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Les prix du ciment flambent
biskra, constantine, el tarf, skikda
Publié dans Liberté le 21 - 04 - 2009

Alors qu'on est juste au début du printemps, les prix du ciment à l'est du pays, comparés à ceux enregistrés durant la même période de l'année passée, ont atteint des pics.
Alors qu'on est juste au début du printemps, les prix du ciment à l'est du pays, comparés à ceux enregistrés durant la même période de l'année passée, ont atteint des pics.
La tendance s'accentuera les jours à venir car, historiquement, c'est durant l'été que le prix de cette matière essentielle dans le secteur du bâtiment flambe. De Constantine à Biskra, de Annaba à Skikda en passant par El Tarf, le sac sur le marché parallèle n'est pas cédé au-dessous des 500 DA. Au niveau des cimenteries, on assure que la production, corrigée par les stocks de sécurité, n'a pas diminué au point de peser sur le volume de l'offre sur le marché aussi bien formel que parallèle.
Le seul cas de chute de la production a été enregistré, nous dit-on, en début du mois en cours au niveau de la cimenterie de Hdjar Essoud, qui approvisionne les cinq wilayas de l'est que sont
El Tarf, Annaba, Guelma, Souk-Ahras et Skikda. Du coup, ce sont les spéculateurs qui sont montrés du doigt et accusés d'être à l'origine de ce dysfonctionnement.
Dans la localité d'El Tarf, à l'extrême est du pays, le prix du sac de ciment a atteint les 600 DA.
En plus de la demande qui découle de la relance des chantiers du BTP avec les premières améliorations climatiques, le ciment est devenu un autre produit de “nomenclature” de la contre- bande vers la Tunisie.
Pour une question de prix et de qualité, le ciment algérien est très demandé par nos voisins de l'autre côté de la frontière. Un engouement devenu de plus en plus pressant avec le lancement par le gouvernement tunisien de programmes spéciaux de développement et d'amélioration sociaux au profit des populations frontalières.
Cette année, même Biskra, une région plus ou moins épargnée par le passé par le phénomène, vient de subir les effets de cette hausse des prix. Le sac est cédé, pour la première fois, entre 450 et 500 DA.
Selon plusieurs entrepreneurs locaux, deux facteurs on favorisé cette situation.
À la reprise des chantiers, ils ajoutent la diminution de la quantité mise sur le marché par la cimenterie de Aïn Touta.
Selon nos interlocuteurs, l'unité de Biskra est de moins en moins approvisionnée en quantité par rapport aux années précédentes. Des entrepreneurs parlent même de revue à la baisse des quantités de ciment livrées par les unités de Aïn Touta et de Biskra par rapport aux fiches techniques des maîtres d'oeuvres et des bureaux d'études.
La mesure semble être dictée par le souci des responsables de corriger la sur-évaluation des besoins en ciment des projets par certains ingénieurs. Résultat, des entrepreneurs, de plus en plus nombreux, recourent au marché parallèle pour s'approvisionner de la différence. Ainsi, en plus du fait que certains entrepreneurs n'injectent plus leurs excédents, s'il existe, sur le marché parallèle, ce dernier est massivement sollicité par la demande de leurs collègues qui voient les livraisons du marché officiel loin de répondre aux besoins réels de leurs chantiers.
L'offre dépassant la demande, la main invisible du marché n'a fait que tirer, vers le haut l'indice de la mercuriale. Il en ressort qu'à Biskra, en cherchant à lutter contre le matché parallèle, on a créé l'inverse.
Le marché parallèle du ciment est une réalité qui a toujours existé en Algérie. Si à un certain niveau des tarifs, ce marché permet à la machine du BTP de ne pas ralentir, dépassé un certain seuil, il peut causer le refroidissement de ce moteur de développement socio-économique.
Pour certains projets, les plus petits et exécutés dans les régions enclavées, la marge commerciale des entrepreneurs se résume à la seule la plus-value de cession du surplus des matériaux de construction livrés, notamment le ciment, par rapport aux besoins réels.
Du coup, en période de crise, ces entrepreneurs se retrouvent devant deux solutions. La première est de tricher sur la qualité du béton pour dégager du bénéfice, ce qui est possible car le contrôle des éprouvettes pour le carottage n'est pas une opération inopinée et le béton destiné aux laboratoires de contrôle de la qualité est dosé spécialement pour l'opération et non un échantillon tiré du mélange quotidien.
La seconde est de retarder la livraison des chantiers ou carrément d'abandonner leurs chantiers. Enfin, depuis des années déjà, le marché informel algérien, y compris celui du ciment, est en train de s'unifier. Quand il y a un déficit dans une région, les spéculateurs recourent à l'offre disponible dans d'autres régions, augmentant, ainsi, l'étendue du déséquilibre et de la poussée inflationniste qui en résulte.
Mourad K.


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