La balance dans la prise de la décision présidentielle aurait ainsi penché pour leur maintien, pour un certain temps encore, vu les grands projets lancés mais qui ne sont pas encore achevés. Le gouvernement prend un nouveau départ avec un attelage bien particulier. Le duo Ouyahia-Zerhouni pourrait bien dégripper une machine bloquée par l'immobilisme. Il s'agira de renforcer un axe de décision qui manquait jusque-là à un Exécutif suspendu au signal du président de la République. C'est également un aspect positif pour la discipline gouvernementale qui doit retrouver son sens avec plus de cohésion dans la démarche surtout que des ministres se sont distingués, ces derniers temps, par des déclarations contradictoires sur des dossiers d'importance nationale à l'exemple de l'utilisation des réserves de changes ou de la vente de Djezzy. Le remaniement opéré, vendredi soir, par le chef de l'Etat, ne serait que le début annonciateur d'un processus. Des ministres ont été éjectés pour les raisons que l'on connaît et d'autres ont obtenu des sursis, alors qu'ils étaient annoncés partants soit pour des motifs de mauvaise gestion ayant comme conséquence la déstabilisation du climat social, soit pour des ennuis de santé. La balance dans la prise de la décision présidentielle aurait ainsi penché pour leur maintien, pour un certain temps encore, vu les grands projets lancés mais qui ne sont pas encore achevés. On peut citer des secteurs comme celui des travaux publics touchés par les scandales financiers ou celui des transports qui accuse un énorme retard. Sur le plan social, il n'est pas sûr que la permutation opérée à la solidarité et à la santé puisse apporter des solutions aux problèmes. En attendant d'autres changements, le duo Ouyahia-Zerhouni aura pour mission principale de poursuivre l'exécution des plans de développement en exigeant des responsables un peu plus de rigueur dans la gestion des deniers publics surtout que le Président a débloqué un budget colossal de 286 milliards de dollars pour le quinquennat 2010-2014. Il s'agit d'une énorme responsabilité pour le gouvernement dont la tâche sera de contrôler l'utilisation de cette manne surtout que l'affaire Sonatrach n'a pas encore livré tous ses secrets.