Le jeu de la "Baleine bleue" a fait quatre nouvelles victimes à Alger. Ce jeu mortifère a encore sévi en milieu scolaire et a touché quatre lycéens, dont deux élèves au lycée Mexico de Draria, un lycéen à Douéra et une jeune collégienne dans la localité d'Aïn Benian. Selon nos sources, les deux lycéens de Draria ont été débusqués à l'intérieur de l'établissement scolaire. Ils avaient des signes d'anxiété et portaient des tatouages de la Baleine bleue sur leurs bras. Des démarches ont été entreprises par la direction de ce lycée en concertation avec les parents des victimes, alors qu'une enquête a été ouverte par la Police judiciaire. Idem à Douéra où le lycéen en question avait un tatouage à l'effigie de ce jeu macabre. Enfin, à Aïn Benian, la collégienne mise en cause par ce tatouage a été évacuée de son établissement scolaire vers l'hôpital local où elle a été prise en charge. Il faut savoir que plusieurs enquêtes ont été ouvertes dans la capitale, d'autant que la sûreté de la wilaya d'Alger a lancé une vaste opération de sensibilisation à travers les 13 circonscriptions. À Mostaganem, un jeune adolescent a été sauvé in extremis de la mort dans la commune de Nekmaria et transféré à l'hôpital psychiatrique de Tigditt Mostaganem, avons-nous appris, jeudi, du chargé de communication de la Protection civile. Le jeune lycéen avait pratiqué le jeu de la Baleine bleue et en était au 49e défi qui en compte 50. Une autre victime du jeu a été signalée, hier, à Bouira, et plus précisément dans la commune d'Aïn Laâloui. Il s'agit d'une adolescente âgée de 14 ans qui a été hospitalisée à l'hôpital d'Aïn Bessam après que son entourage a constaté qu'elle s'était tatoué une baleine sur l'avant-bras gauche. Selon le docteur Noureddine Elafi, le médecin ayant pris en charge la victime, cette dernière lui aurait confié avoir reçu des menaces de mort de la part des administrateurs de ce jeu. "La victime a été admise aujourd'hui (hier, ndlr) au sein de notre établissement et elle m'a indiqué qu'elle avait reçu des menaces de mort à trois reprises si elle ne relevait pas les défis de ce jeu", a-t-il fait savoir. Toujours selon notre interlocuteur qui se réfère au témoignage de la famille de la victime, cette dernière ne dispose pas d'un smartphone et encore moins d'un PC, elle a entamé ce jeu au domicile de sa copine. D'après le Dr Elafi, ce nouveau cas est relativement "étrange", car la victime ne présentait pas de séquelles psychologiques. "Contrairement aux autres victimes que j'ai eu à examiner, cette adolescente prenait les choses à la légère et ne semblait pas se rendre compte de la gravité de la situation", a-t-il affirmé. Pour rappel, trois autres victimes de ce jeu morbide ont été sauvées in extremis, jeudi dernier, et ont été admises à l'hôpital d'Aïn Bessem, où elles ont été prises en charge par une équipe de psychologues. "Nos services ont sauvé de justesse deux enfants du suicide", a affirmé, hier, en fin d'après-midi, à la presse, Ali Badaoui, chef de la sûreté de la wilaya de Boumerdès. Il s'agit de deux élèves des communes de Corso et de Boudouaou solarisés tous les deux au cycle moyen, lesquels ont atteint un stade avancé de ce jeu diabolique avant que leurs parents en prennent conscience. F. Belgacem/M. Salah/R. B./Nasser Zerrouki