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Azad 63e partie
Publié dans Liberté le 20 - 05 - 2013

Résumé : Hadjira est émue. Azad lui dévoile une facette de son passé qu'elle ne soupçonnait pas encore. Elle comprit qu'il avait souffert le martyre dans son enfance et tente de le consoler... La conversation bifurqua cependant au sujet de leur première rencontre fortuite dans l'ascenseur, puis au jour où Hadjira pourchassait une souris dans son appartement. Azad reprendra ensuite son récit : son père venait d'épouser Zahia.
Je ne pouvais imaginer une autre maman que la mienne, et celle-ci était, non seulement, méchante et arrogante, mais mentait et jouait à la malheureuse devant mon père et tous les gens qui venaient à la maison afin de susciter leur pitié. J'étais le mauvais garnement... Un intrus dans son bonheur... Elle ne cessait de répéter à qui voulait l'entendre que je lui faisais de la peine et qu'elle voulait réellement être une seconde maman pour moi, mais que j'étais celui qui ne voulait rien savoir... J'étais le petit diable, indiscipliné et trop gâté, qui méritait plutôt des corrections de la part de mon père. Et ce dernier ne ratait jamais une occasion pour montrer son autorité envers moi et me battre à tout bout de champ et pour n'importe quel subterfuge.
A maintes reprises, il m'enfermera dans ma chambre des journées entières sans nourriture ni eau. Dans de tels moments, je ne cessais de pleurer ma maman. Un jour, Zahia m'entendit. Elle vint me retrouver pour me dire de sa voix rauque : “Ta mère est partie... Elle est partie pour ne plus revenir... Tu ne la reverras plus jamais..."
Cette phrase débitée haineusement par ma belle-mère me marqua à jamais.
Plus je grandissais, plus je comprenais.
Je venais de terminer mon cycle primaire. Mon père, loin de se réjouir de mes bonnes notes, n'y alla pas par quatre chemins pour m'inscrire dans un CEM-Lycée afin que je sois dans un internat. Il ne voulait pas contrarier sa femme qui attendait un bébé, et m'éloigna sciemment de la maison.
Je me retrouvais loin de chez moi, dans une ville inconnue et entouré de gens que je n'avais jamais vus.
Mais j'étais conscient de la réalité. Je ne pouvais plus rien attendre de mon père.
Néanmoins, je me sentais plus léger et même plus heureux d'être loin de mon père et de ma marâtre. J'étais tellement traumatisé par leur comportement envers moi que cet éloignement s'avéra plutôt bénéfique pour ma personnalité.
Je nouais des amitiés avec mes camarades de classe, dont quelques-uns étaient comme moi, des internes. Par mes bonnes notes, je me rapprochais davantage de mes enseignants, qui me prodiguèrent conseils et leçons, et m'aidèrent tout au long de mon cursus scolaire jusqu'en terminale.
Je me suis entre-temps découvert une passion pour la lecture et je passais de longues heures dans la bibliothèque du lycée.
Au bout de quelques années, je devins la mascotte de l'école. J'étais l'élève sur qui on pouvait compter lors des concours scolaires et des inter-écoles, comme j'étais aussi l'ami des petits cancres que j'aidais de mon mieux à assimiler leurs leçons et à faire leurs devoirs.
J'appréhendais tout de même l'approche des vacances. A chaque fois que je devais rentrer chez moi, mes peurs me reprenaient. Cette idée m'offusquait. Je passais des nuits blanches, les tripes nouées et l'esprit instable, à échafauder des plans, afin d'échapper à ce retour à la torture.
Cependant, au bout de la première année, mon père s'arrangera avec ses parents afin que je puisse passer les jours fériés et mes vacances chez eux.
Cet arrangement me convenait, d'autant plus que mon grand-père paternel, qui se faisait vieux et souffrait de rhumatismes, me recevait avec plaisir. J'étais celui qui l'aidait à marcher, qui l'accompagnait à la mosquée ou au jardin, lui achetait son journal et son tabac et lui lisait son courrier.
Je devenais ainsi le petit missionnaire, qui faisait les courses, arrosait le jardin, tenait compagnie à ma grand-mère ou portait son panier lorsqu'elle se rendait au marché.
Et ce sera ainsi durant de longues années.
De mon père, je ne gardais qu'un vague souvenir. De temps à autre, il rendait visite à ses parents et ramenait la petite Katia avec lui. Jamais, il n'avait osé se faire accompagner par Zahia, que mes grands-parents détestaient ouvertement.
J'étais toujours heureux de retrouver ma petite sœur. Je l'emmenais au jardin, jouais avec elle, lui confectionnais des guirlandes, ou lui achetais des confiseries.
Elle, de son côté, s'attacha à moi et pleurait à chaque fois qu'elle devait me quitter pour rentrer à la maison.
Je ne savais pas que cette vie calme et sereine allait prendre fin avec le décès de mon grand-père puis de ma grand-mère. L'un après l'autre, ils quittèrent ce monde ingrat pour rejoindre ma mère dans l'au-delà. Je les pleurais amèrement. J'étais presque un adulte certes, mais ils me manquèrent terriblement. Ils s'étaient substitués à mes parents et m'avaient aimé plus que leur propre fils.
J'étais anéanti. Encore une fois, la mort me montrait le visage hideux de la vie. Encore une fois, je me retrouvais orphelin.
(À suivre)
Y. H.
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