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Boukrouh : “Pas d'augmentation de la baguette de pain”
Démenti du ministre du commerce
Publié dans Liberté le 07 - 07 - 2004

Le premier responsable du secteur soutient que le prix de ce produit incontournable dans le couffin de la ménagère est dix fois plus cher en Europe.
“Je tiens à affirmer, au nom du gouvernement, qu'aucune hausse du prix du pain n'est envisagée. Cette question n'est pas en discussion et même pas à l'ordre du jour au gouvernement.” C'est ce qu'a déclaré, lundi dernier, le ministre du Commerce, M. Boukrouh, à la chaîne de télévision Canal-Algérie. Même si le prix du pain est 10 fois moins cher en Algérie en comparaison aux pays européens, il n'en demeure pas moins, avoue-t-il, que l'Etat continue à soutenir ce bien de consommation pour maintenir le pouvoir d'achat du citoyen.
Pour cette année, du moins, précise M. Boukrouh, l'augmentation du prix du pain n'interviendra pas. Toutefois, les tarifs actuels, qui n'ont pas bougé depuis 8 années, ne peuvent pas être maintenus à ce niveau éternellement. Car, explique-t-il, il y a des facteurs qui dépassent la volonté des pouvoirs publics. Le ministre est revenu largement sur le processus d'adhésion de l'Algérie à l'OMC. “Il n'y a aucun obstacle pour notre accession à l'OMC”, affirme-t-il. M. Boukrouh a précisé que l'adhésion se fonde sur des négociations dures et fermes dans le but de défendre au mieux les intérêts du pays.
La délégation chargée de cette mission a discuté des offres tarifaires, c'est-à-dire de produits industriels et agricoles et ceux, notamment, de la pêche. Maintenant, explique le ministre, il a été abordé le dossier des services. Il dira à ce propos que l'Algérie a ouvert ce secteur d'une manière unilatérale sans rapport avec la négociation. L'Algérie a, argue-t-il, ouvert le secteur des banques après la promulgation de loi sur la monnaie et le crédit en 1990. Cette fois-ci, à Genève, l'équipe de négociateurs a proposé une quatrième offre en matière de services.
Dans les précédents rounds, il a été proposé 7 secteurs sur les 11 et 160 sous-secteurs que contient la nomenclature de l'OMC. “Cette fois, nous sommes passés à 11 secteurs sur 11. Sur les 160 sous-secteurs, nous avons proposé 101”, soulignera-t-il. “Nous sommes tout à fait à l'aise sur la question de l'accord général sur le commerce et les services (AGCS)”, ajoutera-t-il encore. L'offre de l'Algérie a été appréciée à sa juste valeur et reconnue comme étant très proche des standards d'accession. Il y a, cependant, des secteurs pour lesquels les membres de la délégation ont proclamé la non-proposition à l'ouverture, tels que l'audiovisuel. “C'est notre droit”, dira M. Boukrouh. “Nous avons proposé à l'ouverture du secteur des services à des proportions très larges. Nous pensons que c'est une offre qui peut encore être discutée. Mais il y a aussi des lignes rouges que notre pays compte défendre. Les mandats, dont les négociateurs sont investis, indiquent que le régime des changes ne doit pas être changé. Cela n'a rien à voir avec les tarifs de réalisation de l'activité bancaire et financière. Dans notre pays, il y a des banques étrangères et les investisseurs nationaux peuvent créer leurs banques et établissements financiers”, tient à expliquer le ministre.
Concernant les offres tarifaires, l'Algérie a proposé jusque-là des niveaux de droits de douane plus élevés que ceux qui sont en vigueur dans notre pays. “Maintenant, nous sommes au stade final de notre accession, nous devons offrir ce que donne le tarif douanier algérien. Nous devons développer une politique de défense de la protection maximale des produits fabriqués localement. Il s'agit en fait de cibler les produits sensibles et dont dépendent des postes d'emplois”, déclare-t-il tout en précisant que sur les 2 600 lignes tarifaires que considèrent le tarif douanier, l'économie nationale n'en produit que 1 600. “Il ne faut pas faire, néanmoins, du “donquichottisme” pour appliquer des droits de douanes élevés à des produits qui ne sont pas fabriqués en Algérie, car ils ne sont pas concurrentiels pour le pays. Notre politique est de ramener les pays membres à des négociations bilatérales pour identifier leurs centres d'intérêts, quels sont les produits qui les intéressent, à quel niveau de protection ils voudraient avoir à faire… Ensuite, nous entamerons les négociations et nous essayerons de trouver des compromis nécessaires”, explique-t-il.
Le ministre refuse de parler de démantèlement tarifaire car, pour lui, il ne s'agit pas d'un accord de libre échange tel que celui signé avec l'UE, mais d'une consolidation, d'une définition d'un droit de douane qui restera éternellement pour lequel l'Algérie peut faire des concessions en le révisant à la baisse, mais jamais à la hausse. Abordant le volet de la contrebande, du secteur informel, de la minoration des déclarations en douanes, il dira que les réformes engagées actuellement feront disparaître ces fléaux.
Pour cela, il faut, selon lui, une politique d'assainissement, de facilitations, de débureaucratisation, d'assouplissement et de flexibilité qui mettront un terme aux raisons qui poussent les gens vers l'informel. Quant au retard accusé dans l'adhésion à l'OMC, il dira que l'Algérie a raté la chance de le faire gratuitement depuis 1987 au temps du GATT à cause de la doctrine qui prévalait à l'époque dans le pays.
B. K.


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