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«Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait»
AUDIBERTI ET FILS AU CCF D'ALGER
Publié dans L'Expression le 09 - 11 - 2008

Le spectacle joue à la fois sur cette filiation spirituelle entre un poète et un metteur en scène et sur le lien qui unit Marcel Maréchal et son fils Mathias.
Le célèbre directeur du Centre dramatique national Marcel Maréchal et son fils ont monté leur enceinte pour la première fois à la salle de spectacle du Centre culturel français et ce pour présenter une pièce intitulée Audiberti et fils, textes de Jacques Audiberti et dont l'adaptation est de François Bourgeat. Lumière: Jean-Luc Chanonat, montage musical: François Fayt et la production est des Tréteaux de France. Audiberti et fils est un moment de bonheur, qui dure une heure, avec si peu de décor, juste un bureau, une chaise et un porte-manteau. Le spectacle joue à la fois sur cette filiation spirituelle entre un poète et un metteur en scène et sur le lien qui unit Marcel Maréchal et son fils Mathias. Puisant dans les pièces, mais aussi dans les romans, les poèmes, les essais, les interviews, François Bourgeat imagine un dialogue entre père et fils, sans se priver du plaisir de faire malicieusement intervenir, dans cette libre fantaisie théâtrale, Audiberti lui même... ou Dieu. «Il dit une vérité qui fait peur, avec une langue audacieuse une fois pour toute connue excessive, et parle à Dieu et de Dieu sans le nommer et se méfie à la fois de la raison et de la foi, et surtout se méfie des hommes. Indifféremment les gens qui font la loi aujourd´hui, pour peu qu´ils l´aient lu ou entendu, savent qu´il n´est pas des leurs. Il leur donne mauvaise conscience. Il a débusqué leurs mensonges à travers leurs séductions. Il est le pire ennemi des dévots humanistes qui nous gouvernent.» Dans une adaptation ingénieuse et une mise en scène délicate, Marcel Maréchal et son fils chantent la chanson de l'ascendance, la chanson de l´humanité et son parcours. Le père apprend la vraie vie à son fils qui rêve la vie. «Tu apprendras dans le sang, dans les juges, dans les chiffres (...)», dit le père au fils. «Tu t´es tapé la comptable. Enfonce-toi la comptabilité. Après la charcutière, creuse la charcuterie.» C'est: «Akka ammi atoughalath dhakarou.» Marcel Maréchal est né le 25 décembre 1937, il est un des auteurs dramatiques, des metteurs en scène et des dramaturges les plus respectés en France. Depuis 1958, il a dirigé successivement le théâtre du Cothurne à Lyon qu´il fonde en 1958, le théâtre du Huitième à Lyon qu´il inaugure en mai 1968, le théâtre du Gymnase à Marseille (à partir de 1975), le Théâtre national de Marseille, la Criée qu´il fonde en 1981, le théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées à Paris à partir de 1995, depuis janvier 2001, il dirige les Tréteaux de France, Centre dramatique national itinérant, fondé par Jean Danet. Au théâtre du Cothurne, Marcel Maréchal fait débuter, entre autres, Pierre Arditi, Catherine Arditi, Marcel Bozonnet, Maurice Bénichou, Jean-Marie Verselle ou Bernard Ballet. Il s´y consacre principalement à créer des oeuvres de dramaturges contemporains tels que Jacques Audiberti, Jean Vauthier et Louis Guilloux, trois auteurs auxquels il reste toujours attaché. Puis, dans son théâtre du Huitième, il est le premier à accueillir, en France, des jeunes artistes comme Mick Jagger, les Who ou les Pink Floyd... Il est invité plusieurs fois dans la cour d´honneur du Festival d´Avignon et s´invite dans le Off, tout en continuant à mettre en scène alternativement pièces classiques et répertoire contemporain.

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