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Un silence complice
TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPES
Publié dans L'Expression le 24 - 09 - 2002

Curieux le silence de la communauté internationale qui accompagne les exactions de l'armée d'occupation israélienne.
Ce qui se passe depuis jeudi dans les territoires palestiniens occupés dépasse l'entendement et renouvelle de manière encore plus barbare si cela se trouve ce qu'ont commis, dans les années 50-60, les armées coloniales française et britannique en Afrique notamment.
La façon dont le gouvernement Ariel Sharon agit envers les Palestiniens - dont l'armée israélienne occupe la totalité de leurs territoires - pour les pousser à renoncer à leur droit le plus absolu d'édifier leur Etat indépendant, transgresse toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment la résolution 1514 de 1960, sur le droit des peuples d'user de tous moyens pour leur émancipation. Israël, qui a fait des territoires palestiniens un «no man's land», un arrière-pays militaire pour assurer sa sécurité, dénie aux Palestiniens le droit de se défendre et d'ériger leur Etat.
L'enjeu, aujourd'hui, n'est pas, n'est plus en tout état de cause, la vie du président Arafat - qu'Israël s'est fait un devoir morbide d'humilier quotidiennement, de «rabaisser plus bas que terre», comme l'affirme le ministre israélien de la Défense israélien Binyamin Ben Eliezer, qui ajoute: «(...) tous ses efforts pour mobiliser le monde autour de lui ont échoué» ce qui, à l'évidence, l'autorise à s'amuser avec la vie d'un homme - mais bien de savoir jusqu'où ira la lâcheté de la communauté internationale qui s'est murée dans un silence curieux, voire coupable et complice, face aux exactions répétées de la soldatesque israélienne.
Voici un peuple vivant l'apartheid au quotidien, sous couvre-feu perpétuel, interdit de circuler dans son propre pays, subissant, outre un blocus économique dont les retombées immédiates sont le dépérissement de tout un peuple, les vexations d'une armée d'occupation, voyant détruire ses maisons, (nombreuses sont les villes palestiniennes aujourd'hui en ruine), les infrastructures de son pays et pour finir la destruction de la Mouqataâ, siège de l'Autorité autonome palestinienne, sans qu'il se trouve une nation parmi les nations du monde, à dire à Israël que trop c'est trop. Où sont donc ces belles âmes qui s'émeuvent de la riposte suicidaire des desperados palestiniens, auxquels Israël n'a pas laissé d'autre choix pour défendre leurs droits, mais demeurent muettes devant les crimes de guerre et contre l'humanité que supervise Sharon?
Ainsi, quand l'Occident réagit, il fait en sorte de ne jamais mettre en difficulté l'Etat hébreu. C'est encore et toujours le «terrorisme» palestinien qui est coupable et mis à l'index, comme vient de l'illustrer le ministre britannique aux Affaires étrangères, Jack Straw, qui déclare: «Nous comprenons tout le besoin d'Israël d'assurer sa sécurité et de se protéger contre les attaques terroristes, mais il est difficile de voir comment une opération à Ramallah résoudra le problème de la violence palestinienne.»
La réaction du ministre britannique, à l'instar de celle, dimanche, de la Maison-Blanche, ignore délibérément le fait que ce sont l'occupation des territoires palestiniens par Israël, la non-application par l'Etat hébreu des résolutions de l'ONU dans le contexte du dossier proche-oriental, qui sont la cause principale des dérives et des violences qui s'en sont suivies dont Tel-Aviv assume l'entière responsabilité.
Le paradoxe est le fait que c'est l'ancien ministre israélien, et un des artisans de l'accord de paix israélo-palestinien d'Oslo de 1993, Yossi Beilin, qui dit clairement ce que la communauté internationale n'ose même pas murmurer tout bas. Ainsi, l'ancien responsable israélien n'hésite pas à affirmer que «seule la détermination du Premier ministre, Ariel Sharon, d'étouffer toute voix palestinienne favorable au dialogue, conjuguée à la bêtise du ministre de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, a pu donner le spectacle effarant de la destruction de la Mouqataâ». En fait, Sharon n'a jamais voulu la paix, ni négocier avec les Palestiniens, ce qu'il a d'ailleurs clamé bien haut en usant de tous les moyens militaires pour consommer le clash entre les deux communautés juive et palestinienne. Seul l'Occident, portant des oeillères, et toujours traumatisé par les retombées du nazisme, n'ose pas accuser Sharon de crimes de guerre dans les territoires palestiniens occupés. Voici un peuple désarmé qui subit, depuis des décennies, les affres de l'occupation, mais auquel Israël dénie le droit de se défendre.
En réalité, Israël a besoin des territoires palestiniens pour sa future expansion (dans les 20 ou 50 années à venir) que les dirigeants israéliens ont suffisamment proclamée ces dernières années, n'en faisant pas un mystère, pour que personne ne l'ignore.
Mais il ne s'est trouvé aucun dirigeant au niveau de la communauté internationale pour faire valoir à l'Etat hébreu que seule la coexistence d'Israël avec un Etat palestinien indépendant assurera la sécurité et la paix pour le peuple israélien.
Quel dirigeant prendra sur lui de dire cela aux Israéliens qui ne comprennent la paix au Proche-Orient que par l'annihilation de toute revendication palestinienne à l'indépendance? Aussi, les brimades que subit depuis deux ans le président Arafat ne sont qu'une péripétie de cette action globale consistant à faire capituler le peuple palestinien et à le faire renoncer à son droit à un Etat indépendant.
C'est l'objectif affirmé de Sharon depuis son retour au pouvoir, et l'enjeu des nouveaux drames et calvaires que vivent les Palestiniens dans les territoires palestiniens phagocytés par l'armée israélienne.


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