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Brûlures de l'âme 28eme partie
Publié dans Liberté le 30 - 01 - 2012

Résumé : Nazim refuse de recevoir famille ou amis. Il préfère sa solitude. Le Dr Lyès lui reproche cet état de fait, mais le jeune homme lui rétorque que lui-même semble avoir adopté cette solitude. Touché par cette sollicitude, le médecin tente d'argumenter sa situation. Nazim n'est pas convaincu de la réponse.
On était au printemps et le temps était très doux.
La clinique ne désemplissait pas. Nazim avait eu l'occasion de rencontrer à son tour des cas désespérés. Des cas qui, comme lui, venaient demander de l'aide. Il était ému parfois jusqu'aux larmes devant des situations qui le laissaient perplexe.
Ces “mutilés” voyait le docteur Lyès comme un dieu. Ils venaient souvent le supplier de leur venir en aide et mettre fin à leur calvaire. Des hommes, des femmes et même des enfants sont quotidiennement reçus par le chirurgien qui tente par tous les moyens de leur redonner confiance et espoir.
Nazim admirait davantage le sang-froid du médecin et son assurance devant ces cas.
L'homme dont le cœur saignait (Nazim n'en doutait plus) remettait le compteur à zéro et recommençait avec son patient une nouvelle partie.
Une partie longue et souvent interminable. Le gagnant repartait tout de même avec le cœur plus léger. Les cicatrices de l'âme sont toujours les plus délicates, et c'est là que tout commence.
Les patients de luxe (comme on les appelait ici) sont, par contre, ceux qui viennent juste pour récupérer. Ces gens de la haute société, riches comme Crésus, se font programmer une fois par an pour une période de repos de plusieurs jours, et en profitaient pour montrer leurs petits “bobos” au médecin. Ce dernier procédait alors à des liftings ou à des séances de “rajeunissement” pour effacer des rides, remodeler un visage, couper les peaux disgracieuses, implanter des cheveux, refaire une poitrine ou ôter des kilos de graisses enfouis sous les muscles les plus exposés.
Les femmes en particulier sollicitent souvent les services de la clinique, et la plupart préfèrent se confier directement au docteur Lyès, qu'elles considèrent comme leur sauveur.
Pourtant, il y avait d'autres praticiens dans la clinique, qui n'avaient rien à envier au docteur Lyès. Mais tel un ange bienfaiteur, le docteur Lyès est adulé et souvent préféré aux autres, ce qui explique le nombre grandissant de ses rendez-vous quotidiens.
Nazim savait aussi que la plupart de ces femmes étaient un peu entichées de ce chirurgien aux mains d'or. Mais rien ne pouvait ébranler l'homme. On dirait qu'il avait enterré ses sentiments et ses émotions depuis le décès de sa femme. Le jeune homme comprenait parfaitement son médecin sur ce plan. Un tel amour de jeunesse ne pouvait s'oublier facilement. Ah ! Que la vie est compliquée parfois !
(À suivre)
Y. H.


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