réellement d'épaisseur, avouons-le, c'est certainement à cause de nos petites lâchetés. Pourtant, nous avons subi tous les viols, nous avons connu tous les acharnements comme ceux qui relèvent du fait du prince ou de la Justice, toutes les transgressions morales et physiques, à commencer par celles des tueurs du GIA qui ont emporté à jamais près de 70 de nos confrères. Sans compter ceux ayant choisi d'emprunter le dur chemin de l'exil. Hélas! ce courage d'exister, ce courage de subir aussi, l'avons-nous perdu aujourd'hui?
L'honnêteté intellectuelle, elle aussi, a fini par nous fausser compagnie. L'avènement de la presse indépendante a-t-il été un leurre? Un miroir aux alouettes? Que sont donc devenus nos rêves d'asseoir une Algérie nouvelle? Juste, tolérante et digne des promesses de la proclamation de Novembre? Avons-nous biaisé notre serment au point, comme le dit Lampedusa dans Le Guépard, de «tout changer pour que tout reste pareil»?
Il doit bien y avoir une faillite quelque part, sinon comment expliquer le simple fait que près de vingt ans depuis que cette presse libre existe, nous n'avons pas encore jugé utile et capital, pour son avenir, de créer un grand syndicat des journalistes et une puissante fédération des éditeurs? Que sommes-nous donc devenus?
C'est de cette vérité que je tenais à vous faire part pour ce septième anniversaire de L'Expression. Je vous disais bien que le chiffre 7 était magique...


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