La direction des transports de la wilaya (DTW) est pour ainsi dire complice de ces infractions, car elle ne joue nullement son rôle de contrôle. Le décret exécutif n°16-82, portant réglementation du transport par taxi, n'est toujours pas appliqué, du moins dans la wilaya de Bouira, où les chauffeurs de taxi continuent à imposer leur diktat aux citoyens. Ces derniers sont, en effet, "otages" des taxieurs qui n'hésitent pas à bafouer systématiquement la réglementation en vigueur en pratiquant des prix exorbitants et n'ayant aucun respect pour leur clientèle. Ainsi, pour parcourir une dizaine de kilomètres, l'addition peut s'avérer très salée. À titre d'exemple, le prix d'une course Bouira-Haizer, à 13 km l'une de l'autre, est fixé à 300 DA, voire à 400 aux heures de pointe. Or cette tarification est réglementée à 20 DA/par km. Plus grave encore, certains chauffeurs de taxi usent parfois de manières très discourtoises, pour ne pas dire grossières à l'égard de leur clientèle. Ils s'arrêtent où ils veulent, ils rechignent à aller vers une destination alors qu'elle est inscrite dans leur feuille de route. Pourtant dans ledit décret, il est clairement stipulé qu'il est interdit au conducteur de refuser ou de choisir ses courses lorsqu'il est libre, de faire usage des moyens audio ou audiovisuel sans l'assentiment des clients, de fumer à bord du véhicule. Aussi, afficher sur son véhicule les tarifs en vigueur et les respecter. Toujours dans le chapitre des infractions commises par ces "professionnels" du transport comme ils aiment se définir, on citera l'apparence vestimentaire. À Bouira, comme partout ailleurs, certains taxieurs conduisent en claquettes et en survêtement ou dans des tenues que la décence proscrit. Or, si la réglementation était appliquée, ces chauffeurs doivent porter une tenue vestimentaire appropriée. La direction des transports de la wilaya (DTW) est pour ainsi dire complice de ces infractions, car elle ne joue nullement son rôle de contrôle. D'ailleurs, certains chauffeurs de taxi avouent clairement que les contrôleurs de la DTW ne peuvent rien leur faire, au grand dam des usagers.