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L'Algérie en panne de think tank
STRATEGIE ECONOMIQUE
Publié dans L'Expression le 29 - 06 - 2010

Les think tanks, réservoirs de pensées, sont un instrument d'analyse des politiques publiques, notamment en matière sociale et économique.
Trois points essentiels ressortent, selon le modérateur, des discussions, Mohamed Bouchakour, universitaire et membre du Care (Cercle d'action et réflexion autour de l'entreprise), de la rencontre-débat organisée hier, sur le thème «Le rôle et la place d'un think tank dans les pays du Maghreb». Lors d'un débat organisé hier à l'Ecole supérieure algérienne des affaires (Esaa) des Pins Maritimes à Alger, animé par la Tunisienne, Madame Khadidja Mohsen Finan, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri), et néanmoins responsable du programme Maghreb et coordinatrice du programme «Relations entre l'Union européenne (UE) et l'Afrique», Mohamed Bouchakour a ciblé, pour sa part, trois points essentiels. Il s'agit pour le premier, d'«identité». Celle-ci «ne peut ne pas être politisée», estime-t-il en rappelant, toutefois, que l'institution «Think tank» est un organe permanent et «non partisan.» Il se veut critique et doté de capacités autonomes et équidistantes aux décideurs politiques. Il est autonome par rapport aux pouvoirs politiques et aux bailleurs de fonds.
Le second point a trait au processus interne de fonctionnement. C'est un véritable «laboratoire de production d'idées neuves», a confié M.Bouchakour. Ce cabinet fonctionne sur recommandations, énoncées oralement et par écrit, pour le recrutement, notamment de chercheurs susceptibles d'intéresser les pouvoirs publics. Le think tank, rappelle-t-il, s'est manifesté positivement comme une «réponse» pendant la crise pétrolière notamment. «Il s'est imposé dans les prises de position politiques. C'est une vraie courroie qui favorise le dialogue entre les secteurs public et privé. Sa montée en puissance s'est avérée avec quelque 5000 organes dans le monde, surtout aux Etats-Unis alors qu'il progresse lentement ailleurs, notamment en France», souligne-t-il. Enfin, le think tank permet «d'influencer dans les processus publics décisionnels et de mesurer ainsi le rôle des intellectuels dans l'espace public et apprécier le comportement des élites.» Un think tank est une institution de droit privé au sein de laquelle se rencontrent des intellectuels, des universitaires, des chefs d'entreprise, des capitaines d'industrie et autres acteurs de la société civile. Il regroupe des experts qui émettent des idées dans le domaine des sciences sociales et disposent d'une capacité d'analyse et de réflexion internes et visent à faire des propositions de politique publique. C'est un véritable «cercle d'analyse» qui contribue au débat sur les réformes publiques. Leur ambition première est de «renouveler la pensée politique, économique et sociale.» Selon Abdelkrim Boudra, président du Care, partenaire dans l'organisation de ce débat avec l'hebdomadaire économique Les Afriques, «l'émergence de think tank en Algérie, notamment dans le domaine économique, est nécessaire à la promotion d'un dialogue permanent et d'un partenariat public-privé».
Malheureusement, ce n'est pas le cas actuellement. L'Institut national des études stratégiques globales (Inesg) considéré comme une sorte de réservoir, n'a produit que deux think tank. Il s'agit des deux défunts Djilalli Lyabes et M'hamed Boukhobza, tous deux anciens directeurs de cet Institut, considérés comme les deux premiers think tanks de l'Algérie moderne.


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