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Louisa 60e partie
Publié dans Liberté le 27 - 06 - 2012

Résumé : Louisa était plus ou moins rassurée depuis que son mari l'avait appelée pour lui annoncer qu'il était arrivé sain et sauf à sa destination. La semaine passe rapidement. Kamel allait rentrer. Louisa entame le nettoyage de la maison et laisse son esprit vagabonder. La sonnerie du téléphone la tire de ses méditations...
J'avais le souffle court et les yeux exorbités. Ma logeuse me tire par le bras :
- Que se passe-t-il ?
- Je... je ne sais pas. On vient de m'appeler du commissariat... Je...
- Du commissariat... ? Pourquoi donc ?
- Je ne sais pas...
Je tente de me dégager pour courir en avant, mais elle me retient encore :
- Attends un moment, je vais t'accompagner.
Elle court chercher ses affaires, et me prend la main :
- Ne t'inquiète pas Louisa... Tout ira bien...
Peut-être qu'il ne s'agit que d'un contrôle routinier d'identité.
Mon mauvais pressentiment remonte à la surface. Les pulsations de mon cœur augmentaient de seconde en seconde. Mon Dieu ! Mon Dieu faites qu'il ne soit rien arrivé à mon mari... Je n'ai personne que lui pour m'aimer et me protéger... Mon Dieu ! Mon Dieu, faites que ce ne soit qu'une erreur... Mon Dieu...
Je ne cessais de prier le long de l'itinéraire qui menait vers le commissariat.
Mon cœur cessa de battre à la vue de deux femmes qui pleuraient à chaudes larmes... Je reconnaissais d'emblée la femme de Marcel et l'autre n'était sans aucun doute que la femme de Marc.
Elles me regardèrent avant de redoubler leurs larmes. Je me retourne vers Mme Olivier qui me serre le bras avant de chuchoter :
- Viens allons tout d'abord voir le commissaire.
Nous fûmes introduites dans un bureau aux murs gris et à la lumière jaunâtre. Derrière un petit bureau se tenait un homme de forte corpulence qui se leva à notre vue.
- Bonjour Mesdames, je suis le commissaire Durant... vous êtes....
Mme olivier le devance :
- Je suis Mme Olivier, et elle est la jeune femme de Kamel...
- Ah ! Je vous prie de vous asseoir s'il vous plait...
- Où est mon mari ? m'ecriais-je. Pourquoi m'avez-vous demandé de me présenter au commissariat ? Un malheur est arrivé ?
Le commissaire me dévisage d'un air triste avant d'annoncer :
- Je suis navré pour vous ma jeune dame... Je n'aime pas trop annoncer les mauvaises nouvelles, mais je me vois dans l'obligation de vous apprendre que votre mari a eu un accident... Un terrible accident de la route.
Je porte la main à ma bouche d'où un long cri s'est échappé :
- Non... non... vous faites sûrement erreur... C'est une mauvaise plaisanterie.
M. Durant s'approche de moi et mit sa main sur mon épaule :
- J'aurais voulu que ce soit une mauvaise plaisanterie ma petite dame... Hélas non ! Votre mari et ses deux collègues viennent de trouver la mort dans un accident de la circulation à l'entrée de Paris.
Je sentis la terre se dérober sous mes pieds, puis je sombre dans un profond trou noir.
Je ne repris connaissance qu'à la nuit tombée... Un médecin était à mon chevet. Mme Olivier, qui pleurait dans un coin de la chambre, me rappela tout de suite la tragédie de l'accident. Je tente alors de me lever, mais le médecin me retint :
- Non madame... pas encore... Vous êtes trop faible pour vous lever.
Je regarde autour de moi. La chambre était plongée dans la pénombre... Il faisait sûrement nuit. Des voix provenaient du salon. Mes beaux parents étaient là. La porte s'entrouvrit. Sophie ! Je tendis les bras vers ma belle-sœur et elle court pour me serrer dans ses bras :
- Oh Louisa... Quel malheur !
Je ne pu rien dire. J'étais comme paralysée... comme hypnotisée. Que m'arrive-t-il ? Mon mari vient de mourir, et je restais là, inerte, incapable de réagir. En dehors du premier moment d'émotion où j'avais perdu connaissance, je ne pouvais ni pleurer, ni crier, ni penser ni même bouger... J'étais muette et inerte... !
Malek et mon beau-père récupérèrent le corps de Kamel, et nous nous apprêtions à partir au bled où auront lieu les obsèques.
Nous prîmes le train, puis le bateau. Je me remémore alors les paroles de mon mari et notre récent projet de passer des vacances au village. Nous étions certains alors que ce voyage sera différent des autres. C'était le cas. Je rentrais avec le cercueil de mon mari, et ce sera pour lui comme pour moi le dernier voyage.
Au village, mes parents me reçurent avec beaucoup de tristesse et de chagrin. La maison de mes beaux parents et la mienne ne désemplissaient pas pendant des jours. Kamel était un gentil garçon. Un homme aimé et respecté. Des gens évoquèrent son souvenir avec beaucoup de regrets.
On enterra mon mari, et on m'enterra ! Je sombrais dans un profond état dépressif. On tenta de me réconforter et de m'encourager à reprendre goût à la vie. Peine perdu. Ma vie s'est arrêtée à la minute même où mon mari était mort. Je ne savais plus s'il faisait jour ou nuit, à quelle saison ou quelle heure on était, depuis combien de temps j'étais au village... etc.
(À suivre)
Y. H.


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